Cap Melvan

Cap Melvan Faire renaître un bateau dans un projet solidaire

[ACORES 🇵🇹-> PORT-NAVALO 🇫🇷]Ça y est la boucle est bouclée, nous sommes bien arrivés à Port-Navalo Dimanche dernier !La ...
23/06/2023

[ACORES 🇵🇹-> PORT-NAVALO 🇫🇷]

Ça y est la boucle est bouclée, nous sommes bien arrivés à Port-Navalo Dimanche dernier !

La navigation s'est bien passée et nous avons pu bien avancer pendant une semaine grâce à un fort vent portant (provenant de derrière le bateau). Les 3 derniers jours nous sommes tombés dans des vents plus faibles qui ont même complètement disparu sur la fin : nous avons donc terminé au moteur, étant trop impatients d'arriver.

Cette traversée aura notamment été marquée par d'inattendus compagnons de voyage. En effet, nous serons accompagnés une semaine entière par un énorme banc de thons sous l'eau, et un vol de puffins cendrés au-dessus. Nos journées ont été agréablement distraites par la chasse à laquelle se livraient ces deux groupes : dès que les thons se mettaient à sauter dans tous les sens pour mettre la pagaille parmi les bancs de petits poissons, les puffins rappliquaient et tentaient de voler leurs proies au thons.
Les puffins ont d'ailleurs une drôle de façon de décoller : ils étendent leurs ailes face au vent comme un avion, et prennent de la vitesse en courant sur l'eau pour pouvoir décoller. Vous pouvez voir un puffin en pleine course sur une des photos.

Nous avons également croisé beaucoup de voiliers car nous étions nombreux à relier les Açores à la Bretagne ou à la Manche au même moment.

Et c'est donc Dimanche dernier que nous sommes arrivés, d'abord sur l'île de Houat où nous avons été rejoints par la famille de Guillaume, puis à Port-Navalo où nous attendaient les parents de Pascal.

Nous sommes très heureux d'avoir réussi ce tour de l'Atlantique et tenons à remercier une dernière fois tous ceux qui nous ont aidés à en venir à bout !

Merci à tous pour votre soutien et à bientôt !

Pascal, Philippe et Guillaume

[ACORES 🇵🇹]Et voilà notre dernière escale touche à sa fin : nous quittons l'archipel des Açores pour la Bretagne. Nous s...
07/06/2023

[ACORES 🇵🇹]

Et voilà notre dernière escale touche à sa fin : nous quittons l'archipel des Açores pour la Bretagne. Nous sommes passés par les île de Flores, Faial et Pico et ce ne sont pas les beaux paysages qui manquent.

Sur Flores, nous parvenons à réparer notre pilote automatique ainsi que notre ferrure d'étai : le bateau est prêt à reprendre la mer. Nous admirons également les magnifiques paysages de l'île : lacs volcaniques, cascades à n'en plus finir... On a l'impression de se promener en Auvergne tant les paysages sont verts. Nous y retrouvons plusieurs équipages français en fin de transat, malgré le faible nombre de voiliers suite à la destruction de la marina par un ouragan en 2019.

Sur Faial, nous découvrons Horta et les milliers de peintures laissées sur les quais par les équipages de passage. Tous se retrouvent au bar Peter's, dont les murs sont complètement recouverts des pavillons des voiliers passés au cours des années. A Horta se retrouvent la quasi-totalité des équipages en retour de transat, et on y parlent autant français, anglais ou néerlandais que portugais !
Nous prendrons également une journée pour visiter Faial et ses volcans à vélo, notamment la caldeira située au sommet de l'île.

Sur Pico, nous profitons d'un lever de soleil sur un magnifique mer de nuage au sommet du mont Pico (2351 m, sommet du Portugal), sans oublier de goûter le vin de l'île (vivement la France quand même) ainsi que ses fromages.

Après avoir respecté la tradition en laissant notre logo sur les quais d'Horta nous prenons le large direction Port-Navalo !

