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Péage autoroutier au Québec : solution logique ou fausse réponse ?Un sondage récent révèle que 50 % des Québécois.e.s se...
04/29/2026

Péage autoroutier au Québec : solution logique ou fausse réponse ?

Un sondage récent révèle que 50 % des Québécois.e.s seraient prêt.e.s à accepter un péage autoroutier pour financer l’entretien de notre voirie. Mais avant de sortir le chéquier, le débat mérite d’être approfondi. Voici les deux côtés de la médaille :

🔹️Le constat du coût réél

La voiture coûte cher non seulement à l’individu, mais surtout à la collectivité. Les chiffres provenant de Vancouver (2014), et plus récemment de Montréal (2026), sont parlants :

• Le REM : coûte environ 0,83 $ par kilomètre à l’usager·ère et à la collectivité.

• L’automobile : coûte 6,39 $ au conducteur.rice et à la société pour ce même kilomètre.

L’idée du péage repose sur le principe de l’utilisateur-payeur afin de combler cet écart.

🔹️L’enjeu de la gestion : « la chaudière percée »

Cependant, comme le souligne judicieusement Re No La Brek, ajouter des revenus dans un système mal géré ne règle rien. Selon lui, nous faisons face à un problème de gestion des dépenses plutôt qu’à un manque de fonds.

Quelques-unes de ses pistes de réflexion pour « couper dans le gras » avant de taxer :

• Imputabilité accrue : sanctionner ou bannir les entrepreneur.euse.s en cas de dépassements de coûts abusifs.

• Concurrence réelle : ouvrir les marchés publics aux autres provinces afin de briser les monopoles

• Priorité à l’existant : entretenir nos infrastructures actuelles avant d’en construire de nouvelles.

• Efficacité administrative : retirer les exigences superflues qui n’apportent aucun gain réel aux contribuables.

Bref, avant d’imposer de nouveaux frais, ne devrions-nous pas d’abord boucher la chaudière trouée ? Comme le dit si bien Renault : « Si un ami a un problème de jeu, on ne règle rien en lui prêtant plus d’argent. »

🔹️Après avoir géré l’argent, gérons l’espace

Une des meilleures façons d’aller chercher des revenus publics consiste à changer nos habitudes. Prenons l’exemple de l’autoroute Laurentienne, actuellement au cœur de l’actualité avec la saga de sa transformation en boulevard urbain.

Aujourd’hui, cette autoroute occupe énormément d’espace dans un secteur qui s'est urbanisé depuis les années 1970 et sert principalement aux déplacements domicile–travail vers le centre-ville de Québec depuis les banlieues.

Résultat : une congestion quotidienne, sans réelle possibilité d’élargissement.

L’idée est simple : avec l’arrivée du tramway et d'un meilleur rabattement vers le pôle Saint-Roch, on peut transformer ce monstre urbain en boulevard plus humain en y intégrant des voies réservées aux autobus — notamment les eXpress pour les travailleur.euse.s — afin d’améliorer la fluidité des déplacements.

Donc : des trajets plus rapides, un espace mieux utilisé et, surtout, un potentiel de développement, notamment économique, qui génère des revenus par les taxes et les impôts.

À terme, on passe d’un modèle où chaque kilomètre parcouru en automobile coûtait environ 6 $… à un modèle offrant un coût approximatif de 0,83 $ pour parcourir ce même kilomètre.

🔹️Conclusion : un équilibre à trouver ?

Dans ce contexte, le péage est-il un outil nécessaire pour financer une mobilité durable, ou une « fausse réponse » qui évite de s’attaquer aux problèmes de gestion de fond ?

Mythe de la Liberté Automobile : l’Émancipation, le Cul-de-sac Systémique et la Mobilité DurablePar Samuel Rooke​En Amér...
04/28/2026

Mythe de la Liberté Automobile : l’Émancipation, le Cul-de-sac Systémique et la Mobilité Durable
Par Samuel Rooke

En Amérique du Nord, la voiture est perçue comme l’outil ultime de liberté, le seul capable de nous affranchir des horaires et des trajets fixes du transport collectif.

