21/07/2026
Avant d’être paysanne, j’ai passé six ans dans un laboratoire de recherche à travailler sur le cancer, à cultiver des cellules humaines et à tester des molécules. Pendant ces six années, j’ai appris à faire confiance aux données scientifiques, pas aux intérêts politiques ou économiques.
Aujourd’hui, je suis révoltée de voir des décisions qui ouvrent la porte au retour de pesticides dont les risques font toujours débat au sein de la communauté scientifique. Pour moi, c’est un immense retour en arrière.
Nous avons tous un pouvoir. En tant que consommateurs, choisissons de ne plus acheter les produits issus de ces pratiques, qu’il s’agisse des noisettes ou de tout autre produit concerné.
Et qu’on ne vienne pas dire que les agriculteurs ne peuvent pas faire autrement. Je suis paysanne. Je sais que notre métier demande sans cesse de s’adapter. Depuis toujours et nous continuerons à le faire. Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas qu’on réautorise des molécules controversées, mais qu’on nous accompagne vers des solutions durables.
La santé, la science et l’avenir de nos enfants méritent mieux qu’un retour en arrière.