23/08/2019
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MA DERNIĂRE RENCONTRE AVEC ABANE.
Enfin des vĂ©ritĂ©s rĂ©vĂ©lĂ©es. Il Ă©tait temps que la vĂ©ritĂ© soit dite. Abane, Krim et ceux qui ont collaborĂ© Ă la plateforme de la Soummam nâont pas hĂ©sitĂ© Ă assassiner ou faire assassiner les Kabyles qui luttaient pour une Kabylie libre et non pour une AlgĂ©rie arabo-musulmane prĂŽnĂ©e par ces individus devenus des hĂ©ros par la magie du FLN, parti unique et totalitaire.
Je possĂšde des enregistrements de personnalitĂ©s qui ont connues ces ferveurs dĂ©fenseurs de lâarabo-islamisme. Si je les avais mis en ligne, on mâaurait traitĂ© de DRS, de KDS etc.
Jâai la chance dâavoir enregistrĂ© des conversations que jâai eues, pour nâen citer quâun, avec Abdel-Kader Rahmani, fondateur de lâacadĂ©mie berbĂšre, quâon ne peut pas taxer de harki tout de mĂȘme ! ainsi que dâautres qui sont encore en vie ou ne sont plus de ce monde !
« Les dirigeants qui assassinent leurs pairs risquent eux-mĂȘmes dâĂȘtre assassinĂ©s »
Je vais dâabord essayer de retracer lâaffaire dite « BerbĂ©riste », avec clartĂ© et simplicitĂ©. Ce dont on ne peut pas parler, il faut le taire. Et on peut appeler cela la dignitĂ© du silence. La crise « anti-berbĂ©riste » de 1949, qui a privĂ© les AlgĂ©riens de leur algĂ©riannitĂ©, a Ă©tĂ© provoquĂ©e par le bureau politique du PPA-MTLD, qui avait Ă©crit fin 1948 dans un mĂ©morandum dâune cinquantaine de pages adressĂ© aux Nations unies : « LâAlgĂ©rie est une nation arabe et musulmane depuis le VIIe siĂšcle ». Tandis que la nation algĂ©rienne nâest pas nĂ©e au VIIe siĂšcle, mais existe depuis des millĂ©naires.
Lâanti-berbĂ©risme sĂ©culaire a fait partie de la culture de la direction PPA-MTLD, pour qui les BerbĂšres, dont les racines plongent dans les entrailles de la nation, doivent abandonner leur culture et leur langue, sâintĂ©grer et sâassimiler dans lâarabitĂ©, devenir Arabes. Le recours aux racines du peuple permit de sâattaquer aux racines du mal. DĂ©truire par intention et par omission tamazight, vĂ©hicule et tĂ©moin de la culture et de la pensĂ©e de millions dâAlgĂ©riens, relĂšve dâune injustice, qui a pour nom ethnocide.
Lâethnocide est une politique volontaire de destruction dâune culture, souvent un schĂ©ma de domination qui aboutit Ă lâĂ©touffement dâune politique donnĂ©e, ou Ă son absorption, intĂ©gration ou assimilation. Les Amazighs ne sont pas arrivĂ©s par les voies maritimes ou terrestres comme des envahisseurs. Ils sont habitants de ce pays depuis des millĂ©naires. Lâimportant, lâessentiel nâest pas de savoir qui est BerbĂšre de longue date dont les ancĂȘtres nâont jamais eu un ailleurs que lâAlgĂ©rie, mais qui se revendique AlgĂ©rien, seulement AlgĂ©rien. LâAlgĂ©rie nâest ni romaine, ni arabe, ni française, mais algĂ©rienne, seulement algĂ©rienne. Nous sommes donc tous AlgĂ©riens dâune AlgĂ©rie algĂ©rienne de tous les AlgĂ©riens et AlgĂ©riennes. Nos ancĂȘtres ont fait lâAlgĂ©rie, il nous reste Ă faire les AlgĂ©riens. Il faut cependant donner sa place, toute sa place Ă lâamazighitĂ© niĂ©e, sacrifiĂ©e, blessĂ©e, meurtrie, qui a son sens, son originalitĂ© et sa nĂ©cessitĂ©. Le croisement de lâhistoire, de la gĂ©ographie, de la politique et de la culture reflĂštent lâidentitĂ© nationale. Lâimportant, ce nâest pas dâoĂč lâon vient mais oĂč lâon va ensemble, vers une communautĂ© de destin. Le peuple algĂ©rien est comme un riviĂšre tranquille fidĂšle Ă sa source et ses racines, suit son cours, sâĂ©largit, grossit, sâenrichit de nouveaux apports quâelle intĂšgre et fait siens, ne porte pas le nom dâun de ses affluents si important soit-il, mais celui de sa source.