Pourtant, au Québec, ce modèle nord-américain se heurte aujourd’hui à une réalité physique et économique implacable. Analyse d'un paradoxe en trois actes.

🔹️La saturation : La géométrie est une science exacte

Le problème de l’utilisation individuelle de la voiture n'est pas idéologique, il est spatial. Sur un axe majeur, la voiture individuelle est le mode le moins efficace pour déplacer une masse de citoyen.ne.s.

​Le cul-de-sac de l'asphalte : Ajouter des voies pour régler la congestion revient à « desserrer sa ceinture pour régler l’obésité ». C’est le concept de la demande induite : plus on construit, plus on attire de véhicules, jusqu'à créer des goulots d’étranglement insurmontables aux entrées de nos villes.

​L'efficacité du transport lourd : Un lien de transport collectif lourd, ou semi-lourd, comme le REM, le tramway, le SRB, etc. peut transporter en une heure ce que plusieurs voies d'autoroute peinent à écouler. Le transport collectif n'est pas qu'une alternative sociale, c'est un outil de productivité urbaine.

🔹️ Le coût de la « liberté » : Une ponction publique massive

​On perçoit souvent la voiture comme une dépense privée, mais sa viabilité repose sur une infrastructure publique aux coûts exponentiels.

​L’étalement urbain, dopé par la culture de la voiture, force l’État à investir des milliards dans des réseaux routiers toujours plus vastes pour une densité de population pourtant faible, surtour en périphérie banlieusarde.

​Cette dépense publique massive est-elle réellement au service de la liberté ou sert-elle à maintenir artificiellement en vie un système qui ne s'autofinance plus ?

​🔹️La captivité : Quand l'obligation remplace le choix

La liberté est une valeur relative. Pour qu'elle soit réelle, elle doit offrir une alternative
​Les prisonniers du bitume : Dans nos banlieues monofonctionnelles, ceux et celles qui ne peuvent pas conduire (adolescent.e.s, aîné.e.s, personnes à faible revenu) vivent une forme d'exclusion sociale. Sans offre de transport alternative, la voiture n'est plus un choix ; c'est une taxe sur la survie et un frein à l'autonomie.

​La fluidité partagée

L'ironie est là : pour que la voiture fonctionne pour ceux et celles qui en ont réellement besoin (livreur.euse.s, services d'urgence, citoyen.ne.s éloigné.e.s), il faut que la majorité des autres usagèr.e.s disposent d'un réseau de transport efficace, lourd de préférence, pour les villes d'une certaine taille.

​Conclusion : Vers une liberté de mouvement

La véritable liberté ne réside pas dans l'objet que l'on possède, mais dans la multiplicité des options disponibles. Continuer à prioriser l'auto-solo au détriment du transport structurant, c'est accepter collectivement de rester coincé.e.s dans un modèle qui atteint ses limites physiques.

Et vous, qu'en pensez-vous ? La vraie liberté, est-ce de pouvoir posséder une voiture ou de pouvoir s'en passer quand on le souhaite ?

💬 Discutons-en dans les commentaires.

Comparaison de stades : NYC (82 500), Barcelone (99 350).Ces deux images illustrent de manière frappante les différences...
04/27/2026

Comparaison de stades : NYC (82 500), Barcelone (99 350).

Ces deux images illustrent de manière frappante les différences d'aménagement urbain entre l'Europe et l'Amérique du Nord pour des infrastructures de capacité similaire.

​L'image du haut (Europe) : Le Camp Nou à Barcelone, Espagne. C'est le stade emblématique du FC Barcelone. On remarque son intégration directe dans le tissu urbain dense du quartier de Les Corts. L'accès se fait principalement par les transports en commun (métro), à pied ou à vélo, ce qui permet à la ville de se construire tout autour du stade sans avoir besoin de vastes étendues de stationnement.

