02/03/2020
【De l’invitation à dîner à une réflexion sur la manière de vivre】
Pour les lieux de restauration, si c’est moi qui invite, j’aime offrir le meilleur, dans mes moyens, en vue de faire plaisir à mes invités. Dans le cas contraire, pour m’inviter, je préfère que ce soit le plus simple et raisonnable possible car ce qui m’importe le plus, ce sont la personne, le sujet de conversation et l’ambiance.
Il est évident qu’un plat savoureux fait plaisir. Un bon plat dépend du contenu, de la fraîcheur des ingrédients et de leur préparation. Néanmoins je trouve que le plaisir au restaurant peut aussi dépendre du désir et de la faim. En effet, plus on désire quelque chose, plus sa valeur ou sa saveur sont exacerbées. Et de même, plus on a faim, plus le goût et le plaisir sont satisfaits.
Je me souviens quand j’avais à peine 10 ans, à Taïwan, ma grand-mère m’a donné une grosse pomme Fuji qui coûtait plus qu’un jour de salaire à l’époque. J’étais sidéré par sa taille aussi grosse qu’un melon. Je lui ai proposé de la partager. Elle m’a dit qu’elle connaissait le goût et me laissait donc la déguster. Cela m’a beaucoup ému.
C’est sûr que je ne connais pas toutes les saveurs en cuisine, mais je n’en ai pas besoin car en limitant le désir, je peux être satisfait avec les saveurs que je connais, comme ma grand-mère me l’a appris pour cette pomme.
Ma réflexion c’est que si on sait se limiter, on aura alors plus de possibilités pour faire du bien à tout être vivants en réduisant les dommages sur notre environnement.
Pour aller plus loin, ma chambre à Boulogne a vue sur un jardin où je vois tous les jours les oiseaux qui picorent sur la pelouse. Malgré la météo ou les températures, ils n’abandonnent jamais. Par contre, ils ne prennent que ce dont ils ont besoin. Chez les humains, ce n’est malheureusement pas le cas. A cause de nombreux désirs, un humain prend inconsidérément les ressources de la planète au cours de sa vie. Le pire c’est que la population augmente sans cesse et pourtant on n’a qu’une seule Terre aux ressources limitées. Je me demande, si on considère qu’une infection acridienne est une catastrophe, pourquoi notre façon de vivre n’était-elle pas aussi une catastrophe? Ceci me fait penser à la politique de natalité de certains pays : on encourage les naissances afin de d’assurer la vie des retraités. A mon avis c’est un cercle vicieux et donc une erreur absolue.
Pour diminuer l’exploitation des ressources de notre planète, est-ce que l’on ne pourrait pas vivre de manière plus sobre ? C’est-à-dire limiter ses désirs afin de vivre une consommation plus raisonnable, et avant tout éviter le gâchis. Je pense que ce n’est pas que l’on ne peut pas, c’est qu’on ne veut pas. Etant donné qu’il est impossible de remonter le temps, je réfléchis à une évolution possible. Dans ce sens, je fais d’abord évoluer ma façon de vivre et réfléchi comment influencer mon entourage selon mes possibilités.