Rue de St-Jovite

Rue de St-Jovite Cette page permet au gens d'avoir des information concernant le centre-ville et environs.

07/15/2026

SOURCESIn vivo feasibility study of humanoid robots in surgery — N...

La maison Lacasse est méconnue par nombre de citoyens. Elle a été bâti aux environs de 1885 avant la construction de l’é...
07/13/2026

La maison Lacasse est méconnue par nombre de citoyens. Elle a été bâti aux environs de 1885 avant la construction de l’église de St-Jovite (1887-1889) et a été le témoin du début de notre communauté à une époque où la vie était très rude. La fondation de la paroisse par le curé Samuel Ouimet date de 1879. À cette époque, le village était en plein essor grâce à la colonisation des Laurentides. Les premiers moulins à scie et commerces y prennent place. Le chemin de fer sera, quant à lui, inauguré le 26 octobre 1893.
La maison Lacasse était, à l’époque de sa construction située sur la rue de St-Jovite, (Anciennement rue Ouimet) sur l’emprise actuelle de la rue Lacasse. Elle a été relocalisée sur celle-ci vers 1903. Elle se trouve du côté est de la rue directement à l’arrière du bâtiment commercial situé sur la rue de St-Jovite et fait front à l’espace publique.
De petite surface, le rez-de-chaussée est d’environ 630 pi2 et est munie d’un étage intégré au toit. Elle illustre bien le peu de moyen dont disposaient les premiers arrivants de l’époque. Construite en pièces sur pièces cette technique est d’origine européenne et a été introduite en Amérique du Nord au début de la colonisation. Elle permet l’assemblage rapide de pièce de bois équarrie maintenue aux extrémités par des assemblage de queues d’aronde et coulisse. Les poutrages du plancher de l’étage est visible et leurs surfaces témoignent d’une finition à la hache. Le toit recouvert de tôle est retroussé à la base des chevrons à l’aide de coyers ou coyaux qui permettaient d’éloigner l’eau de pluies des murs extérieurs et donnaient à la maison son style d’époque tout en permettant d’harmoniser la pente abrupte du toit (typiquement de 45 à 52 degrés) au toit couvrant la galerie.
À l’époque de la colonisation les murs extérieurs des habitations étaient lambrissés par des planches horizontales, verticales ou des bardeaux de cèdre et les espaces pouvaient être comblés par un crépis ou badigeon de chaux. Le crépi d’agrégats qui constitue la finition extérieure actuelle de la maison est d’une époque plus ressente.
L’avenir de la maison Lacasse
Inutile d’insister sur le fait que cette maison mérite d’être préservée pour les générations futures. Toutefois son emplacement n’est pas idéal. Le terrain qu’elle occupe actuellement pourrait être jumelé avec le terrain voisin dont la maison a été démolie il y a peu de temps et à celui du hangar à Zamboni qui siège toujours à l’extrémité de la rue Lacasse. La maison Lacasse possède une architecture qui l’apparente au bureau touristique. La relocaliser dans ce secteur permettrait d’accentuer ce lien et de créer un ambiance petit village qui a assuré le succès du Petit Hameau. Ce nouvel emplacement avec sa pente de terrain prononcée permet d’accommoder la Zamboni en sous-sol via le stationnement situé à l’arrière du bureau touristique. Pour se faire une extension de plancher au rez-de-chaussée serait souhaitable. Supporté par une nouvelle fondation, la maison aurait un sous-sol confortable pour loger la zambomi et un peu d’entreposage.
Étant donné que le bureau touristique attire un certain nombre de visiteurs, la maison Lacasse pourrait profiter de son nouvel emplacement pour permettre la vente de produit conçus par nos artisans. (Voir le plan d’implantation de la précédente publication pour la position proposée).

07/10/2026

Robotics company 1X has unveiled a breakthrough hand for its NEO hu...

Le tocsin.Notre histoire est parmi les premières attractions prisées par les touristes à la recherche d’authenticité. El...
07/07/2026

Le tocsin.

