Les chroniques de Pascal en Irak et en Syrie

Website

Les chroniques de Pascal en Irak et en Syrie Lors de ses voyages en Irak et en Syrie, retrouvez les aventures de Pascal.

Je vous écris du monastère de Saint Moïse l'Abyssin (Mar Moussa) ...et du Musée national de Damas...en Syrie.Ces deux si...
19/07/2026

Je vous écris du monastère de Saint Moïse l'Abyssin (Mar Moussa) ...et du Musée national de Damas...en Syrie.
Ces deux sites incarnent deux visions complémentaires de la Syrie.
La première, ancrée dans l'histoire et la spiritualité chrétiennes.
La seconde, ancrée dans l'histoire des civilisations.

Deir Mar Moussa a été fondé au VIème siècle par un ascète, Moïse, venu d'Abyssinie. Il y vécut en ermite et rassembla autour de lui d'autres ascètes chrétiens. L'église conventuelle est datée du XIème siècle et ses peintures murales ont été réalisées sur 3 couches successives jusqu'au XIIème siècle.
Abandonné durant plusieurs siècles, le monastère a retrouvé une nouvelle vie, dès 1982, sous l'impulsion du prêtre jésuite italien Paolo Dall'Oglio, qui y fonda une communauté monastique de rite syriaque occidental, dédiée au dialogue islamo-chrétien.
Le site a été aggrandi. Un espace agricole y a été créé, mais plus que tout c'est la vie spirituelle qui y est exceptionnelle. Elle est empreinte d'authenticité, de simplicité et de beauté liturgique. Les Syriens y viennent souvent pour se ressourcer et chercher la paix intérieure dans ce pays plongé dans un cycle de violences et de traumatismes sans fin.
Enfin, l'environnement géographique somptueux de ce monastère lui confère une attirance presque mystique.
Mar Moussa est un idéal de vie syrienne, fraternelle et chrétienne. Une agora, un modèle pour ce pays qui cherche désespérément sa voie.

Le musée national de Damas est lui un trésor de l'humanité. Fondé en 1919, à la fin de l'Empire ottoman et construit en 1936 sous mandat français, ses 5 départements, qui vont de la préhistoire aux arts modernes, révèlent une Syrie, berceau des civilisations levantine et mésopotamienne.
Le chef d'œuvre des collections du musée est la synagogue de Europos Doura, avec ses fresques panoramiques qui illustrent la Bible hébraïque. On y trouve aussi de remarquables artefacts chrétiens de la "domus ecclesia" d'Europos Doura.
L'autre collection admirable du musée regroupe plusieurs ensembles sculptés de la cité antique de Palmyre, parmi lesquels un hypogée et le lion d'Allât.
Fermé pendant la guerre, le musée a rouvert en 2018. Ses moyens sont extrêmement limités. Sa muséogeaphie et sa scénographie mériteraient d'être érigés au niveau des standards internationaux. C'est le vœu le plus cher de sa directrice, Rima Khawam.

L'avenir de la Syrie ne peut pas et ne doit pas s'affranchir de son patrimoine, qu'il soit antique ou moderne, palmyrien, judéen, chrétien, ou musulman.
Comme pour Mar Moussa, le musée national de Damas est un idéal de vie syrienne, avec son patrimoine, tout son patrimoine, sans exclusion, ni effacement. Ce musée est une agora historique et patrimoniale....un modèle pour ce pays qui cherche désespérément sa voie.

Le président français, Emmanuel Macron y était attendu le jour de sa visite en Syrie le 7 juillet dernier. Tout avait été fait pour cette renaissance symbolique du musée. Il ne s'y est finalement pas rendu pour des raisons sécuritaires. Nous l'avons fait à sa place ! Qu'il ne nous en veuille pas. Nous lui raconterons s'il le souhaite....

Cette chronique est dédiée au père Jihad, prieur de Mar Moussa et à Rima Khawam, directrice du musée national de Damas..

