09/02/2026
C'est le cœur lourd, et la tête lourde, que je vous écris aujourd'hui. Je n'ai pas été capable de le faire jusque là tant c'était douloureux. Je savais que je ne serais pas parvenue au bout de ces lignes sans pleurer à chaque mot écrit qui m'arrache le cœur.
Ce mardi 3 février 2026, Lagun s'en est allé rejoindre Socrate et Xakur au paradis des poilus. Ce fut un choc, nous sommes dévastés et je ne m'attarderai pas à expliquer les circonstances particulières qui se sont enchaînées jusqu'à sa mort.
Lagun, mon petit coeur, mon doudou roudoudou, celui qui aura bousculé toutes nos certitudes, qui nous aura remis perpétuellement en question, nous aura poussé dans nos derniers retranchements, nous aura fait évoluer sans cesse pour essayer d'être les meilleurs gardiens. Ceux qui nous connaissent depuis son arrivée chez nous savent que tout a toujours été compliqué avec Lagun, les seules choses simples auront été son amour pour nous et notre amour pour lui. Et c'est d'ailleurs là l'essentiel. Je garderai à jamais dans mon coeur son fameux "regard d'amour" inimitable, dont il savait si bien nous envelopper, et si souvent! Je n'avais jamais connu cela et je ne sais pas si je le connaîtrai à nouveau. J'avais une connexion particulière avec Lagun, j'avais coutume de dire que je lisais dans sa tête et qu'il lisait dans la mienne. Souvent, un regard suffisait entre nous deux. Il était complexe, dur, têtu, n'aimais pas les bisous ni les câlins sauf quand il était disposé ou qu'il les réclamait (et là c'était quelque chose!), il était méfiant envers les autres et ne donnait sa confiance que parcimonieusement. Il était tellement intelligent, il inventait des jeux et faisait en sorte qu'on les comprenne, il avait plein de tocs, il adorait qu'on lui gratte les aisselles et qu'on lui frotte le museau le nez et le menton (je l'appelais frotte-museau ou frotte-toutou), il adorait se frotter les "ailes du nez" sur un coin de table basse, il ronflait en s'endormant et faisait plein de petits bruits avec sa bouche et son nez, tellement chou, il râlait, tellement souvent, il nous faisait des pokes, il nous faisait rire tous les jours, et il aimait son frère, Tiboy, malgré ses airs blas