10/06/2017
Je serai present
Telle une oie, défendons nos petits !
Grande mobilisation, CE LUNDI, à 12 h, à BIDACHE pour dénoncer la situation d'un élevage de canard Kriaxera.
Les seuls "naisseurs" de canard Kriaxera (souche ancienne) sont à Bidache et sont sommés de détruire les "oeufs prêts à éclore". Cette décision administrative menace la préservation de cette souche et la survie des petites fermes qui travaillent avec cette souche rustique de canard.
(Communiqué d'ELB - Confédération Paysanne Pays Basque - 09/06/2017).
Nous organisons une large mobilisation lundi midi (12h précises) sur la place de Bidache, à l’occasion de la conférence de presse destinée dénoncer la situation d’un élevage de canards de cette commune.
Nous trouverez ci-dessous un résumé de la situation. Merci d’être nombreux, nous avons besoin de la solidarité de tous !!
Couvoir Lataillade Bidache : résumé de la situation
L’épisode de grippe aviaire a conduit à la mise en place d’une série de mesures et de zonages en fonction de la localisation des foyers (élevages contaminés).
La filière palmipèdes (canards) est organisée de telle sorte que le premier maillon est constitué des couvoirs, élevages de canards reproducteurs qui font éclore des oeufs et fournissent des canetons de 1 jour aux éleveurs qui les élèvent et/ou les gavent par la suite.
L’affaire qui nous préoccupe concerne le couvoir de la Bidouze (famille Lataillde) à Bidache. Ils détiennent trois souches de canards dont deux locales et anciennes qu’ils sont les seuls à produire (canards Kriaxera et canards landais-Rouen).
Lors du dernier épisode de grippe, bon nombre d’élevages autour du couvoir ont été contaminés par le virus. Chez Lataillade, les canards avaient été confinés (fermés en bâtiment) de façon à être préservés et non concernés par les mesures d’abattage préventif.
A la veille de la fin du vide sanitaire, des analyses réalisées sur l’élevage ont mis en évidence des résultats positifs en sérologie (prise de sang) mais négatifs en virologie (présence effective de la maladie). Cela signifie que la maladie est passée par l’élevage mais que le virus n’y est plus.
L’administration part du principe qu’une sérologie positive est un danger et veut abattre cet élevage en laissant la possibilité néanmoins d’assurer la production d’oeufs qui devront être couvés ailleurs que dans la ferme et qui en théorie assureront le renouvellement du cheptel une fois que tout le reste sera tué.
Plusieurs semaines de négociation avec l’administration n’ont rien donné. Hier elle a produit l’arrêté préfectoral imposant l’abattage d’une partie des canards et la destruction des oeufs destinés à produire des canetons pour les éleveurs. Tout doit être exécuté pour mercredi prochain.
L’administration met en danger une race locale et toute la filière qui y est liée (dont le couvoir en premier lieu). Nous ne pouvons l’accepter d’autant que le risque sanitaire est complètement exagéré.
Nous nous dirigeons droit vers une confrontation comme dans le cas des trois fermes de Gabat, Domezain et Barcus que nous avons défendues avec des centaines de paysans, élus et consommateurs.
Lundi, la mobilisation doit être forte et déterminée à Bidache. Mercredi, les premiers oeufs (que l’administration impose de détruire avant cette date) vont éclore donnant les premiers canetons de la saison à destination des éleveurs. Nous n’envisageons pas que cette couvée soit détruite.
Nous appelons à un large soutien à l’élevage paysan par une présence massive lundi sur la place de Bidache à 12h00 précises.