30/08/2021
« Il ne faut pas banaliser ce que nous faisons »
Damien Cloarec est toujours aussi émerveillé par La Solitaire du Figaro qu’il a longtemps comparée à une drogue dure, en revanche, il regrette qu’elle se soit un peu trop banalisée au fil des années. Cette course qui a fait rêver des générations d’enfants et de jeunes marins en devenir, ou pas, lui paraît un peu édulcorée aujourd’hui. « Nous sommes quand même 34 marins à avoir fait un aller retour dans le Golfe de Gascogne et, à part pour le premier, on dirait que c’est devenu normal, presque banal. Je suis content pour Xavier, mais il y a autant d’histoires que de marins et ça m’attriste qu’on n’en parle pas davantage ».
Concernant cette première longue étape, le skipper de SafeRail est relativement satisfait de son résultat (24ème). « Sans entraînement avant saison, j’ai vécu l’étape à mon rythme en m’efforçant de prendre soin de moi. Je me suis imposé des siestes pour dormir au moins deux heures par 24 heures, je me suis alimenté régulièrement et correctement, je me suis changé… Bref, j’ai fait attention à ne pas me mettre dans le rouge. Pour ce qui est de mon classement, je ne suis pas trop déçu. J’ai vécu de supers moments et navigué au sein d’un groupe plutôt sympa, nous avons livré une belle bataille entre nous, c’était chouette.»
Demain est un autre jour. Les 34 concurrents poursuivront leurs 34 histoires individuelles et collectives sur la deuxième étape de la Solitaire qui va les emmener à Fécamp. Avant de gagner le port normand, il leur faudra avaler 490 miles en passant par le plateau de Rochebonne, la pointe Bretagne et celle du Cotentin… Courants, marées, passages à niveau, tout ce qui fait le charme inégalé de la Solitaire, surtout pour les ‘reste à terre’ qui se régalent en suivant l’évolution des skippers sur la carto !