Notre histoire est parmi les premières attractions prisées par les touristes à la recherche d’authenticité. Elle peut aussi être une source d’inspiration pour nos jeunes qui connaissent peu les défis auxquels étaient soumis nos ancêtres venant bâtir une nouvelle vie dans ce milieu rébarbatif qui se laissait apprivoiser à coups de hache, de pelle et charrue. Avant ces champs fertiles et d’élevage qui nous sont familiers, nos ancêtres embrassaient du regard une vaste forêt ensemencée de pierres et de ravageur. Une terre peu fertile requérant un savoir-faire que seul l’expérience et le partage d’informations permet d’apprivoiser. Et que dire du draveur qui n’avait rien à envier aux héros de nos bandes dessinés. Sachant allier force, agilité, courage, débrouillardise et connaissance des forces de la nature lui permettant de gérer les embâcles fréquents. Sa vie tenait parfois à une mèche et à l’expertise du dynamiteur. Une surface détrempée, la pose d’un pied mal assuré pouvaient l’entraîner dans un passage dont l’aller-retour n’était pas garanti.
Le plus admirable dans cette réalité ancestrale était cet esprit de communauté et d’entraide face à l’adversité. L’individu avait beau être fort, il n’était rien face aux forces de la nature sans l’aide de son voisin. Il nous faut reculer que de quelques dizaines d’années pour saisir tout le porté de l’expression ‘’faire un bi’’.
Les difficultés qui caractérisaient cette époque sont révolues. Elles ont stimulé la création de technologies qui ont facilité la maîtrise de notre environnement. Celles-ci, tel que l’intelligence artificielle (IA), dépasseront bientôt notre capacité de création au point où, selon certains, nous pourrions perdre le contrôle sur ces avancées à nos dépens. La rapidité du développement de l’IA est sans précédent dans l’histoire des technologies. Selon L’OCDE d’énormes sommes d’argent y sont investies (61% du capital de risque mondial, totalisant 258.57 milliards (USD) en 2025). Elon Musk président de la Cie Tesla, convertit présentement son usine de Fremont en Californie et met ainsi fin à la production de voiture Tesla modèle S et X. L’espace libéré devient le centre névralgique de la robotique de Tesla et de la production du robot Optimus. Pour ce qui est de la Gygafactory à Austin au Texas actuellement en construction, la production visée serait de 10 millions de robots par année. Ceci sans compter la robotique Chinoise (276 000 robots industriels en 2025 et 14000 robots humanoïdes pour une production mondiale en 2025 de 16 000) qui n’a rien à envier à nos voisin Américains.
Selon le FMI (Fond monétaire international) (Michael Kremer :Will the AI revolution cause a great divergence?) ces avancées technologiques risquent de mener à des changement économiques et d’impacter la main d’œuvre de façon non négligeable. De nombreux experts (Jean-François Ouellet, HEC), économistes et dirigeants d’entreprises confirment que ces nouveautés stimulent l’entreprenariat chez les jeunes. Ces outils démocratisent la création d’entreprise en réduisant les coûts de démarrage et en facilitant l’accès au marché. Les villes comme Mont-Tremblant qui possèdent l’expertise entrepreneuriale disposent d’un incubateur d’entreprises (Mont X) et sont, en conséquence en bonne position pour contribuer au succès des citoyens qui ont décidé de se lancer dans l’aventure.

Il faut espérer que nos élus municipaux soutiendront de façon active ces initiatives. Encore faut-il être bien au fait de la façon dont ces nouvelles technologies vont nous impacter pour assurer les bonnes décisions. Le fédéral a déjà mis sur pied un ministère de l’IA présidé par le ministre Evan Solomon. Doit-on s’en surprendre? Le premier ministre Mark Carney a occupé des postes (directeur de deux banques centrales) qui lui ont donné un accès privilégié aux décideurs, gens d’affaires et informations liées à ces nouvelles technologies. Ces défis requièrent d’avoir au sein des officiers municipaux au moins une personne pouvant être qualifiée d’expert dans le domaine avec une bonne maîtrise de la langue anglaise et dont la formation permet le réseautage avec les diverses instances et surtout de maintenir à niveau les connaissances du conseil de ville sur ce sujet. Il faut aussi espérer un bâtiment qui pourrait abriter l’incubateur d’entreprise, une salle d’exposition pour les arts et pour notre histoire, une salle pour les conférenciers et un espace pouvant servir de laboratoire pour expérimenter avec l’IA et la robotique. Un lieu de création dont témoigne notre passé et notre présent et qui se veut porteur d’avenir. La rue Lacasse, adjacente à l’espace public est l’endroit souhaité. Son emplacement est central par rapport aux témoignages architecturaux de notre histoire qui se trouvent sur la rue St-Jovite tout en étant à distance de marche de nos écoles. Elle est un point d’intérêt pour l’achalandage touristique et peux servir d’appoint à l’espace public tout en offrant un accès rapide aux différents services offerts sur la rue St-Jovite. Voilà une synergie qui a été à la base de la survie de nos ancêtres et qui pourrait permettre à Mont-Tremblant de rattraper un re**rd par rapport à des villes comme Ste-Adèle qui est munie d’un magnifique équipement, la Place des Citoyens, malgré un budget annuel de 44,2 millions contre 71.7 millions pour Mont-Tremblant.

