31/07/2023
Il en fallait bien une... Une bonne journée bien difficile. Je vous avais quitté en algarve, sous un soleil de plomb, 39 degrés à l'ombre. J'avais trouvé un camping tenu par une française, très bien, avec un petit bar et de la bière fraîche, il ne m'en fallait pas plus ! J'ai discuté un bon bout de temps avec Lino, portugais francophone de 71 ans. Après une nuit beaucoup plus sereine que la nuit précédente, j'ai pris la route pour l'Espagne sur les coups de 11h30. Très chaud ! J'ai quitté le blouson et roulé en bras de chemise comme disent les vieux. Ça donne un bronzage rigolo et assez ridicule. Donc, on arrive aux moments difficiles... À l'approche de la frontière espagnole andalouse les routes sont désertiques, pas âmes qui vivent sur des kilomètres à la ronde, une chaleur toride, tu flippe de tomber en carafe dans cet endroit. J'aperçois une rivière, qui borde une sorte de calle pourrait-on dire avec un petit troquet et quelques maisons... Je m'arrête un court instant, histoire de prendre une ou deux photos.. Je pose le téléphone, met le casque, et hop me voilà reparti... Au bout de vingt bornes je m'aperçois que je n'ai plus de téléphone ! Aaaaaargh ! Damned ! Demi tour en espérant le retrouver intact... De retour à la calle, je le retrouve éparpillé au sol, brûlant comme la braise, dans un état semi comateux du fait de la chaleur. Je met la bécane sur sa béquille latérale, j'en descend pour ramasser mon téléphone, il y avait une légère pente, la béquille se dérobe et la bécane se couche sur son côté gauche ! Aaaaaaaargh ! Damnation ! Avec son chargement elle approche des 240 kilos my babystar ! Un pêcheur était là par chance pour m'aider à la relever. Ouf ! Par contre le sélecteur de vitesse en avait pris un coup. Tordu ! Mon démonte pneus ( qui était dans ma valise, je précise) à pu le detordre légèrement histoire que je puisse repasser les vitesses... Le tout vous imaginez bien sous une chaleur démentielle. Je suis enfin reparti pour une centaine de kilomètres, et je me suis posé dans un endroit improbable tenu par une sorte d'association qui se nomme Global Tribe, à la mentalité eco responsable. J'ai dîner sur une tablée d'une quinzaine de personnes, hollandais, belges flamands, et fini la soirée avec eux entre un van et une caravane à fumer et boire des coups, ma journée se terminait bien. Actuellement je suis dans un lavomatic à laver mes slips et mes chaussettes... Super. Je prendrai la direction de málaga tout à l'heure. La bise.