Je vous écris d'Alep en Syrie.Avant guerre, Alep offrait au visiteur étranger le visage de la douceur et de la saveur or...
18/07/2026

Je vous écris d'Alep en Syrie.
Avant guerre, Alep offrait au visiteur étranger le visage de la douceur et de la saveur orientales.
Cette apparence était évidemment fantasmée.
Elle était certainement une cité mosaïque d'une extrême complexité, où l'on pouvait s'y perdre comme dans les ruelles anciennes de son souk au pied de la citadelle.
Les interactions historiques, culturelles, religieuses, communautaires, politiques et économiques étaient une science à part entière.

Avec la guerre, cette mosaïque a explosé. L'Autre est devenu l'ennemi. La peur a envahit les cœurs. Le Maronite, le Syriaque et l'Arménien sont devenus étrangers dans leur propre pays, dans leur propre ville. Le souk est devenu un champ de bataille. Le patrimoine est devenu une verrue de l'histoire.

A Alep et ailleurs, il existe, presque miraculeusement, des groupes de femmes et d'hommes, qui se réunissent depuis 2012, pour restaurer l'être humain.
Ces groupes s'appellent Espace du Ciel.
Des enfants, des adolescents, de jeunes adultes, hommes et femmes, chrétiens, musulmans, kurdes, s'y retrouvent sans préjugés et sans jugements.
Espace du Ciel est d'abord un lieu de soutien scolaire, mais c'est aussi et surtout un centre dans lequel chacun se sent en sécurité. Un lieu de dialogue sans filtre, en toute liberté.
Un lieu où chacun peut nourrir sa vie intérieure.
Un lieu où l'Autre n'est plus l'ennemi. Un lieu où l'on apprend à s'aimer soi, à aimer l'Autre et à aimer Dieu. Un Dieu qui ne punit pas, un Dieu de bonté.

J'ai eu l'immense bonheur d'écouter ces femmes et ces hommes, hier, à Alep. Ils se sont livrés à cœur ouvert. J'ai pu entendre d'incroyables confessions, comme celle-ci : "J'ai essayé plusieurs fois de me suicider, mais j'ai appris que Dieu m'aime". Et cet autre témoignage : "ce lieu est un trésor où toutes les valeurs de l'humanité s'épanouissent."

Espace du Ciel n'est pas un mirage, c'est une réalité, avec 5 centres à Alep, un à Homs, un Hama.
Espace du Ciel, ce sont aussi des salariés, des volontaires et des milliers de participants, qui veulent construire une nouvelle Syrie.

Espace du Ciel est un espace de vie, en grand et en vrai, soutenu par L'Œuvre d'Orient

Cette chronique est dédiée à Jina Achji sa fondatrice, et à toutes ces personnes qui transforment concrètement la détresse en espérance.

Je vous écris de Kessab...en Syrie.Nous sommes ici à l'extrême nord-ouest du pays, à la frontière turque, dans un territ...
16/07/2026

Je vous écris de Kessab...en Syrie.
Nous sommes ici à l'extrême nord-ouest du pays, à la frontière turque, dans un territoire connu dans l'histoire sous le nom de Golfe d'Alexandrette.

Ce territoire a été donné en 1939 à la Turquie, par la France, qui disposait alors d'un mandat de la SDN sur le Liban et la Syrie !
La géopolitique est chose étrange et souvent injuste.
Kessab a échappé à cette transaction et est demeurée côté syrien.

Si l'on remonte encore le cours de l'histoire, le Golfe d'Alexandrette fut aussi la zone côtière du royaume arménien de Cilicie (XIème - XIVème siècles), que les Croisés traversèrent en allant vers Jérusalem.

C'est ainsi que le royaume de France rencontra le royaume d'Arménie.
Cette relation franco-arménienne que les médiévistes connaissent très bien se prolonge autrement de nos jours.

