04/03/2026
Je quitte le Sri Lanka demain. J'ai le cœur gros, tant de choses se sont passées dans le dernier mois.
Je suis arrivée le 9 mars à Colombo. J’ai eu la chance de faire de magnifiques rencontres pendant mon escale en Inde qui auront marqué mon périple ici. Des connexions fortes, de nouveaux amis qui m’ont énormément appris dans les dernières semaines.
Dès mon arrivée au pays, j’ai réalisé que je m’étais fait arnaquer par le site où j’ai fait ma carte d’entrée au pays. Ça n’a pas rendu mon expérience des plus reposantes dans les premiers jours. Si vous n’étiez pas au courant, le Sri Lanka n’est pas du tout reconnu pour sa connexion Wi-Fi fiable … donc appeler ma banque au Québec, avec le décalage horaire, les appels qui ne cessent de couper à cause de mon réseau, ce n’était pas super facile à gérer, but I made It!
Une fois ce stress de côté, j’ai eu la tête en paix pour découvrir ce bout de paradis. Un pays isolé du monde. Littéralement une énorme île en dessous de l’Inde, avec une culture totalement distincte et une nature à couper le souffle.
En arrivant en Asie en janvier, je savais 2 choses : J’atterrissais au Japon, et je voulais me rendre au Sri Lanka. Le reste allait être à figure out. J’avais quelque chose en moi qui me disait de venir ici. Quoi? Aucune idée, parce que je n’avais pas tant fait de recherches sur le pays avant d’arriver. Je savais que la nourriture était reconnue pour être bonne, et les quelques personnes que je suis sur les réseaux qui sont allées y sont restées pendant des mois, et en étaient tombées amoureuses.
Dès le premier jour, j’ai pris le train de Colombo vers Galle. J’ai payé pour la seconde classe qui est surtout prise par les locaux (pas d’air climatisé et aucune garantie d’une place assise). J’aurais pu payer un 5$ de plus pour un peu plus de confort, mais à quoi bon? Si les locaux prennent la seconde classe à tous les jours, ce ne doit pas être si pire que ça, non?
Et bien laissez-moi vous dire que ce fut l’un des moments les plus marquants de mon voyage… Les trains ici sont très spéciaux, les portes restent ouvertes en tout temps. Ça permet d’avoir accès à des paysages à couper le souffle, directement assise devant la porte, pendant que le train est en mouvement.
Dans le dernier mois, j’ai pris 4 fois le train (en moyenne 2 à 4 heures de trajet) et j’ai adoré chaque instant.
J’ai fait un arrêt 2 jours à Galle, une ville côtière qui est reconnue pour son Fort et son architecture. J’ai ensuite passé les 2 semaines suivantes à Weligama où j’ai fait un volontariat en auberge de jeunesse. Je suis tombé en amour avec cette ville.
Les locaux qui te crient bon matin, me réveiller au lever du soleil pour courir/surfer, boire des noix de cocos à 1$, les restaurants familiaux qui sont directement dans leurs maison, l’hospitalité des locaux, les cafés, mais surtout les personnes que j’ai rencontrées.
Mon volontariat consistait à faire la réception de l’auberge, donc les « check-in » et les « check-out ». Pas vous mentir, je travaillais environ 30 minutes par jour puisqu’on n’avait presque pas de réservations à cause de la guerre au Moyen-Orient.
J’ai donc eu amplement le temps de travailler, créer du contenu, et surtout, connecter avec les autres volontaires.
Au fil des jours, j’ai créé des liens forts avec les filles de mon auberge. Chaque soir c’était « Girls night » et on se racontait plein d’histoires de nos vies. On était chacune là les unes pour les autres, sans aucun jugement et sans tabou. Ce fut extrêmement difficile pour moi de leur dire au revoir, mais c’est ça aussi le voyage. Beaucoup d’au revoir.
J’ai continué ma route vers Kandy, une grande ville au beau milieu du pays. J’y suis allée pour faire une semaine de volontariat. Mon rôle cette fois-ci fut de faire du jardinage au
« Colonial Residence Kandy ». Honnêtement, ça vaut la peine que vous alliez voir à quoi ça a l’air sur internet!
Je n’ai pas particulièrement aimé la ville de Kandy, mais je dois dire que j’ai adoré travailler à l’extérieur chaque matin!
Ce fut la première fois que j’appliquais à un volontariat où j’allais être la seule volontaire, normalement je ne le fais jamais.
Mais j’avais un instinct que cet endroit allait me correspondre.
Finalement, j’ai passé une semaine à connecter avec les employés de la résidence, apprendre à cuisiner des plats traditionnels, jouer avec leurs chiens et relaxer dans la piscine. J’ai adoré mon expérience, et je pense que j’avais vraiment besoin de me déposer ici après 3 mois de voyage.
Puis me voici à Negombo, la ville de l’aéroport. Je suis arrivée ici ce matin. Une partie de moi a le cœur gros de savoir que je quitte ce pays demain matin. D’un autre côté, d’autres aventures s’en viennent pour moi et je saurai m’adapter à ce qui se mettra sur mon chemin.
Tout ça pour dire qu’il va peut-être t’arriver par moment de ressentir l’appel d’un pays. Avoir un petit quelque chose en toi qui te dit d’y aller. Ton instinct te parle et à mon avis, la meilleure décision est de le suivre.
Et toi, as-tu l’impression qu’un pays t’appelle plus particulièrement qu'un autre?