​L'image du bas (États-Unis) : Le MetLife Stadium à East Rutherford, New Jersey. Situé dans la banlieue de New York, il accueille les équipes de la NFL (Giants et Jets). Contrairement au Camp Nou, il est conçu selon un modèle axé sur l'automobile. Le stade est entouré d'immenses parkings à perte de vue pour permettre le "tailgating" (rassemblements festifs autour des voitures avant le match), ce qui crée un îlot de chaleur urbain massif et une faible densité de construction aux alentours.

La troisième voie, discussion autour des alternatives au métro et tramway.Par Sacha Ricard Au Québec — et, dans une cert...
04/27/2026

La troisième voie, discussion autour des alternatives au métro et tramway.
Par Sacha Ricard

Au Québec — et, dans une certaine mesure, ailleurs au Canada — le débat public en transport collectif est souvent réduit à une opposition binaire : métro (léger ou lourd) contre tramway. Cette lecture laisse peu de place à d’autres solutions, pourtant largement utilisées ailleurs dans le monde.

Cette dichotomie masque en réalité un éventail beaucoup plus large de modes de transport : autobus, trolleybus, trains suburbains, réseaux régionaux électrifiés ou encore trains interurbains. Dans plusieurs régions du monde, ces systèmes cohabitent et se complètent au sein d’un même réseau intégré.

Pour des villes comme la Ville de Québec ou Ottawa et/ou la Ville de Gatineau, dont l’aire urbaine est plus compacte, des réseaux de type tramway ou métro léger peuvent répondre efficacement aux besoins de déplacements internes.

Cependant, dans des métropoles comme la Ville de Montréal ou Toronto, où l’étalement urbain est beaucoup plus important, cette approche plus limitée peut rapidement montrer ses contraintes.

Qu’il s’agisse du métro ou du tramway, leur capacité à desservir efficacement les banlieues éloignées est limitée pour plusieurs raisons :

• Contraintes techniques : ces systèmes fonctionnent généralement avec des vitesses maximales situées entre 50 et 100 km/h.

• Portée et accessibilité : l’espacement des arrêts, la nature du site (mixte ou entièrement dédié) et la géométrie du tracé influencent fortement la vitesse commerciale, donc la distance sur laquelle le service reste compétitif.

• Rôle dans le réseau : métro et tramway sont souvent conçus pour des déplacements locaux ou urbains et non pour des trajets régionaux plus longs.

Ces limites se traduisent concrètement par des temps de parcours plus longs pour les déplacements suburbains, davantage de correspondances et parfois, une inadéquation entre le mode utilisé et le type de déplacement.

À l’inverse, sur de courts trajets urbains, cette superposition de fonctions peut aussi générer des congestions et réduire la fluidité du service.

Or, une alternative existe déjà dans de nombreuses régions du monde : les réseaux de trains suburbains électrifiés, souvent appelés RER ou S-Bahn. Ces systèmes reposent sur des trains circulant en site propre avec un tronc commun central et des branches qui s’étendent vers les banlieues. Les stations y sont plus espacées, les vitesses de pointe plus élevées (souvent entre 120 et 160 km/h), ce qui permet d’offrir des temps de parcours compétitifs sur de longues distances.

On retrouve ce type d’organisation dans des villes comme Munich, Milan ou Hambourg, qui présentent des dynamiques urbaines, densités de population et gabarits comparables à Montréal ou Toronto, dans certains cas.

Devrions-nous s'inspirer d'ailleurs pour améliorer nos villes? À quoi cela vous fait-il réfléchir?

TramCité, RTC, STM, Réseau express métropolitain, STO, Tramway Gatineau-Ottawa

Fleur de Lys du groupe Trudel : quand l’urbanisme d’hier se bute à la ville de demainHier, dans Le Soleil, deux voix de ...
04/26/2026

Fleur de Lys du groupe Trudel : quand l’urbanisme d’hier se bute à la ville de demain

Hier, dans Le Soleil, deux voix de la « vieille garde » de l’urbanisme se sont exprimées sur le projet de revitalisation de Place Fleur de Lys. Si le débat est nécessaire, les arguments invoqués nous laissent perplexes.