[LA GRANDE TRAVERSÉE](pour ceux qui n'auraient pas le courage de lire cette prose, sachez que pour l'essentiel nous n'av...
26/05/2023

[LA GRANDE TRAVERSÉE]

(pour ceux qui n'auraient pas le courage de lire cette prose, sachez que pour l'essentiel nous n'avons pas eu beaucoup de vent, que nous avons barré tout le temps et que nous avons fait un tas de rencontres très sympas !)

Ça y est l’Atlantique est à nouveau traversé, en 32 jours, et Melvan est amarré dans le port de Lajes das Flores, sur l’île de Flores dans l’archipel des Açores. Cette île est la plus occidentale des Açores, et donc la terre la plus à l’ouest de toute l’Europe. Nous y sommes arrivés lundi dernier.

Partis de Fort-de-France le 20 avril, nous mettons cap au nord pour suivre les vents dominants mais ceux-ci ne semblent pas vouloir se lever pour nous. Après nous être baignés avec un troupeau de globicéphales tropicaux, nous faisons donc escale pour une nuit au mouillage sur la côte ouest de Guadeloupe, à côté d’un autre Karaté 33 cabine arrière, sistership de Melvan ou presque.
Le lendemain après avoir discuté un peu avec l’équipage et, pour Philippe, après être descendu à terre à la nage pour pouvoir dire qu’il était venu en Guadeloupe, nous levons l’ancre car nous avons
finalement décidé de partir de toute façon, quitte à nous retrouver un peu dans la pétole au début.

Et c’est bien ce qui va se passer car après deux jours à glisser sous spi dans une petite brise de sud-est,
nous sommes encalminés dans une pétole qui va durer jusqu’au 1er mai. C’est à peine si quelques légères brises se lèvent et nous permettent d’avancer de quelques milles (environ 50 milles par jour...)

Mais cette période aura tout de même ses avantages car la gente maritime est d’avantage visible par calme plat et nombre de ses membres nous ont fait l’honneur de leur visite : dauphins
communs, daurades coryphènes, poissons inconnus dont certains sont tellement curieux qu’il faut les écarter à coups de palmes. Nous croisons également ce que nous croyons d’abord être des grands dauphins, mais nous les trouvons tout de même un peu mous et très réticents à s’approcher du bateau. Nous découvrirons à l’arrivée que c’étaient en fait des baleines à bec, une espèce apparemment peu observée qui vit surtout en profondeur.

Et bien sûr la palme revient aux baleines (7 vues et une entendue de nuit). Un jour en particulier nous en croisons deux (des rorquals communs) très occupées à migrer droit devant elles vers le Gulf
Stream. Nous sommes en pleine pétole et mettons au moteur mais nous ne parviendrons pas à les rattraper malgré les 4.5 nœuds affichés au loch. 3 autres de leurs congénères étaient visibles loin
devant elles. Cette semaine a donc été riche en baignades autour du bateau avec tout ce petit monde.
Nous pêchons également nos deux seules prises de la traversée : une bonite et une daurade coryphène.

Mais un petit évènement va perturber ce début prometteur : le pilote automatique commence à faire des siennes et après moulte démontage graissage remontage on conclut que ce sont les
charbons du moteur électrique les responsables : ils sont complètement bouffés et le contact est donc discontinu. A partir du 27 avril il y aura donc toujours quelqu’un à la barre, jusqu’aux Açores. Ça tombe bien on avait peur de s’ennuyer ça ne sera plus possible maintenant...

A partir du 1er mai le vent se lève enfin du sud-est et nous filons au travers cap au nord-est. Dans notre hâte à barre enfin tous les records nous déchirons notre 2ème spi, plus de spi donc jusqu’à
l’arrivée. Mais le 4 mai le vent baisse à nouveau. Malheureusement la mer reste agitée et les voiles commencent à claquer sous l’effet du roulis. Nous installons donc un bout prolongé d’une chambre à
air pour remplacer l’écoute de grand-voile et amortir les chocs subis par le vis de mulet (liaison entre la bôme et le mât). Le système marche bien et c’est heureux car il va beaucoup servir pendant cette transat dont le maître mot est "petit temps". Deux autres changements par rapport aux précédentes traversées : nous croisons un nombre important de voiliers (preuve que nous sommes sur la bonne route, ouf) et surtout de déchets plus ou moins gros, dont une énorme citerne en métal que nous
n’aurions pas aimé taper de nuit.