La mort de Amar Ould Hammouda
Qui est-il ? Il a dĂ©laissĂ© une vie confortable pour adhĂ©rer au PPA clandestin et demander au peuple algĂ©rien de prendre en main son destin. Sa mission, consacrer une bonne partie de son activitĂ© Ă crĂ©er et former des groupes de lâOrganisation spĂ©ciale (OS), dâabord en Oranie en sa qualitĂ© de membre de lâĂ©tat-major de lâOS, puis en Kabylie, comporte un seuil Ă©levĂ© de risques quâil sait Ă©valuer avec intelligence, obstination et courage. Amar Ould Hammouda est trĂšs proche de BennaĂŻ Ouali. Il est son ami, son frĂšre, son bras droit, son conseiller et son confident. Il incarne Ă ses yeux, par sa stature, sa compĂ©tence, son Ă©lĂ©gance, son expĂ©rience, mais surtout par sa maturitĂ© politique, lâhomme qui constituera son oeuvre et assurera la relĂšve. Lâislam est universel, nâa rien Ă voir avec lâappartenance ethnique et personne nâest obligĂ© dâĂȘtre un Arabe pour ĂȘtre musulman. Dans le monde un musulman sur cinq est un Arabe et les Arabes ne sont pas tous des musulmans, il y a des chrĂ©tiens. DĂ©but janvier 1956, je recevais un message de Kabylie mâinformant quâAhmed ZaĂŻda, compagnon de la crise dite berbĂ©riste 1949, avait besoin de mon aide. Il arrive avec Tahar Achir, passe la nuit chez moi, et mâinforme quâil est responsable dâune opĂ©ration appelĂ©e « Oiseau bleu ».
Il est convoquĂ© au nouveau commandement militaire français pour quâil informe sur ses actions. Mon aide consistait Ă lui poser toutes les questions possibles, afin quâil ne soit pas pris au piĂšge dans ses rĂ©ponses. Au dĂ©but dâavril 1956, il part dâAlger un lundi matin sur Azazga oĂč il habite, mais il est revenu le lendemain matin pour une urgence. Il mâapprend que Amar Ould Hammouda et Embarek AĂŻt Menguelet, qui avaient contactĂ© Amar Cheikh pour rejoindre le maquis, leur a donnĂ© rendez-vous pour vendredi au moulin, Ă Agouni, au marchĂ© hebdomadaire de DjemaĂą Ouffela et quâil va les exĂ©cuter. Cette nouvelle dĂ©concertante est incomprĂ©hensible, et le vieux maquisard Amar Cheikh, chef important, ne peut que rejoindre et se plier Ă un ordre. Et Ahmed ZaĂŻda mâapprend que tous les responsables militaires lui ont demandĂ© de contacter Amar Ould Hammouda afin quâil nâaille pas au rendez-vous. Et il a ajoutĂ© comme reponse Ă ma question que ses responsables ont essayĂ© de contacter Amar Cheikh, nĂ©anmoins ils ne savaient pas oĂč il se trouvait. Nous avons toutefois essayĂ© de prendre contact avec le frĂšre de Amar Ould Hammouda, Salah, sans succĂšs car le dĂ©lai est trĂšs court.
