La Coopérative 06

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La Coopérative 06 En janvier 2011, La Coopérative a remporté l’appel d’offres lancé par la Ville de Nice pour la gestion artistique de Nikaïa Live (salle 700) au palais Nikaia.

14/10/2026

La Berlue Générale Film Festival est de retour pour une seconde édition au Le Cinéma de Beaulieu !

Pour sa seconde édition, le festival s’agrandit et se déroulera désormais sur quatre jours du jeudi 22 octobre au samedi 25 octobre.
Du cinéma d’animation au documentaire en passant par le cinéma expérimental, l’horreur et le film de patrimoine, il y en aura pour tous les goûts.

Cette année le festival invitera Jean-Gabriel Périot, Reivaks Timeless et Maxime Lachaud.
Maxime Lachaud a répondu pour l’occasion à une carte blanche LIGHT CONE 16mm. Il introduira également la séance de Begotten et présentera son nouvel ouvrage, Shockroads.

Enfin, l’ancrage entre cinéma et musique perdurera avec une performance d’Hemene & Hel (folk drone), le samedi soir, et un ciné-concert exceptionnel de Le Golem (1920) réinterprété en direct par Golem Mecanique (occult drone), le dimanche soir.

Bonne berlue à toutes et à tous…

Un visuel réalisé par

Achud Malax

Ville de Beaulieu-sur-Mer

POTEMKINE films Nour Films Haut et Court

08/10/2026

JEUDI, VENDREDI, SAMEDI, La Semeuse, 20 heures

https://my.weezevent.com/prom_14-1

"Brillant, féroce, nécessaire"
"Une charge frontale contre les tartuffes qui gravitent autour de l'attentat".
Nice-Matin

"Une proposition salutaire, drôle et dérangeante, qui arrache le drame niçois à la récupération politique pour lui rendre sa dimension profondément tragique et humaine." La Strada

05/10/2026

Edito – Michel Sajn in La Strada N° 392 – du 5 Octobre au 1er Novembre 2026 –
www.la-strada.net
Ce corbeau en couverture nous a été inspiré par le visuel de l''édition 2026 du Festival du Polar de Saint-Laurent-du-Var (06) - Page officielle (voir article page 25 et visuel page 32). Mais il nous rappelle aussi un poème d’Edgar Allan Poe : Le Corbeau (1). Car, comme dans ce texte, un beau matin, on se lève et on ne supporte plus l’environnement toxique de l’instant. On se dit : "Jamais plus" ! Je n’accepterai jamais plus les guerres, les tueries, la violence. Jamais plus les mensonges, les fake news, les manipulations, les insultes, la haine. Jamais plus l’égoïsme, l’injustice, la cupidité et la violence. Jamais plus une Mère Nature dépouillée, flétrie, brûlée, empoisonnée. Dès que l’on se "connecte" aux réseaux, à la radio, à la TV, à la presse, à la rue. Le jamais plus s’amplifie. On a l’impression que jamais plus nous n’aurons droit à la fraîcheur des arbres, au chant des oiseaux, à la paix, à la liberté, à la vérité… Cette chape de plomb qui tombe peu à peu sur nous semble nous signifier que jamais plus nous ne pourrons revenir à plus d’humanité, à plus de "vivant", car les machines vont nous remplacer, que jamais plus nous ne reviendrons à un monde de solidarité, d’empathie, et de liberté.
"Jamais plus" devient alors une source de révolte. Ainsi jamais plus nous ne ferons confiance aux tribuns qui promettent et ne font pas, aux experts en technologie qui jouent aux apprentis sorciers, aux oiseaux de mauvais augure qui voient insécurité et danger dans l’altérité et dans la différence. Jamais plus nous n’autoriserons l’extermination d’humains et d’êtres vivants. Jamais plus nous n’accepterons le monde à deux vitesses : où une poignée possède tout abandonnant la multitude dans le dénuement et la souffrance. Jamais plus nous ne laisserons les "marchands du Temple" diriger les cités. Jamais plus nous n’autoriserons la réécriture de l’Histoire. Jamais plus nous n’autoriserons la censure, les appels à la haine, ces discours qui comme une vague de boue ont semé confusion et terreur. Jamais plus nous n’autoriserons que l’on détruise nos libertés fondamentales.
Est-ce un rêve ou plutôt un cauchemar ? Est-ce réel ? Difficile de trancher dans ce monde où le soi-disant progrès technologique est devenu l’outil principal du mensonge et de la manipulation. Notre avenir prend des airs d’Halloween, où une soirée durant les jeunes gens jouent à se faire peur. L’ennui c’est que ce jeu macabre est devenu notre quotidien. Alors jour et nuit, les informations, vraies, fausses, approximatives nous inondent et nous rappellent Night and Day, cette chanson, ce poème de Léo Ferré (…)
Night and day
Ça tape ça tape ça tape
Ça crie ça crie ça crie
Ça tape ça crie ça gu**le
Et puis ça rotative
Et l'encre se déloque à la gu**le des gens
Le sperme des nouvelles se met du noir aux yeux
Des nouvelles sensas et super et mon cul
À vous donner l'idée de retourner vers les oiseaux
Night and day (…)
Dans Night and Day de Léo Ferré, sur l'album Amour Anarchie (1970)
Immuable, perpétuel, ce flux, qui devrait nous permettre de nous situer, ne fait que nous perdre, nous noyer, dans un océan de terreur et de tristesse. Pourtant il y a d’autres possibilités pour sortir de cette noirceur : résister, en renforçant nos liens d’amitiés et d’amour, garder l’espoir, et mieux encore, le désir… de liberté, de fraternité et d’équité. Car l’isolement, le stress et la confusion que génère cette nouvelle société ne peuvent être des paramètres acceptables. Cette autorité qui s’installe par la peur et la répression est en fait très fragile. Pour exister, elle a besoin de nous. Alors il faut choisir et arrêter de prendre des "faux-fuyants"… L’autorité est violente, elle ne sait plus débattre, elle ne le peut plus en fait, tant son action est par trop verticalisée et subie par la population. Le civisme n’est pas "obéir", c’est décider ensemble et respecter cette décision en République.
La dialectique sécuritaire, au nom de l’ordre public, au nom de la lutte contre le terrorisme, au nom de la sécurité sanitaire a interdit depuis quelques années les réunions publiques, censuré parfois les spectacles… Mais voilà qu’à présent on annule des manifestations culturelles car elles sont "trop politiques”, pas assez culturelles. Les censeurs ne se cachent même plus. Il ne peut y avoir antinomie entre ces deux termes en République. Car cette dernière est une culture qui nous lie et qui devrait être la base de toute action politique. La France est le "Pays des Lumières", c’est sa Culture qui a fait sa force politique et sa grandeur. Et la Culture ne se limite pas au patrimoine, elle est doit rester vivante et libre pour qu’existe la démocratie.
Vous aurez beau nous faire peur, nous ne lâcherons jamais notre quête, notre créativité, notre empathie, et nous continuerons à créer quoique vous inventiez pour nous opprimer. Qu’on se le dise !
Alors ce corbeau, malgré sa noirceur n’est pas symbole de morbidité mais de refus, car depuis Edgar Allan Poe, qu’ils soient poètes ou punks, dépressifs ou insolents, les Baudelaire, Mallarmé, et autres Stranglers, ont utilisé ce symbole comme celui d’un résistant, du refus, car son nom est Never More (Jamais Plus).
Parce que depuis la nuit des temps, nous savons à quoi mène une société où la loi du plus fort ou du plus riche règne. Il ne faut JAMAIS PLUS que cela se passe !
(1) litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/edgar-allan-poe-le-corbeaupoeme.Html