On s’inquiète de la pression de l’eau au 35e étage ? De la portée des échelles de pompiers ? Soyons sérieux : des tours de cette hauteur (et bien plus !) existent partout sur la planète. Les solutions d’ingénierie et de sécurité incendie pour les gratte-ciel sont éprouvées depuis des décennies.

Ramener le débat à ces questions techniques de base, c’est passer à côté de l’essentiel.

🔹️ Pourquoi Fleur de Lys dérange ?

Parce que ce projet est le symbole d’une rupture nécessaire. On transforme un sanctuaire de l’automobile, vestige du développement d’après-guerre, en un véritable milieu de vie dense.

À cet endroit se croisent une route nationale, la 138 — qui relie Cap-Tourmente, à l’extrême est de Sainte-Anne-de-Beaupré, à Montréa depuis 1737, carossée graduellement dès les années 1920 — et l’autoroute 175. Cette autoroute phare des années 1970, fer de lance de l’étalement urbain et de la nord-américanisation de Québec, scinde durablement l’est et l’ouest de la ville, tout en enclavant Vanier. Bref, un carrefour d’une autre époque, criblé de problèmes liés à sa nature même.

🔹️ L’effet tramway

Bien que Fleur de Lys soit située à environ 2 kilomètres du pôle Saint-Roch du futur TramCité — soit suffisamment près, mais tout de même un peu à l’écart — l’arrivée du tramway va redéfinir la mobilité à Québec. Il va surtout redessiner le développement urbain et permettre une densification autour des pôles de transport. Cela permettra :

• de ralentir le développement sur nos terres agricoles et nos ceintures vertes en périphérie ;
• de rentabiliser nos infrastructures de transport collectif ;
• de créer une masse critique de citoyens pour un mode de vie durable et de faire vivre des commerces de proximité.

Plutôt que de s’inquiéter de boyaux d’arrosage, nous devrions nous poser des questions plus fondamentales :

• Comment penser la ville de Québec de demain ?
• De quelle manière pouvons-nous assurer une transition adéquate entre l’ère du tout-à-l’auto et celle de la revitalisation contemporaine ?
• Comment planifier le développement des cadres bâtis actuels et futurs ?
• Comment le faire sans bousculer les plus vulnérables ?

S’intéresser au gabarit fait partie de la discussion collective, mais s’y limiter constituerait une grave erreur.

Il est temps que notre réflexion sur la ville s’élève aussi durablement que nos projets. La Ville de Québec change — et c’est tant mieux. Reste à faire en sorte que ce soit pour le mieux.

Qu’en pensez-vous ? La hauteur est-elle un faux débat pour masquer une peur du changement ? Dites-le-nous en commentaire 👇

REM vs Tramway : Pourquoi Québec a fait un choix différent ?​On nous demande souvent : « Pourquoi ne pas avoir construit...
04/25/2026

REM vs Tramway : Pourquoi Québec a fait un choix différent ?

​On nous demande souvent : « Pourquoi ne pas avoir construit un métro léger à Québec comme le Réseau express métropolitain par exemple ? » La réponse ne tient pas à la technologie, mais à la forme de la ville, l'orientation du développement et le type de desserte voulu.

Note à posteriori : le but de cette publication n'est pas d'opposer les deux modes ni leur nature, mais simplement de faire une comparaison dans le contexte particulier de Québec.

​Voici pourquoi le TramCité a remporté la mise :

🔹️​Une question de proximité : Le tramway s’arrête tous les 500 mètres pour irriguer les quartiers denses alors que le REM nécessite des stations éloignées pour maintenir sa vitesse, en connectant des quartiers sur de grandes distances.

​🔹️L'insertion urbaine : Le tramway s'intègre au niveau du sol et embellit la rue de façade à façade tandis que le REM impose des infrastructures massives pour faciliter la rapidité du réseau.

🔹️​La capacité adaptée : Le tramway répond parfaitement aux besoins de croissance de Québec sans les coûts d'un système métro, davantage conçu pour des métropoles plus peuplées.

