Rapidement trop petite pour faire face au développement du trafic, la gare de l'Ouest est remplacée, au même emplacement, par une nouvelle gare construite en 1852 par l'architecte Victor-Benoît Lenoir et l'ingénieur Eugène Flachat. Cette seconde gare survivra jusqu'aux années 1960 malgré la Commune et les guerres. Vers la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, elle accueille de nombreux Bre
tons arrivant par la ligne de la Compagnie de l'Ouest, pour trouver du travail. Ainsi, beaucoup d'entre eux s'installent dans les quartiers environnants qui deviennent ainsi le « fief » des Bretons de Paris (et des habitants originaires du nord-ouest de la France en général). C'est aussi de là que partent en vacances les Parisiens pour la côte Atlantique3. L'accident ferroviaire de 1895. La Gare du Maine, peu après son inauguration. Un accident, le 22 octobre 1895, fait traverser la façade par une locomotive à vapeur d'un train Granville-Paris, dont le freinage à main (freins à air comprimé de la société Westinghouse) était défectueux. La R***e générale des chemins de fer de 1889 note que la gare « compte sept quais principaux, dont deux avec deux voies sur le côté et deux avec trois voies (la troisième étant un retour central pour le dégagement des locomotives) au centre de la gare. Deux autres petits quais de service s'ajoutent à ce total très réduit ». En 1909, l'État rachète la Compagnie de l'Ouest, et de ce fait hérite pour la gare Montparnasse de nouvelles lignes, vers Tours, Nantes, Bordeaux, Saintes et La Rochelle. La gare est donc doublée en volume par la construction de l'avant-gare de Maine-Montparnasse, dont les travaux durent de l'après-Première Guerre mondiale jusqu'en 1934. En 1937, la ligne Le Mans-Maine-Montparnasse est électrifiée et utilise des locomotives de type 2D2, reléguant la gare Montparnasse historique au second plan. Seule la Seconde Guerre mondiale renvoie à plus t**d le devenir de cette première gare, détruite en 19663.
À la fin des années 1930, est inaugurée cette « gare du Maine » construite le long du boulevard de Vaugirard dans le style Art déco par l'architecte Henri Pacon, qui devient l'origine et le terminus des trains de grandes lignes ; l'ancienne gare, devenue trop étroite et trop courte est alors réservée aux trafics de banlieue. Le général de Gaulle et le général Leclerc, entourés de militaires français, à la gare Montparnasse le 25 août 1944. Fait marquant de la libération de Paris, c'est à la gare Montparnasse où il a installé son poste de commandement que le général Leclerc reçoit le 25 août 1944, à 15h 30, la reddition du général Von Choltitz, gouverneur militaire de la garnison allemande de la capitale, le 84e corps d'armée. Cet acte est contresigné par Henri Rol-Tanguy, chef régional des FTP-FFI (Francs-tireurs et partisans-Forces françaises de l'intérieur). Une heure plus t**d, le général de Gaulle, chef du Gouvernement provisoire de la République française, arrive à la gare et se voit remettre par Leclerc l'acte de capitulation