05/09/2026
Aujourd'hui je vous parle d'une expérience à un guichet, d'un client, et d'une leçon qu'on est en train d'apprendre chez Maniafi.
Hier, un voyageur nous a envoyé gérer son déplacement.
3 tickets Classique pour le premier départ de ce matin, tout est payé.
On lui dit : présentez vos pièces d'identité, précisez que c'est déjà réglé.
Simple.
Sauf qu'à l'agence, l'accueil c'est : « OK mais payé chez qui ? »
On lui redonne le nom.
« Appelez-le. »
Le voyageur, lui, est debout, au guichet, avec le sentiment très clair que sa présence dérange plus qu'elle n'intéresse.
« Ils ne montrent aucun intérêt », nous écrit-il.
Cette phrase, à elle seule, raconte tout ce que voyager peut coûter en énergie avant même d'être monté dans le bus.
Et c'est là que la vraie question commence.
Pas : “Pourquoi la personne au guichet est-elle si indifférente ?”
On connaît la réponse : la médiocrité ne demande aucun plan, elle s'installe tout simplement là où personne ne l'a invitée à partir.
La personne au guichet pourrait diriger le voyageur vers le bon interlocuteur.
Mais non.
La vraie question, c'est : qu'est-ce qu'on fait, nous, face à la médiocrité ?
Regardons d'un peu plus près la situation.
Cette personne au guichet est peut-être simplement frustrée. Sous-payée à ses yeux, débordée, fatiguée d'un poste qu'elle n'a pas choisi.
Le résultat, sans surprise, c'est la mauvaise humeur qu'elle porte ce jour-là.
Son indifférence, c'est un message sur sa propre journée, sa propre perception, ses propres pensées.
Et c'est précisément cette bascule qui nous mène droit à un sujet qu'on croit sans rapport, mais qui ne l'est pas : celui du salaire, et du patron qui critique.
Parce que si on peut regarder un guichetier et se dire « son mauvais accueil parle de lui », on devrait pouvoir faire exactement le même exercice face à un patron qui nous parle mal, ou face à un salaire qu'on juge trop petit.
C'est le même mécanisme.
On ne peut pas ne pas communiquer, disait un sage. Chaque situation qu'on traverse nous envoie un message.
Un salaire de 70 000 FCFA est un message. Les mots d'un patron de mauvaise humeur aussi.
Le problème, ce n'est jamais le message. C'est ce qu'on en fait une fois qu'il nous arrive.
Le guichetier frustré nous apprend ceci : un comportement désagréable, c'est souvent juste la fuite d'une pression que l'autre n'a pas appris à gérer.
Le patron qui critique porte lui aussi une pression : des chiffres d'affaires à tenir, une équipe à payer et à faire progresser, ses propres frustrations personnelles. Par exemple une rencontre avec un guichetier indifférent.
Chaque attitude peut contenir une vérité, et n'être en même temps que le débordement de la journée d'une personne.
Se dire « il me paie même combien pour me parler comme ça », « c'est mon argent qui paie son salaire » c'est faire l'erreur d'absorber tout de suite, sans prendre le temps de traduire correctement le message.
Beaucoup reçoivent une information, l'absorbent immédiatement, et donnent à l'autre la télécommande pour gérer leur vie.
Sauf qu'un salaire, comme un ton sec un mauvais jour, parle d'une chose précise : une pression précise que porte celui qui la prononce.
Cher guichetier frustré, si vous estimez que votre salaire ne justifie pas que vous répondiez chaleureusement, posez-vous d'abord la question qui dérange : est-ce que votre travail, et non votre simple présence, mérite un salaire de 70 000 FCFA par exemple ?
Pour information la présence ne rend pas compétent. Être là depuis 10 ans dans une entreprise ne donne pas la compétence.
Et pourtant, beaucoup de salariés frustrés rêvent de devenir leur propre patron.
C'est votre contribution seule qui vous donne ce qu'il faut pour vous lancer un jour.
Parce qu'un salarié médiocre sera un patron médiocre.
Alors si vous estimez être mal payé, que votre patron vous parle mal, faites d'abord ceci : regardez la situation en face avant de chercher une solution et surtout, comment rendre votre contribution plus pertinente.
Comme donnez des bonnes informations et répondre avec chaleur.
Et si, au quotidien, nous cultivions cette manière de recevoir un désagrément sans l'absorber ?
Chez Maniafi, nous répondons à la frustration par du calme et une équipe terrain totalement disponible.
Nous n'avons pas le temps de perdre notre temps.
Si nous rencontrons des montagnes, nous les soulevons.
Nous transformons les frustrations en amélioration sur notre organisation.
La médiocrité ne demande aucun plan.
L'excellence si.
C'est le Cameroun. Et alors ?
Pour cette rentrée nous avons lancé une enquête auprès des voyageurs, donnez votre avis :
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