Nous avons Ă©galement informĂ© sa famille à « Tassaft », persuadĂ©s quâil va leur rendre visite avant son dĂ©part au maquis. Car, il est mariĂ© et pĂšre de trois enfants et une Ă©pouse attendant un quatriĂšme. Un mois aprĂšs, Ahmed ZaĂŻda mâinformait que Amar Ould Hammouda nâa pas Ă©tĂ© chez lui, mais il avait passĂ© une nuit chez son ami Ă lui Ă Ath Yenni et quâil sâest prĂ©sentĂ© au rendez-vous. Est-ce la vĂ©ritĂ© ? Bien plus t**d, nous avons appris que Amar Ould Hammouda et Embarek AĂŻt Menguelet ont Ă©tĂ© condamnĂ©s au village « AĂŻt Ouabane » par un tribunal composĂ© de Krim Belkacem, Mohammedi SaĂŻd, Amar Ouamrane et Amar Cheikh. Krim a fait ret**der leur exĂ©cution de 15 jours. Est-ce pour informer Abane Ramdane ? Ahmed ZaĂŻda reçoit aprĂšs le CongrĂšs de la Soummam lâordre de Krim Belkacem de rejoindre le maquis, car lâaffaire « Oiseau bleu », sâest Ă©bruitĂ©e. Il a eu un accident de voiture prĂšs de RĂ©ghaĂŻa et il a Ă©tĂ© hospitalisĂ© Ă El Harrach. Il est blessĂ© au dos, mais il sâest levĂ© pour me remettre une petite valise rouge pleine de billets de banque neufs. Deux jours aprĂšs, Ahmed ZaĂŻda me rappelle pour lui remettre la valise, car il devait quitter lâhĂŽpital Ă minuit pour rejoindre ensuite le maquis avec mille hommes.
Ben Youcef Ben Khedda semble vouloir ĂȘtre, aprĂšs avoir Ă©tĂ©
DĂ©but octobre 1956, jâai dĂ©jeunĂ© avec BennaĂŻ Ouali Ă la rue Bab Azzoun et nous faisions les cent pas Ă 13 heures au Square Bresson (Square Port SaĂŻd). Chergui Brahim, responsable du FLN, me signale, de toute urgence, au CCE. Je suis ainsi convoquĂ© par Ben Khedda. Lâodeur de la mort est dans lâair. Il faut en parler. DerriĂšre ses lunettes qui dissimulent Ă peine son regard, il mâapprend avec dĂ©licatesse et dĂ©tours, qui lui sont familiers, que BennaĂŻ Ouali est condamnĂ© Ă mort par le CCE. La vie, dit-il, est faite dâun destin qui nous dĂ©passe. On ne peut ni ret**der ni avancer lâheure de la mort fixĂ©e par le destin, fulmine-t-il. Le besoin de crier monte, me gonfle, me prend la gorge, mais je me maĂźtrisais et je serrais mes mĂąchoires. Ma tĂȘte Ă©clate de colĂšre et de rage qui grandissent, mais je les jugulais pour que Ben Khedda ne dĂ©couvrit pas ma dĂ©tresse. Je retenais ma respiration jusquâĂ en devenir rouge. NĂ©anmoins, un cri de dĂ©tresse sortait de mes lĂšvres et je nâavais pas pu le retenir.