🔹️La requalification des quartiers : Là où le rail est visible au sol, l'investissement immobilier suit en continu, transformant des boulevards routiers en véritables milieux de vie. Le REM favorise des développements ciblés autour des stations, ce qui est appelé TOD ("transit oriented development").

🔹️La flexibilité des déplacements : Le tramway agit comme une « colonne vertébrale » urbaine pour les autobus et le transport actif alors que le REM représente un système plus long et ponctuel qui permet de parcourir une distance plus importante et ce, rapidement.

En résumé : Le REM est un outil de vitesse pour relier un ensemble urbain vaste tandis que le tramway est un outil de couture urbaine pour réparer et densifier la ville.

C'est ce que la Ville de Québec a choisi, contrairemebr à la région métropolitaine de la Ville de Montréal .

​Et vous, préférez-vous la vitesse pure ou l'intégration dans votre quartier ? À terme, ne pourrions-nous pas avoir les deux? Partagez vos commentaires avec nous !

Le paradoxe de la forêt : Entre militantisme et développement immobilier​Il est fascinant d'observer les acrobaties idéo...
04/24/2026

Le paradoxe de la forêt : Entre militantisme et développement immobilier

​Il est fascinant d'observer les acrobaties idéologiques de certains porte-paroles qui se disent « protecteurs des arbres ».

​Prenons le cas de Doris Chabote, co-fondatrice de Québec Mérite Mieux et impliquée dans des cercles comme Tronçon 9 et Quebecmavillejetaime. On l'entend souvent dénoncer ce que les opposant.e.s au tramway qualifie d'« écocide » à propos du projet de tramway à Québec. Pourtant, la réalité du terrain semble raconter une tout autre histoire.

​🔹️ Deux poids, deux mesures ?

​D'un côté, on s'oppose farouchement à l'abattage d'arbres en milieu urbain pour un projet de transport collectif. De l'autre, on agit comme courtière de terres boisées à défricher. Plusieurs habitué.e.s nous ont partagé des liens de terres qu'elle vendait, mais l'exemple de la vente d'une terre à bois en Haute-Mauricie est flagrant.

Ce terrain (lot 46) fait partie d'un ensemble plus vaste, nommé le Domaine du Lac Georges, propriétés voué.e.s au développement de maisons principales ou secondaires. « Situé à mi-chemin entre Québec et Trois-Rivières, ce terrain combine accessibilité et qualité de vie exceptionnelle. Un emplacement stratégique et une dimension généreuse font de cette propriété une occasion rare dans le secteur. Une opportunité à saisir [...] autoconstruction permise ».

🔹️ Cherchez l'erreur

​Il y a ici une profonde ironie :

​Le Tramway : Un projet de transport durable qui nécessite une coupe d'arbres ciblée et compensée en ville.

​Le Développement en forêt : Une fragmentation de l'habitat naturel, où l'on « hache » la forêt pour construire des résidences secondaires périurbaines.

​Le calcul est simple : il est fort probable que les développements immobiliers mis en marché depuis 2018 par Madame Chabot entraînent la perte de plus d'arbres que le projet de transport qu'elle combat si vigoureusement.

​Peut-on réellement se dire écologiste le matin et vendre la forêt vierge à la pièce l'après-midi ? Défendre la nature, ce n'est pas seulement de s'opposer aux projets de transport en ville ; c'est aussi de s'assurer que nos activités professionnelles ne contribuent pas à l'étalement urbain et à la destruction des milieux naturels que l'on prétend chérir.

​L'hypocrisie a ses limites et les arbres de la Haute-Mauricie méritent autant de respect que ceux de la ville.

Mobilité durable : Le modèle de Rouyn-Noranda confirme l’efficacité de la gratuité couplée à la refonte de l’offreSamuel...
04/24/2026

Mobilité durable : Le modèle de Rouyn-Noranda confirme l’efficacité de la gratuité couplée à la refonte de l’offre

Samuel Rooke en collaboration avec Sacha Ricard

Inspirés par une récente analyse publiée dans La Presse il y a quelques jours, nous nous penchons aujourd'hui sur l'évolution du transport collectif à Rouyn-Noranda. Si la gratuité totale instaurée en 2024 a capté l'attention médiatique, les données récentes démontrent que le succès de l'initiative repose sur une modernisation profonde des services.