05/10/2026
11/09/2026

Colère de Benjamin Biolay contre France Inter, symptôme d'une dérive plus large

Le chanteur a dénoncé l'utilisation détournée d'un de ses titres consacré aux migrants morts en Méditerranée par l'humoriste Sophia Aram, en pleine polémique sur l'arrivée d'un cadre de Valeurs actuelles à l'antenne de la radio publique.

Il fallait sans doute s'y attendre. Quand une chaîne publique choisit de banaliser l'extrême droite en lui offrant un micro chaque dimanche matin, les dérapages finissent par se multiplier. Cette semaine, c'est Benjamin Biolay qui en a fait les frais, et avec lui, la mémoire de tous ceux qui ont péri en tentant de traverser la Méditerranée.

Dans sa chronique consacrée à l'arrivée controversée de Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, sur France Inter, l'humoriste Sophia Aram a choisi d'illustrer son propos par un extrait sonore de La Traversée, chanson que Benjamin Biolay avait composée en 2022 en hommage aux migrants disparus en mer. Le procédé se voulait drôle, moqueur à l'endroit des salariés en grève qui menaçaient, selon la chroniqueuse, de diffuser l'intégrale de l'artiste plutôt que de cesser le travail. Le résultat est d'un tout autre ordre : une chanson née du deuil et de la solidarité, réduite au rang de private joke pour habiller une polémique de rentrée.

La réaction du chanteur n'a pas tardé. Sur les réseaux sociaux, visiblement excédé, il a qualifié ce détournement d'absolument ignoble, rappelant le sens profond du texte et le contexte tragique qui l'a inspiré. Il a également republié les paroles de sa chanson, comme pour remettre les choses à leur juste place face à une plaisanterie qu'il juge indigne du sujet.

Car au fond, cette petite polémique en dit long sur la manière dont une partie du service public traite aujourd'hui les enjeux les plus graves de notre époque. Pendant que des femmes et des hommes continuent de mourir en mer faute de voies légales et sûres pour rejoindre l'Europe, on trouve le moyen d'en faire une private joke radiophonique. Pendant que les salariés de Radio France se mobilisent, à raison, contre la normalisation d'une ligne éditoriale d'extrême droite au sein de leur propre maison, on choisit de tourner leur colère en dérision plutôt que de l'entendre.

Car il ne faut pas s'y tromper : le vrai sujet, ce n'est pas la chanson de Benjamin Biolay. C'est l'entêtement de la direction de Radio France à imposer, envers et contre l'unanimité de ses rédactions, un responsable d'un magazine classé très à droite comme éditorialiste hebdomadaire. Réunis en assemblée générale début septembre, les personnels ont voté à l'unanimité une motion de refus catégorique, rappelant que le pluralisme ne saurait servir de prétexte à la légitimation de n'importe quelle parole. Un préavis de grève a été déposé pour les 13 et 14 septembre, et un rassemblement est prévu le jour même de la chronique contestée. Face à cette mobilisation inédite, la présidente de Radio France a maintenu sa décision, invoquant un service public qui ne serait ni un champ de bataille ni un espace aseptisé, quand ses propres salariés y voient au contraire une ligne rouge franchie.

Cette affaire résume à elle seule le glissement à l'œuvre dans une partie de nos médias : sous couvert de pluralisme, on ouvre grand la porte à des idées qui stigmatisent les plus vulnérables, et quand des voix s'élèvent pour le rappeler, fût-ce à travers une chanson, on préfère en rire plutôt que d'interroger le fond. Benjamin Biolay a eu raison de hausser le ton. Il serait temps que d'autres, à commencer par ceux qui dirigent nos radios publiques, fassent de même.

Sources : 20 Minutes, Puremédias

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