Nous sommes donc revenus Ă la « crise berbĂ©riste » de 1949. La haine est partie intĂ©grante des dirigeants PPA-MTLD qui se dĂ©truisent les uns les autres. Les adolescents politiques ne deviennent pas toujours adultes. La dĂ©cision du CCE dâexĂ©cuter BennaĂŻ Ouali a Ă©tĂ© prise sous la pression des anciens du PPA, qui ont pris le train de la RĂ©volution en marche, se sont retrouvĂ©s dans la locomotive, mais aussi chef de train. La tempĂ©rature a atteint au cours de notre entretien un niveau dâĂ©bullition. La tension a fait jaillir en Ben Khedda qui est maĂźtre de sa pensĂ©e et de son verbe, une colĂšre vite maĂźtrisĂ©e pour ne pas donner libre cours Ă ses sentiments. « Le CongrĂšs de la Soummam, dit-il, est un moment-clĂ© de la RĂ©volution. Câest de cette autoritĂ© suprĂȘme de la RĂ©volution quâĂ©mane la dĂ©cision de lâexĂ©cution de BennaĂŻ Ouali. Le CCE ne fait quâappliquer la sentence prononcĂ©e par cette institution. » Ben Khedda a une grande complicitĂ© avec Abane sur les choses essentielles, dâautant plus quâils vivaient ensembles, depuis un an et demi. Il le rassure, le stabilise et le complĂšte. Ensuite, je rencontre BennaĂŻ Ouali, une semaine aprĂšs mon entrevue avec Ben Khedda.
« Si tu rencontres Abane, tu lui diras de ma part⊠»
En quoi BennaĂŻ Ouali peut-il ĂȘtre aussi dangereux pour la RĂ©volution ? Il nâa pourtant pas pris part Ă une quelconque conspiration que ce soit, et encore moins Ă un complot contre la RĂ©volution. Il a intĂ©grĂ© la mort dans son existence, car câest une rĂ©alitĂ© quâil a vue de prĂšs durant sa vie clandestine. Le tragique sâest trop tĂŽt invitĂ© dans sa vie. Il a cĂŽtoyĂ© la mort dont il est un habituĂ©. Pourquoi ce besoin psychique de purifier la RĂ©volution par la condamnation des berbĂ©ristes considĂ©rĂ©s comme des facteurs de dĂ©rive, de comploteurs, alors quâils sont tous pourtant au service de la RĂ©volution, dĂšs la premiĂšre heure ? Câest le condamnĂ© Ă mort par le CCE qui parle (BennaĂŻ Ouali). Je ne fais que transcrire ses paroles avec mon stylo : « Nous sommes chargĂ©s de cinq mille ans dâhistoire. Câest le prix dâĂȘtre un peuple, avec son histoire, sa source, ses racines, sa culture, sa langue, sa terre fertilisĂ©e par le sang des meilleurs de ses fils pour la libĂ©rer des envahisseurs. Le droit Ă nâĂȘtre ni colonisĂ© ni soumis Ă la domination dâune personne Ă©trangĂšre, est le message de Jugurtha Ă©crit par Mohammed Cherif Salhi et sabotĂ© par la direction PPA-Mtld, qui a Ă©liminĂ© la pĂ©riode antĂ©islamique du peuple algĂ©rien. Je refuse de mâinscrire devant cette condamnation Ă mort, illĂ©gitime, sans procĂšs. Et remuerais ciel et terre pour la combattre. Jâai servi le parti et mon pays au prix de renoncement et de multiples sacrifices. Je reste dans mon pays, parce que câest mon devoir, et toute fuite est une dĂ©sertion. Fuir est contraire Ă ma conscience et Ă mon honneur, deux choses qui ne sâaliĂšnent pas et dont je suis le seul dĂ©positaire. Et si tu rencontres Abane, tu lui diras de ma part : âEn creusant ma tombe, tu creuses aussi la tienne.â »
Ma derniĂšre rencontre avec Abane
CâĂ©tait un certain soir de dĂ©but de lâannĂ©e 1957, Mme Ben Osmane, qui habitait le mĂȘme immeuble que moi Ă la rue Dar-Souk, sonna Ă ma porte et me demanda de la rejoindre chez elle pour rencontrer un ami. En rentrant, je me retrouve face Ă face avec Abane Ramdane que je nâai pas revu depuis octobre 1956, aprĂšs une explication orageuse sur la grĂšve des huit jours. En ma qualitĂ© de responsable de lâUgta, je nâavais quâun moyen pour me battre, me battre encore pour que le CCE (Abane et Ben Khedda en particulier) comprennent que la grĂšve des huit jours est une catastrophe nationale quâil fallait limiter Ă deux jours et seulement pour le dĂ©partement dâAlger. Faire une grĂšve de huit jours sur lâensemble du territoire national, câest livrer bataille sur un terrain oĂč lâon est sĂ»r de se faire battre. Elle sera un cuisant Ă©chec pour le CCE, un dĂ©saveu de stratĂ©gie et de politique.