Revenons à Kessab.
Cette cité côtière est arménienne et donc chrétienne depuis plus de 800 ans.
Aujourd'hui, la bourgade compte 2 500 habitants. 1 000 Arméniens, 1 000 Alévis et 500 sunnites.

En mars 2014, en pleine guerre civile syrienne, Kessab fut attaquée et envahie par des combattants djihadistes venus de l'autre côté de la frontière !
Pendant 3 mois ils vandalisèrent et incendièrent maisons, églises, cimetières.
Leur cible : les Arméniens.
Kessab fut évacuée. Ses habitants perdirent tout le fruit de leur travail et de leur vie.
Mais...ils ne perdirent ni leur foi, chrétienne, ni leur identité, arménienne.

Quand ils purent revenir, 3 mois plus t**d, ils rebâtirent leurs maisons et leurs églises.
10 ans plus t**d, leur survie économique et sociale est d'une très grande fragilité.
Pourtant, ils espèrent encore et toujours continuer à vivre dans cette ville si belle et si riche, où les montagnes tutoient le ciel et la mer.

Cette chronique est écrite au nom de Hagop de Kessab et de tous les siens...

Je vous écris de Al Mishtaya...en Syrie.Nous sommes ici au cœur du Wadi al Nasara, la vallée des Chrétiens.On y dénombre...
15/07/2026

Je vous écris de Al Mishtaya...en Syrie.
Nous sommes ici au cœur du Wadi al Nasara, la vallée des Chrétiens.
On y dénombre 32 villages dans un écrin montagneux et verdoyant de toute beauté.
Par sa géographie, la vallée est restée à l'écart de la guerre civile, même si nombre de déplacés y ont trouvé refuge.
La population qui y demeure est presque exclusivement chrétienne, grecque-orthodoxe, héritière de la tradition byzantine.
On y dénombre près de 5 000 familles qui n'y vivent pas toutes à l'année, mais y viennent, pour un certain nombre d'entre elles, en villégiature, sur leurs terres ancestrales.
Il y a à Mishataya le monastère Saint Georges, centre de la vie religieuse de la vallée.
Ce monastère est sublime. Il est daté du VIème siècle et a été aggrandi au fil des siècles, notamment au XIème et au XIXéme siècles.
Les icônes qui s'y trouvent sont des merveilles des écoles d'Alep et de Jérusalem.
Ses vergrers sont immenses et riches de nombreuses essences. Oliviers, orangers, citronniers, ...
Et plus que tout, ce monastère est un lieu de vie incroyable où convergent des milliers de jeunes pèlerins.
Il y manque cependant les visiteurs du monde qui affluaient avant guerre.
Le père Basile les espère et les attend avec joie.

Je vous écris d'Alep...en Syrie.Cette grande ville du nord-ouest syrien a toujours été un carrefour économique et cultur...
14/07/2026

Je vous écris d'Alep...en Syrie.
Cette grande ville du nord-ouest syrien a toujours été un carrefour économique et culturel entre Venise et Bagdad, entre Byzance et la P***e, entre l'Égypte et l'Arménie.
Une ville monde que les chrétiens de toutes les communautés et de toutes les langues ont façonné depuis 2000 ans.

Dans cette histoire, les maronites ont une place éminente.
Dans le massif calcaire, au nord-ouest d'Alep, dans le village de Brad, se trouve le tombeau supposé de Saint Maroun, ermite syriaque de la fin du IVe siècle, fondateur de la célèbre église maronite.
L'édifice est abandonné depuis la guerre et même en ruines à cause du séisme dans le Golfe d'Alexandrette, le 4 février 2023.
Le dernier pèlerinage sur la tombe de saint Maroun remonte au 9 février 2010. Il y a plus de 16 ans !

Depuis le debut de la guerre en Syrie en 2011, l'Église maronite est en grande difficulté.
Le diocèse maronite d'Alep comptait avant guerre 890 familles, soit environ 5 000 fidèles.
En 2026, 389 familles subsistent, soit un peu moins de 2 000 personnes.
67 % de ceux qui restent ont plus de 60 ans.
En clair, la jeunesse maronite est partie massivement.
En 2025, il n'y a eu qu'un seul baptême dans le diocèse et un seul mariage !