Le 7 mai : première physalie/galère portugaise qui longe le bateau au moment ou Philippe va se mettre à l’eau pour aller jouer avec des dauphins. A partir de ce moment elles seront de plus en plus
nombreuses jusqu’aux Açores, nous en voyons parfois plusieurs dizaines par heure. Si vous ne connaissez pas ces charmantes bêtes un peu de documentation vous persuadera que nous ne voulions
pas trop nous y frotter...

Compagnie plus agréable : les oiseaux qui sont toujours aussi nombreux. Bien sûr les fous et les pétrels nous font toujours des démonstrations de rase-vagues, mais nous croisons également
plusieurs paille-en-queue qui n’ont visiblement rien à faire si loin au large et tentent à chaque fois de se poser à bord, sans succès. Le 14 mai un oiseau terrestre ressemblant à un coucou réussira à se
percher sur l’échelle de bain et nous le recueillons à bord. Il repartira le lendemain après s’être désaltéré. En nous approchant des Açores nous sommes survolés par des oiseaux inconnus de plus en plus nombreux, dont nous saurons à l’arrivée qu’il s’agissait de puffins cendrés. Ils sont souvent accompagnés de dauphins (sûrement des dauphins "bleu et blanc").

Le 10 mai, le frigo est de plus en plus vide et cela va avoir un effet sur les batteries : en effet une alarme sonne pour nous prévenir que la tension de celles-ci est trop haute ! C’est un comble après
tant d’efforts pour réduire notre consommation et augmenter la production des panneaux solaires. Nous avions en effet modifié les branchements de ceux-ci un peu après le départ pour les mettre en
série car les batteries ne chargeaient pas assez vite. Désormais nous n’auront souvent qu’un panneau vers le soleil voire aucun des deux.

A mesure que les vivres frais s’épuisent, nous compensons avec des montagnes de crêpes et des faijão rapportés du Brésil. Les Dimanches sont marqués par le traditionnel tiramisu.

A partir du 11 mai le vent reprend sérieusement du SSO et nous faisons enfin des moyennes respectables (record de la traversée : 153 milles) Le 12 mai nous apercevons notre dernière baleine, bien visible à 30 m du bateau. Nous passons également la barre des 1000 milles nautiques avant l’arrivée, arrivée que nous pensions tout d’abord à São Miguel. A partir de ce jour là la température va sérieusement diminuer ce qui va nous changer la vie : finies les nuits passées à transpirer dans la cabine, nous sortons désormais les sacs de couchage et les vestes de quart. Enfin un climat normal. Les jours suivant vont se passer à gratter des milles dans la
pétole en mangeant des crêpes (cacao sucre beurre) entre deux ti-punchs.

Le 15 mai le vent baisse à nouveau, jusqu’au 19 où il se relèvera définitivement, mais de face. Nous décidons donc d’aller à Horta sur Faial, plus proche. Mais le 20 la ferrure de tête de mât à laquelle
est accroché l’étai, cette même ferrure que nous avions réparée en Guyane, casse dans un virement de bord. Après avoir assuré le mât on repart donc sous voilure réduite (2 ris et trinquette), non pas pour Faial mais pour Flores. En effet nous n’avons désormais plus le choix il nous faut rallier l’île la plus proche car notre réserve de gasoil est limitée. Il nous faudra même nous approcher de Flores pendant 24h à la voile avant de pouvoir mettre au moteur sans risquer de se retrouver à sec de carburant. Nous arrivons enfin à Flores, dans le port de Lajes das Flores, le lundi 22 mai au soir. La jetée à l’entrée du port ainsi que la marina ont été détruits par un ouragan en 2019, les bateaux doivent donc s’amarrer aux jetées et sont en nombre limité. L’accueil des locaux est très sympa, notamment au bar O’Trancador, et les équipages français sont très nombreux. Nous avons commencé à visiter l’île et nous
partons bientôt pour Horta après avoir remis le bateau en état.

