19/10/2022
Saint-Denis-en-Val
Les ports, de l’Antiquité à la fin du XIX e
Publié le 18/10/2022
Les ports, de l’Antiquité à la fin du XIX e
Les emplacements des anciens ports ont été matérialisés par Gilles Mazzochi au travers d’ancres bleues. © Droits réservés
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« La Loire, un paysage qui change chaque année. » Tel est le message délivré par un panneau d’information planté sur la levée.
Un constat illustré par Gérard Mazzochi, passionné par la Loire et ayant grandi sur sa rive sud, qui a donné une conférence jeudi soir. En effet, il a effectué un travail méticuleux d’historien et même de géologue pour évoquer les ports de Saint-Denis-en-Val depuis l’Antiquité jusqu’à la fin du XIX e siècle. Ces ports, utilisés pour le transport de marchandises ou la traversée du fleuve, étaient fréquentés ne serait-ce que pour leur statut fiscal, plus avantageux que celui d’Orléans.
Face au château de l’Isle
Aujourd’hui, ces ports ont disparu. Mais grâce à ses recherches et à l’analyse des cartes de l’époque (pas toujours fiables), Gérard Mazzochi a matérialisé, sur une photo vue du ciel, l’emplacement des ports sur la rive sud de la Loire, depuis l’île Charlemagne jusqu’à La Fromentée dont le port date de l’Antiquité. Un port a même existé face au château de l’Isle.
Nombreuses sont encore les traces de ces ports parfois recouvertes par la végétation et bien en retrait dans les terres. Il peut s’agir de pavés, de cales simples ou doubles du XVII e siècle (pentes douces vers l’eau), de turcies et de digues, le tout construit par l’homme.
Ces vestiges ont été retrouvés lors de fouilles et d’opérations de dragage. L’une d’elles a permis de mettre à jour, enfoui dans les sédiments, loin de la rive actuelle, un bateau avec sa cargaison de pierres pouvant dater du XIII e siècle. Il ne reste plus qu’une partie de l’ancre !
La Loire est capricieuse et évolue. Une carte du XIX e siècle positionne l’île Charlemagne le long de la rive nord et va petit à petit migrer vers la rive gauche. Quant aux îles au large de Saint-Denis-en-Val, elles ont disparu.
La Loire peut aussi se mettre en colère comme en 1866, comme le montre un croquis ancien d’une digue en coupe. « Il ne sert à rien d’avoir voulu surélever les digues. Il faut savoir accompagner le fleuve dans son cours », a conclu le conférencier
Les ports, de l’Antiquité à la fin du XIX e