Le nouveau pouvoir syrien, tenu par des islamistes, n'a pas encore clarifié sa ligne politique avec les communautés chretiennes.
Par conséquent, personne ne sait ce que sera l'avenir. Même s'il n'y a plus de combats, les gens ont peur. Pas seulement les chrétiens, mais aussi une grande partie de la population.

Alors que faire ?
Le moment historique est critique.
Soit la situation se stabilise et se clarifie et les maronites restent, soit l'incertitude et la peur demeurent et les maronites partiront.
Il en est des Maronites comme de toutes les autres communautés chrétiennes de Syrie.

En attendant, il faut continuer à vivre et à embellir la vie :
Aider les personnes vulnérables, maintenir la foi et la bienveillance et restaurer le patrimoine.

Ainsi, la cathédrale maronite Saint Élie d'Alep a été magnifiquement restaurée en 2020, après avoir été bombardée et gravement endommagée en 2014.

Alors, pourquoi pas le tombeau de saint Maroun à Brad ?
Pourquoi ne pas y revenir en pèlerinage ?
Pourquoi ne pas simplement y édifier un lieu d'accueil pour les pèlerins et visiteurs ? C'est le voeu de l'archevêque maronite d'Alep, Monseigneur Joseph Tobji.
Il sait que le peuple syrien a mille batailles (économique, sociale, spirituelle,..)., mais il veut aussi embellir la vie de sa communauté, maronite, et des Alepins.

Yallah...

Je vous écris de Qahtaniyé...en Syrie.C'est au nord-est du pays, dans cette vaste plaine céréaliere depuis l'Antiquité, ...
12/07/2026

Je vous écris de Qahtaniyé...en Syrie.
C'est au nord-est du pays, dans cette vaste plaine céréaliere depuis l'Antiquité, qu'ont été réimplantés, sous mandat français, dans les années1920, 1930 des milliers de rescapés du génocide arménien et assyro-chaldéen.
Leur vocation : protéger et développer ce territoire, au nom de la France !

Ils sont implantés dans cette région, la Djézireh, qui fut une grande terre de théologiens syriaques dès le 4e siècle.
Ces villes et villages, très nombreux, ont constitué un îlot de christianisme oriental florissant pendant un siècle.
Tout s'est effondré en 2011 avec la guerre en Syrie.
En 15 ans, les villages chrétiens de la Djézireh se retrouvent pris sous le feu des combats acharnés entre les islamistes, les Kurdes, l'ancien régime, la Turquie, l'Iran, la Russie.

Vous imaginez !
Franchement c'est presque impensable.

Bref, les communautés chrétiennes des villages de la Djézireh sont esseulées.
Résultat : effondrement économique, sociale et psychique, isolement mortifère.

Dans certaines villes, comme Hassaké, Qamichli, Qahtaniyé, Malikiyé, Ras al Aïn, les communautés chrétiennes, assyrienne, chaldéenne, syriaque, arménienne, résistent à la disparition.

Des groupes de jeunes essayent de s'inventer un avenir.
S'ils n'y parviennent pas, ils partiront, comme 70 % l'ont déjà fait.

Qui pour les soutenir ?
La France, au nom de son histoire ?

Il y a encore en Djézireh des habitants qui savent l'histoire et qui aiment la France.
Et nous, France, ne devrions-nous pas les soutenir ?

Je vous salue depuis la vallée du khabour, au nord-est de la Syrie, dans cette région connue aussi sous le nom de Djézir...
11/07/2026

Je vous salue depuis la vallée du khabour, au nord-est de la Syrie, dans cette région connue aussi sous le nom de Djézireh.
Une terre mésopotamienne où régnèrent les Assyriens dont temoigne encore le millier de tells qui balise ce territoire.
Terre de conquêtes d'Alexandre le Grand, terre de grands prophètes chrétiens comme saint Ephrem, terre de rivalités avec les P***es et limès de Rome.