A très vite pour les nouvelles de notre escale avant la dernière traversée pour Port-Navalo !

Guillaume, Philippe et Pascal

[MARTINIQUE]Nous voici prêts à larguer les amarres direction les Açores pour notre plus longue traversée (1 mois environ...
20/04/2023

[MARTINIQUE]

Nous voici prêts à larguer les amarres direction les Açores pour notre plus longue traversée (1 mois environ) : notre escale en Martinique fut riche en randonnées mais aussi en préparatifs sur le bateau.

Nous avons pu explorer les cascades de l'île (Gorges de l'Alma), la savane des pétrifications, les falaises couvertes de jungle du nord de l'île, la presque-île de la Caravelle et bien sûr les principales distilleries !

Fait marquant de notre séjour : un baleineau de 6 m nous rend visite au mouillage en tournant autour du bateau et nous nous baignons avec lui pendant 1/4h en le regardant tâter la coque de Melvan du bout de son nez.

Après avoir embarquer 400 L d'eau douce et un peu de nourriture nous voilà prêts pour le départ, et nous terminons notre séjour par l'ascension de la montagne Pelée et le musée de la banane.

Alors on vous dit à dans 1 mois aux Açores !

[Saint-Vincent et les Grenadines 🇻🇨]Melvan a mouillé samedi soir en baie de Fort-de-France, après une navigation de 5 jo...
05/04/2023

[Saint-Vincent et les Grenadines 🇻🇨]

Melvan a mouillé samedi soir en baie de Fort-de-France, après une navigation de 5 jours à travers les îles Grenadines. Nous y avons fait 2 escales principales : les Tobago Cays et Saint-Vincent, qui ont compté parmi les plus belles de notre périple.

Aux Tobago Cays, nous avons tout d’abord mouillé au nord de l’île Petit Rameau, au milieu d'un vaste lagon protégé par une barrière de corail, puis devant l'île Petit Tabac. Nous y avons passé 2 journées à nous baigner au milieu des coraux qui abritent une quantité impressionnante de raies, de tortues et des poissons magnifiques !

Après une nouvelle navigation de nuit au près serré, nous gagnons le mouillage de Chateaubelair au nord-ouest de l’île de Saint-Vincent, et nous débarquons au petit matin pour gravir la Soufrière, l’un des principaux volcans actifs de la chaîne des Antilles. Les rafales de vent sont tellement fortes que nous abandonnons l'idée de gravir le sommet et nous arrêtons au bord du cratère.

Encore un bord au plus près et nous voici en Martinique, que nous avons déjà commencé à visiter (déjà une distillerie !) et où nous nous préparerons pour le grand départ vers les Açores dans une quinzaine de jours.

[GR***DE 🇬🇩]Après une navigation rapide (680 milles en 4 jours et demi), nous voici arrivés à Gr***de, au chantier Grena...
27/03/2023

[GR***DE 🇬🇩]

Après une navigation rapide (680 milles en 4 jours et demi), nous voici arrivés à Gr***de, au chantier Grenada Marine où nous avons mis le bateau au sec, pour réparer une petite fuite dans la cabine arrière.

Seule avarie au compteur : la pale du régulateur d'allure, qui plonge dans l'eau à l'arrière du bateau à tout simplement disparu et nous devrons continuer sous pilote automatique avant de trouver une solution pour la remplacer.

Après les travaux nous avons pris une journée pour visiter le centre montagneux de l'île et ses cascades, avant de repartir pour les Grenadines puis la Martinique !

[Quelques nouvelles de Guyane]Nous partons pour la Gr***de demain après avoir pu réparer nos avaries et visité quelques ...
17/03/2023

[Quelques nouvelles de Guyane]

Nous partons pour la Gr***de demain après avoir pu réparer nos avaries et visité quelques coins sympas de cette magnifique région :

👉Le Centre Spatial Guyanais avec les pas de tir d'Ariane 5, Vega/Vega-C et Ariane 6.