Abane avec ses crises de colĂšre aussi brusques et violentes mâavait dit :« Nous ne te demandons pas ton avis, mais seulement dâobĂ©ir, de te soumettre ou de te dĂ©mettre. » Le CCE est une Ă©quipe composĂ©e de cinq membres avec un leader Abane Ramdane, architecte de la plate-forme de la Soummam. Abane est visionnaire, douĂ© dâune intelligence stratĂ©gique. Câest la boussole de la RĂ©volution. Homme de lâaube tournĂ© vers le soir, homme du prĂ©sent orientĂ© vers lâavenir. Abane creuse de profondes fondations pour bĂątir la Maison AlgĂ©rie aprĂšs lâIndĂ©pendance.
Il est surtout habitĂ© dâun grand dessein qui sâest tracĂ© et quâil assure : le triomphe de la RĂ©volution. Il est compĂ©tent, crĂ©atif, dynamique, a le goĂ»t du pouvoir et la volontĂ© tĂȘtue que cela implique, assume sa fonction exigeante, multiple et complexe avec habiletĂ© et talent.
LâexĂ©cution de BennaĂŻ Ouali
Le CCE a donc ordonnĂ© lâassassinat de BennaĂŻ Ouali. Le colonel Mohammedi SaĂŻd, dit Si Nacer, chef de la wilaya III a exĂ©cutĂ© la sentence du CCE, le 13 fĂ©vrier 1957, Ă El-Djemaa NâSaharidj, dans son propre village qui lâa vu naĂźtre en mars 1917 et qui lâa vu mourir en 1957, Ă lâĂąge de 40 ans. Son nom ne tombera pas dans lâoubli et entrera dans lâHistoire.
Depuis lâassassinat de Amar Ould Hammouda en avril 1956, BennaĂŻ Ouali Ă©tait un mort en sursis. Car, câĂ©tait lui qui se trouvait dans lâĆil du cyclone et nâavait aucune chance dâĂ©chapper, et le savait bien. LâĂ©puration des militants de la crise berbĂ©riste de 1949, se faisait en les fusillant Ă la hĂąte et au hasard, au coin dâune forĂȘt, sur une route ou dans une rue. « Le disparu, si lâon vĂ©nĂšre sa mĂ©moire est plus prĂ©sent et plus puissant que le vivant », Ă©crit Saint-ExupĂ©ry. Le grand chĂȘne a Ă©tĂ© abattu, mais il a laissĂ© des glands qui se sont enracinĂ©s, et qui sont devenus de jeunes chĂȘnes vigoureux, qui reprĂ©sentent le flambeau.
Les dirigeants qui assassinent leurs pairs risquent eux-mĂȘmes dâĂȘtre assassinĂ©s, car selon la RĂ©volution française de 1789 : « Un pur trouve toujours un plus pur qui lâĂ©pure. » Le premier des droits de lâhomme, câest dâĂȘtre une fille ou un fils du peuple, câest promouvoir sa langue maternelle qui est une patrie et la premiĂšre des patries. Le long combat pour inscrire tamazight dans lâIdentitĂ© nationale en qualitĂ© de langue officielle, ne fait que commencer.
Ali Yahia Abdennour, Lâexpression