17/06/2026
Mardi 2 juin, le Collectif les Morts de la Rue organisait à Césure son hommage national aux 929 personnes sans domicile mortes dans la rue en 2025.
L’installation donnait la possibilité de « déambuler » à travers toute la France pour retrouver les noms des personnes que l’on aurait pu connaître, et de découvrir des fragments de leurs histoires grâce aux témoignages recueillis par le collectif.
L’après-midi a également été ponctuée de prises de parole et de moments musicaux assurés par l’Orchestre du Nouveau Monde et la Chorale de la Cloche.
L’hommage a permis de rappeler que mourir de la rue, c’est mourir prématurément, voir son espérance de vie réduite à seulement 49 ans en moyenne, soit plus de 30 ans de moins que pour l’ensemble de la population.
Que vivre à la rue abîme inexorablement la santé physique et mentale des personnes concernées, soumises à des conditions de vie extrêmes : violence, isolement, précarité sanitaire et absence chronique de soins médicaux adaptés.
Mais surtout que mourir de la rue n’est pas une fatalité, mais bien le fruit de défaillances structurelles et d’une forme d’indifférence sociétale envers les personnes les plus vulnérables.
Ainsi, chaque décès est un rappel brutal de l’urgence d’agir collectivement, de renforcer les dispositifs d’aide et de prévention, et surtout, de garantir l’accès au logement comme un droit fondamental. Car avoir un chez-soi, c’est bien plus que disposer d’un abri : c’est avoir un lieu où l’on peut vivre en sécurité, un espace où chacun peut s’accomplir pleinement en tant que citoyen.