17/04/2026
Surexposition et sous-exposition — quel vaste sujet en photographie.�Quand, comment et pourquoi les utiliser ? Pour être honnête, cela dépend souvent de la marque de l’appareil. Nikon se comporte généralement mieux en basse lumière, tandis que Canon excelle souvent dans la récupération des images surexposées. Comme j’utilise exclusivement Nikon depuis début 1997, je peux partager plus précisément mon expérience avec cette marque.
Photographier un Manakin à tête rouge dans une forêt tropicale sombre, surtout avec des objectifs à ouverture moyenne comme f/5.6–7.1, représente un véritable défi si l’on ne souhaite pas compromettre la performance ISO. Dans ce cas précis, Nikon s’en sort remarquablement bien, notamment avec des boîtiers de moins de 30 mégapixels ou les modèles récents comme les Z8 et Z9 à ISO élevés.
Cependant, tout le monde ne dispose pas d’un objectif lumineux ni de ces boîtiers. Le secret repose donc sur deux éléments essentiels : une vitesse d’obturation plus lente et l’utilisation d’un trépied. Je recommande environ 1/125, mais pas plus bas, en raison du clignement des yeux de l’oiseau et des légers mouvements de tête.
Il faut également comprendre son sujet. Le Manakin à col blanc, par exemple, préfère généralement des environnements plus ouverts ou mieux éclairés, comme celui de la photo. La question devient alors : comment éviter la surexposition tout en conservant les détails dans le noir ? Cela devient bien plus complexe avec un plumage noir satiné ou bleuté.
Nikon propose une fonction appelée Active D-Lighting, qui permet de récupérer beaucoup de détails dans les zones sombres. Bien sûr, cela implique souvent de surexposer volontairement l’arrière-plan. Pour cette photo, je recommande de maintenir une vitesse d’au moins 1/1000 et de compenser avec la performance ISO.