02/09/2026
Bruno VĂ©lo est un acteur essentiel pour Le Panier du Miron : câest lui qui entretient la flotte de vĂ©los et me permet dâexercer mon activitĂ© dans de bonnes conditions.
DerriĂšre lâattribution dâun marchĂ©, il nây a donc pas seulement le nom dâune entreprise retenue et celui dâune entreprise qui ne lâest pas. Il y a tout un Ă©cosystĂšme local de petites entreprises qui travaillent ensemble, se recommandent, se dĂ©pannent et se rendent mutuellement service.
Les collectivitĂ©s sont tenues de respecter les rĂšgles de la commande publique. Mais je crois aussi quâil est important de mesurer les consĂ©quences quâune dĂ©cision peut avoir sur le tissu Ă©conomique local, particuliĂšrement lorsquâil sâagit de petites entreprises dont lâĂ©quilibre est parfois fragile.
Parce que si demain un acteur local comme Bruno Vélo disparaßt, ce ne sont pas seulement ses propres emplois et son activité qui sont concernés. Des entreprises comme la mienne peuvent aussi se retrouver fragilisées.
Faire vivre lâĂ©conomie locale, ce nâest pas seulement acheter local. Câest aussi permettre Ă ceux qui entreprennent localement de pouvoir continuer Ă travailler et Ă se dĂ©velopper sur leur territoire.
DĂšs lors, comment concilier les rĂšgles de la commande publique avec la prĂ©servation dâun tissu Ă©conomique local dont les collectivitĂ©s ont elles-mĂȘmes besoin ?
đČ La polĂ©mique enfle dans les Vals du DauphinĂ© aprĂšs lâattribution du marchĂ© âSavoir rouler Ă vĂ©loâ. Bruno VĂ©lo, qui lâa perdu au dĂ©triment dâune entreprise implantĂ©e hors du territoire, regrette que le choix de lâintercommunalitĂ© « fragilise » une entreprise locale. Les Vals du DauphinĂ©, eux, dĂ©fendent une dĂ©cision conforme aux rĂšgles de la commande publique.
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