​Pour une municipalité d'environ 45 000 habitants, le passage à la gratuité n'était que la première étape d'une stratégie de transfert modal. Plusieurs piliers techniques expliquent aujourd'hui l'augmentation de l'achalandage :

​Optimisation technologique : L’implantation de l’application Zenbus permet désormais le suivi géolocalisé en temps réel des véhicules. Cette transparence réduit le frein psychologique lié à l'attente, particulièrement crucial en contexte climatique nordique.

​Expansion de la desserte : Le réseau a dépassé le simple centre-ville. Les ajustements apportés aux circuits (notamment les lignes 1+ et 2+) ont permis d'intégrer des secteurs périphériques comme Évain, Granada et le quartier Notre-Dame, élargissant ainsi le bassin d'usagers et usagètes potentiel.le.s.

​Adaptation du matériel roulant : L’utilisation de minibus de 30 places, plus maniables et économes, s'avère mieux adaptée à la densité urbaine de la ville que les autobus standards de grande capacité. L'ajout de supports à vélos sur ces unités renforce l'intermodalité du réseau.

​Reconnaissance sectorielle : Cette approche intégrée a été saluée par l’industrie, notamment avec l’obtention du Prix Guy-Chartrand 2025, soulignant l’excellence de la refonte opérationnelle.

​Le cas de Rouyn-Noranda démontre qu'en milieu de taille moyenne, la gratuité ne peut être une solution isolée ; elle doit être soutenue par une amélioration constante de l’accessibilité et de la fiabilité du service pour transformer durablement les habitudes de déplacement.

TramCité offre maintenant une infolettre​Nous avons été agréablement surpris, aujourd’hui, de constater que l’équipe de ...
04/23/2026

TramCité offre maintenant une infolettre

​Nous avons été agréablement surpris, aujourd’hui, de constater que l’équipe de communication du projet de tramway de Québec et de la CDPQ Infra offre désormais la possibilité de s’abonner à une infolettre. Il s’agit d’un pas en avant vers une plus grande transparence et une meilleure communication entre les instances officielles et le grand public.

​Depuis l’arrivée de la Coalition Avenir Québec au pouvoir, et plus particulièrement depuis la demande d'un BAPE, nous avions observé une lourdeur, voire un certain silence communicationnel qui a perduré jusqu’à très récemment. N'oublions pas que pendant quelques mois, l'ancienne page du Tramway de Québec (du bureau de projet de la Ville) ainsi que le site internet ont été désactivés sans aucune alternative proposée. Nous avions ouvertement critiqué ce vide dans la communication à propos du projet.

​Rappelons-nous : même si la CDPQi a reçu la charge du tramway et du réseau structurant dans son ensemble dès la fin de 2023, il a fallu attendre jusqu'en 2025 pour qu’une page Facebook officielle et un site internet voient le jour. Heureusement, depuis ce moment, nous assistons à un réel retour des communications, ce qui est essentiel pour l'acceptabilité sociale du projet.

Nous vous invitons à vous inscrire en visitant leur site web ou page Facebook

Ça demande de la patience, certainement pour le meilleur...​Les chantiers du  TramCité de la Ville de Québec transformen...
04/23/2026

Ça demande de la patience, certainement pour le meilleur...

​Les chantiers du TramCité de la Ville de Québec transforment notre paysage urbain, et avec eux, nos habitudes de déplacement. À compter du 20 juin, le RTC implante des changements majeurs, particulièrement pour les travailleurs et travailleuses de la Colline Parlementaire.

​Pourquoi ces changements maintenant ?

​Le constat est simple : le nombre de passages d'autobus sur la Colline a bondi de 1 000 à 1 300 par jour. Cette augmentation de 30 % crée une congestion impressionnante sur les voies réservées. Pour alléger cette pression et anticiper l'arrivée du tramway, le RTC revoit la fluidité de la Basse-Ville vers la Haute-Ville.