Je souhaite sagesse et discernement à nos élus en cette seconde moitié de l’année 2026.

Citation de Jean-Claude Germain ‘’Là où le passé est indéfini, le futur imprécis, l’aujourd’hui demeure indécis’’.


René Dorais

04/04/2026

Rosa rose et Johnny

Rosa rose comme aimait l’appeller mon père, avait un petit rituel dont personne n’aurait pu la priver. Avec assiduité et hardiesse elle descendait l’escalier menant à son jardin une marche à la fois et bien cramponnée à la balustrade. Un parcourt qui trahissait son âge avancé et la passion qu’elle entretenait envers ce havre de paix où le temps suspend son vol au-dessus des rosiers, pivoines et plantes en tous genres.

À une époque où les rejets industriels de notre petite ville donnaient à la rivière qui bordait notre logement des couleurs dignes des plus belles cartes postales de la mer des caraïbes, ce passage obligatoire dans ce jardin aux vives couleurs et entretenu avec passion, agrémentait mes fins de journées d’écolier. J’avais plaisir à voir Rosa rose manipuler son petit sécateur avec dextérité à l’ombre du vieux pommier en fleurs, sous un soleil nimbé par la fumée des usines.

Parfois mon père s’y arrêtait pour échanger quelques mots le temps de griller une ou deux ci******es. Chevauchant une chaise, débardeur et pantalon souillés suite à une dure journée de travail. Il entretenait la même passion pour les machines, que Rosa rose pour ses fleurs. Lorsque la sonnerie du téléphone nous réveillait en pleine nuit, nous savions qu’une pompe ou un moteur quelconque venait de rendre l’âme à l’usine. Johnny enfilait ses bottes de travail et quittait discrètement la maison, une fois de plus, pour accomplir son devoir. Il y a bien une nuit où je l’ai vu chausser ses bottes sans donner suite à ce rituel. Cette nuit-là, la voisine victime de somnambulisme chronique avait effectué un parcours la conduisant à s’échouer, je ne sais trop comment, sur un rocher au beau milieux de la rivière. Le machiniste pour un instant est devenu pêcheur de sirène. Pas de médaille pour ce geste honorable. Ni pour la dame et son enfant sauvés d’un incendie ou pour cette personne secourue à la nage suite au naufrage de son embarcation. Les choses se sont faites discrètement telle Rosa rose qui entaillait ses fleurs avec passion sans chercher l’appréciation d’autrui pour tant de beauté.

Une nuit le téléphone à sonné une fois de trop. C’est la seul fois, à ma connaissance où la machine a eu le dernier mot. Johnny a survécu suffisamment longtemps pour nous dire qu’il y avait bien quelque chose de l’autre côté. Le dos collé au plafond de la salle d’opération, tout en constatant l’acharnement des médecins à vouloir lui donner une seconde chance. Ils ont bien assuré son retour à la maison, le temps de lui témoigner, au moment de rendre son dernier souffle, notre gratitude pour tout ce qu’il avait fait pour nous.

De temps à autre je passe par mon village natal. Rosa rose n’est plus depuis longtemps, elle a apporté ses pivoines avec elle et n’a laissé que quelques rosiers qui prospèrent tant bien que mal. La nature a repris son cours. Les usines et leur fumée ont cédé la place à une végétation abondante, en particulier sur la petite île qui scinde la rivière en deux, face à la maison de mon enfance. Comme si le jardin de Rosa rose y avait élu domicile. L’air est plus sain et l’eau plus cristaline. J’aime croire que sur l’autre rive, elle pousuit discrètement une oeuvre qui suscite émerveillement, sérénité et joie.

À bientôt chère grand-maman et merci de m’avoir permis de cotoyer le meilleur de ton jardin.

Ti-Jos Moniqui.

Adresse

486 Rue De La Rivière
Mont-Tremblant, QC
J8E3K6

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