👉 Le lac de Petit Seau, lac artificiel qui a envahit la forêt amazonienne dont les cimes dépassent encore de l'eau.

👉 Le zoo de Guyane, où l'on peut voir de près la faune extrêmement riche de Guyane.

👉 La montagne de singes, sentier dans la forêt amazonienne, dont la flore est particulièrement impressionnante.

Merci à tous ceux qui nous ont accueillis et conseillés en Guyane et à dans 5 jours !

[Brésil 🇧🇷 -> Guyane 🇫🇷]Ça y est nous sommes arrivés en Guyane, à Kourou plus exactement, après une navigation de 12 jou...
10/03/2023

[Brésil 🇧🇷 -> Guyane 🇫🇷]

Ça y est nous sommes arrivés en Guyane, à Kourou plus exactement, après une navigation de 12 jours, un peu plus longue que prévue à cause d'avaries survenues en route.

2 avaries pour être précis : c’est d’abord une pièce sur lequel le safran pivote (le fémelot) qui ne tenait plus, nous avons dû plonger pour réparer provisoirement grâce à un gros écrou que nous avions à bord par chance. Pour faire simple le safran (qui permet de diriger le bateau) ne pouvait plus tourner. Pas terrible.

2 jours après cet incident, c’est la fixation de l’étai (câble qui soutient le mât sur l’avant du bateau) qui a cassé en pleine nuit, nous avons dû faire les 600 milles restants sous voilure réduite (2 ris et petit foc à l’avant sur l’étai largable).

Avec l’aide d’un courant allant parfois jusqu’à 3 nœuds, nous sommes finalement arrivés aux Iles du Salut au large de Kourou. Après de longues recherches le port du Larivot à Cayenne a accepté de gruter le bateau dans une semaine. Nous pourrons ainsi réparer le safran. D’ici là nous restons au mouillage situé sur le fleuve Kourou, d’où nous comptons bien explorer la Guyane qui paraît être une région magnifique !

A très vite 👋

Pour plus de photos, c'est ici 👉 https://drive.google.com/drive/folders/1Z1cbaGpWD6mUzMYeSISX3fD6_5B1QrZB?usp=sharing[NO...
06/02/2023

Pour plus de photos, c'est ici 👉 https://drive.google.com/drive/folders/1Z1cbaGpWD6mUzMYeSISX3fD6_5B1QrZB?usp=sharing

[NOUVELLES DU BRÉSIL 🇧🇷]

Bonjour à tous !

Voici bientôt venue la fin de notre séjour au Brésil, et le moment de vous envoyer quelques nouvelles de l'équipage !

Reprenons depuis notre arrivée au Brésil début décembre : nous avons partagé notre temps entre Poranga et Crateus, dans l'état du Ceara :

Nous avons passé le mois de décembre à Poranga afin de réaliser des travaux dans le sanctuaire appelé "Alto da Mae de Deus" (Haut de la mère de Dieu). Le père Xavier, oncle de Guillaume, y accueille toutes les personnes qui viennent pour prier où profiter du calme de ce lieu. Afin de pouvoir transformer un ancien appentis en chambre pour accueillir des personnes vivant dans la rue, nous en avons construit un nouveau en briques, à l'écart de la maison. Nous avons ainsi pu faire l'expérience d'une construction depuis les fondations jusqu'aux tuiles. Le dernier mois de l'année s'est terminé avec plusieurs autres travaux (réparations de portail, débroussaillage, réparation d'une citerne, peinture et construction d'un lit en béton dans la nouvelle chambre).

Nous avons ensuite passé 3 semaines en janvier à Crateus, pour aider un maçon à refaire l'enduit du mur d'enceinte de l'école Pestalozzi. Cette école accueille des personnes handicapées et l'entretien de ses bâtiments ne repose que sur les dons qu'elle reçoit. Le mois de Janvier est un mois de vacances au Brésil, les élèves étaient donc absents de l'école. Durant ces 3 semaines nous avons été accueillis par l'association "Les Amis de Jésus", qui loge des personnes avec handicap mental qui étaient ou bien seules, ou bien maltraitées par leurs proches. Nous les remercions chaleureusement pour leur accueil.