​Ce qu'il faut savoir (Secteur Saint-Roch / Parc Victoria) :

​Les Express 200 (12 parcours concernés) : Le matin, rien ne change pour garantir votre ponctualité. Toutefois, l'après-midi, ces parcours feront désormais leur départ au Parc Victoria.

​Le réflexe du transfert : Les usagers devront utiliser une correspondance (comme la 805) depuis la Haute-Ville pour rejoindre leur Express en Basse-Ville.

​Parcours réguliers : Les lignes 3, 28, 65 et 86 s'arrêteront également en Basse-Ville, nécessitant un transfert pour monter vers la Colline.

​Créer les habitudes de demain

​L'objectif ici est double. D'abord, réduire l'enfilade de bus qui saturent actuellement le secteur parlementaire. Ensuite, et c'est le point crucial, préparer la transition vers le tramway .

​Le pôle Saint-Roch deviendra, à terme, le pivot majeur des transferts vers la Haute-Ville. En intégrant ce réflexe dès maintenant, nous nous habituons à un réseau qui mise sur la fiabilité et la capacité plutôt que sur la multiplication de lignes directes qui s'engluent dans le trafic.

​Le saviez-vous ? La rue Dorchester passera bientôt à double sens pour compenser la future fermeture de la rue de la Couronne, où passera le tramway. Le quartier Saint-Roch est véritablement au cœur de cette mobilité repensée.

​Certes, l'ajout d'une correspondance demande une période d'adaptation. Mais avec les voies réservées et la réduction des autobus en file indienne, le temps de trajet global gagnera en régularité.

​On bouge pour le mieux ! 🏗️🚋

​Inspiré par les récentes annonces du RTC et de la Ville de Québec (Article de Juliette Nadeau-Besse, Le Soleil).

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Un an après l’instauration du péage urbain à Manhattan, le bilan est impressionnant.Contrairement aux idées reçues, la r...
04/22/2026

Un an après l’instauration du péage urbain à Manhattan, le bilan est impressionnant.

Contrairement aux idées reçues, la réduction de la place de l’auto booste l'économie et la qualité de vie :

​✅ Moins de trafic : 27 millions de véhicules en moins et une circulation 51 % plus rapide.
✅ Mieux respirer : La pollution a chuté de 22 % dans la région.
✅ Économie en feu : Meilleure année pour les bureaux depuis 23 ans et des ventes en hausse de 6 %.
✅ Investissement massif : 15 milliards $ réinjectés pour moderniser le métro et les trains.

​Preuve que repenser la mobilité n’est pas un frein, mais un moteur pour une ville moderne. Est-ce que ce modèle pourrait inspirer d'autres grandes villes ? 🤔👇

Ce graphique, inspiré de l'article "What is the Full Cost of Your Commute?" (2015), résume les modes de transport et leu...
04/22/2026

Ce graphique, inspiré de l'article "What is the Full Cost of Your Commute?" (2015), résume les modes de transport et leurs coûts associés. Il a initialement été réalisé par Discourse Media selon les données de Georges Poulos, Ing., M. Sc., spécialiste en planification et ingénierie des transports à Vancouver. Ce qui frappe particulièrement : pour chaque dollar dépensé par un individu pour ses déplacements, la société doit, elle aussi, mettre la main à la poche. Et l'écart est monumental !

Alors que marcher ou pédaler ne coûte que quelques sous à la collectivité et que l'utilisation du transport collectif équivaut à un investissement de 1,50$, celle d'une voiture individuelle coûte près de 9,20 $ à la société pour chaque dollar que vous dépensez de votre poche.

​Ces "coûts cachés" englobent l'entretien des routes, les services d'urgence, la pollution de l'air et les impacts sur la santé publique. En clair, plus on favorise les modes de transport actifs et collectifs, plus on réduit la pression sur nos finances publiques et nos impôts.

C’est un argument de poids pour repenser l'aménagement de nos villes et investir massivement dans les alternatives durables.

Et vous, quel est votre mode de déplacement ? Saviez-vous que l'écart était si grand entre la voiture et le bus ?

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