01/10/2026
Le frelon est revenu ce matin. Fauve, non.
🐝 Chroniques de la ruche — Épisode 4
Une place vide
Moi, c’est Alba. Fauve n’est pas rentrée hier.
A-t-elle été capturée par un frelon ? Par un autre prédateur ? L’usure l’a-t-elle rattrapée ? Je n’en sais rien, mais je me sens bien seule.
Pourtant, autour de moi, tout le monde continue à travailler comme si de rien n’était.
Le frelon est de retour devant l’entrée. Parmi les butineuses, les départs se font hésitants. Certaines attendent une ouverture, puis se lancent. Il faut bien que quelqu’un rapporte à manger.
Moi, je travaille encore à l’intérieur. Je nettoie les cellules laissées par les jeunes abeilles qui viennent de naître. J’en retire les débris, puis je passe à la suivante.
Plus loin, une ouvrière emporte une abeille morte vers la sortie.
Je m’interromps. Je regarde.
Ce n’est pas Fauve.
Je reprends.
🍯 Côté ruche
Dans une ruche, une même cellule peut servir plusieurs fois et changer d’usage. Elle peut accueillir successivement plusieurs générations d’abeilles, mais aussi recevoir du pollen ou du miel, selon les besoins de la colonie et sa place sur le rayon.
Après la naissance d’une ouvrière, la cellule est nettoyée avant d’être réutilisée. Ce travail fait partie des premières activités des jeunes abeilles. Elles retirent les résidus et préparent les cellules pour une nouvelle ponte ou le stockage de nourriture.
Le pollen constitue une source essentielle de protéines pour la colonie, notamment pour les nourrices qui produisent la nourriture des larves. Le miel fournit principalement des sucres, utilisés comme source d’énergie pour voler, travailler et maintenir la chaleur nécessaire dans la ruche.
L’hygiène concerne aussi le reste du nid : les débris sont évacués, tout comme les abeilles mortes à l’intérieur. Certaines ouvrières se consacrent à cette dernière tâche. La répartition du travail reste souple : elle évolue avec l’âge des abeilles et les besoins de la colonie.
Les pensées et les émotions d’Alba appartiennent à notre fiction. Le nettoyage, le stockage et l’entretien collectif de la ruche sont, eux, bien réels.
À suivre : « Les dernières fleurs ».