12/04/2026
ELLE S’EN EST SORTIE !!! 🩷
TÉMOIGNAGE...
Je l’ai rencontrée à Narbonne,
Une femme brisée, autant par la vie que par elle-même.
Pourtant, rien ne la prédestinait à tomber.
Jusqu’à la quarantaine, elle avait tout d’une vie ordinaire :
un travail, des enfants, un compagnon, et même un appartement acheté à crédit. Une stabilité fragile, mais bien réelle.
Puis tout a basculé !
La perte d’emploi de son compagnon.
La violence qui s’installe.
Et finalement, la rupture.
Ce qui aurait pu être une libération s’est transformé en chute.
Les difficultés financières arrivent rapidement.
La solitude, elle, s’installe durablement.
Et dans ces moments-là, on découvre une vérité dure :
les amis… ne sont pas toujours là quand tout s’effondre.
La dépression la frappe de plein fouet.
Elle perd son travail.
Sa santé mentale vacille.
Et les mauvais choix s’enchaînent...
Seize mois plus t**d, elle rencontre un homme.
Un Carcassonnais.
Selon elle, il ne consomme que “festivement”, le week-end.
C’est à ce moment-là que je la rencontre, l’aide comme peux, quelques mois...
Pour fuir la solitude, elle le suit.
Elle s’installe près de Carcassonne, dans un petit appartement.
Trop petit pour accueillir ses enfants, déjà partis vivre chez leur père.
La drogue, au départ occasionnelle, devient une habitude.
Puis une nécessité.
Ce qui était festif devient banal.
Ce qui était contrôlé devient une dépendance.
Elle s’enfonce.
Elle revient à Narbonne sans logement.
Elle passe de canapé en canapé, chez ceux qu’elle appelle encore des amis.
Autour d’elle : drogue, alcool, sexe, errance.
Elle ne se reconnaît plus.
Ni physiquement.
Ni mentalement.
Puis, un jour, elle accepte de se faire aider.
Par nous, par vous...
Une cure.
Un arrêt.
Un combat.
Une renaissance.
Elle repart à Carcassonne.
Un appartement.
Un petit travail.
Rien d’extraordinaire, mais tout est essentiel.
Elle m’a gardé sur Facebook.
Un jour, elle m’écrit. C’était hier.
Elle nous remercie.
Pas pour l’avoir sauvée.
Juste pour ne pas l’avoir jugée dans ses pires moments.
Puis elle m’appelle. Hier...
Et là… j’entends une autre femme.
Une voix posée.
Une présence.
Quelqu’un que je n’avais encore jamais vraiment connu.
Peut-être celle qu’elle était avant.
Ou peut-être celle qu’elle est devenue.
Puis elle me dit :
“Je dois te laisser… mes filles arrivent.”
Et dans cette simple phrase, il y avait tout.
Sa victoire.
Sa reconstruction.
Son trophée.