Le lyonnais Antoine Poidebard explora ce territoire et y mit au point l'archéophotographie aérienne.
La France y déploya son mandat entre 1918 et 1945 et y implanta les chrétiens assyriens, syriaques et arméniens rescapés du génocide du siècle dernier.

Ces communautés nouvelles qui servirent la France, développèrent en Djézireh l'agriculture céréaliere et protègèrent les frontières instables.

De tout cet univers, il ne reste presque plus rien.
Les 34 villages chrétiens assyriens de la vallée du khabour ont été désertés à cause de la guerre entre les Kurdes, les groupes rebelles islamistes et l'armée turque.

Ces villageois chrétiens semblent avoit été comme vaporisés.
Les yeux des vivants qui y demeurent se ferment peu à peu.
Et leurs églises abandonnées portent les stigmates de ce désastre.

Non, je ne connais pas encore de fin heureuse à cette chronique....

09/07/2026

Je vous écris de Markada, en Syrie....
Cet autre mémorial du martyr des Arméniens en 1915 a été intentionnellement dynamité pendant la guerre.
La mémoire des morts sans sépultures du siècle dernier est profanée.
Plus rien ne doit subsister, pas même le souvenir.

"Est-ce ainsi que les hommes vivent ?"

Je vous écris de...Syrie.Nouveau chapitre d'une même aventure, En Mésopotamie.J'y reviens après 16 ans d'absence.Après 1...
08/07/2026

Je vous écris de...Syrie.

Nouveau chapitre d'une même aventure,
En Mésopotamie.

J'y reviens après 16 ans d'absence.
Après 16 ans d'effroi.
Et la peur, toujours, dans les cœurs.

Je suis effaré par ce que je vois,
Et plus encore par ce que je ne vois plus.

Damas grouille de vie.
Et cependant les héritiers de Saint Paul guettent la lumière d'une espérance nouvelle.

Palmyre est vandalisée,
Et cependant ses ruines sont majestueuses.

Deir-ez-Zor est dévastée,
Et cependant un projet de renaissance émerge des ruines du monastère capucin..

Le mémorial du génocide des Arméniens y a été pulvérisé.
Désormais un charnier de pierres se dresse là où la première nation chrétienne fut mise à mort.

Il reste tant à découvrir
Et à vous dire.

Jour de fête à Bakhdida.Ce dimanche 31 mai 2026, nous venons d'inaugurer officiellement les grands bas-reliefs restaurés...
31/05/2026

Jour de fête à Bakhdida.
Ce dimanche 31 mai 2026, nous venons d'inaugurer officiellement les grands bas-reliefs restaurés au monastère de Mar Behnam et Sarah, en Irak..
Quelle magnifique cérémonie !
Quel honneur d'avoir pu diriger ce programme.
La cérémonie était présidée par Monseigneur Benedictos Younan Hano, archevêque syriaque-catholique de Mossoul et de ses dépendances, avec le père Mazen Matooka, Supérieur du monastère de Mar Behnam et Sarah et Monseigneur Majeed Attalla, conseiller spécial et médiateur du projet de restauration entre la France et l’Irak
Les représentants des autorités irakiennes, étaient également de la fête.
Fabrice Desplechin, Consul de France à Mossoul, y a participé.
MERCI À TOUS CEUX QUI ONT CONTRIBUÉ À CETTE MAGNIFIQUE AVENTURE PATRIMONIALE ET AUX FINANCEURS.
L'Œuvre d'Orient
Région Auvergne-Rhône-Alpes
ALIPH Foundation
Stella Domini.

Address

Irbil

Alerts

Be the first to know and let us send you an email when Les chroniques de Pascal en Irak et en Syrie posts news and promotions. Your email address will not be used for any other purpose, and you can unsubscribe at any time.

Shortcuts

Share