Revenus à Poranga fin janvier, nous avons apporté une dernière touche à notre premier chantier (enduit et peinture) en mettant notre nouvelle compétence à profit. Notre séjour se termine avec quelques travaux d'entretien du jardin, de maçonnerie ... et nous repartons dans une semaine pour Jacare afin de préparer Melvan pour rejoindre la Guyane !

Nous larguerons les amarres autour du 20 février, et nous avons le plaisir d'accueillir à bord un nouvel équipier qui remplacera Arnaud pour le retour vers la France : Philippe nous rejoindra bientôt par avion pour prendre sa place au sein de l'équipage.

Durant cette longue escale au Brésil, nous avons été principalement marqué par les rencontres faites, la faune et la flore, et bien entendu la nourriture !

Les brésiliens sont très accueillants, très soucieux de savoir si on aime le Brésil. Ils aiment particulièrement le foot (sujet sensible après le match Brésil-Croatie), le bruit (voitures publicitaires qui passent sans arrêt dans les rues, pasteurs évangéliques dont on entend le prêche publicitaire dans toute la ville, musique à fond dans beaucoup de maisons, ...) et regarder passer la vie assis devant leur maison, en bavardant avec leurs voisins tout simplement. Tout le monde se promène en tongs, les chaussures sont plutôt rares à Poranga. Nous avons eu la chance d'assister à un cours de Capoeira, danse brésilienne qui fait penser à un sport de combat où les adversaires ne se touchent pas. Nous avons également souvent eu l'occasion de visiter des communautés de l'"interior", c'est-à-dire la campagne, dont l'ambiance n'a rien à voir avec celle des villages de campagne français : les rues sont animées, tout le monde se connaît et les maisons sont directement ouvertes sur la rue, ce qui rend l'atmosphère beaucoup plus conviviale. Les rues sont pleines de chiens et de cochons, et tout le monde se déplace à moto (bien sûr les mots permis et code de la route n'existent pas vraiment dans le langage local.)

Côté faune et flore, la saison des pluies a commencé en janvier et la végétation était donc très verte. Il faut préciser que la pluie rafraichissant l'atmosphère, celle-ci est moins chaude que pendant la saison sèche, qui correspond à notre été en France. Les locaux appellent donc cette saison "hiver" alors qu'elle correspond à l'été "géographique" ! Toute la campagne est parsemée d'une sorte de maquis appelé "mato", qui donne l'impression de mourir pendant la saison sèche, et reverdit en quelques jours dès les premières pluies. Nous avons fait la connaissance de plusieurs animaux du coin : tejus (gros lézards), tarantules, papillons, colibris de toutes les couleurs, geckos ... Le nombre de chiens et de chats est également impressionnant, les premiers passant leur temps à faire la sieste au soleil dans les rues.

D'un point de vue culinaire enfin, pas de repas sans "arroz e feijao", à savoir du riz et des haricots. Les brésiliens apprécient également la viande cuite au barbecue, les pastelerias ("pâtisseries") qui sont en fait des tartes ou des beignets salés, les "bolos" (gâteaux) qui sont souvent faits à partir de farine de maïs, les fritures ainsi que les jus de fruits (mangue, acerola, goiaba). Ils mangent tout (sucré et salé) dans la même assiette, il n'y a donc ni entrée ni plat ni dessert. Notre préférence revient sans hésitation aux jus de fruits ! (et non pas au pain soit disant "français").

Voilà pour les principaux faits marquants de notre séjour brésilien, nous avons hâte de retrouver les quarts de nuit, le roulis incessant, les embruns et les requins alors on vous dit à bientôt en Guyane ! On espère qu'on pourra y manger une baguette !

Nous profitons de ce mail pour remercier particulièrement l'association Passe Coque ainsi que Philippe et Christine, les anciens propriétaires de Melvan, sans qui ce projet n'aurait pas vu le jour !

Bonne année 2023 à tous et kenavo !

Pascal et Guillaume

Adresse

Toulon
83000

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