04/12/2025
LA CASE, EMBLEME DU PAYS KANAK
Symbole de la culture mélanésienne, la case demeure l’habitation ancestrale qui caractérise le paysage des villages kanak. Elle se distingue d’autres habitats calédoniens par ses différentes fonctions liées aux rapports sociaux du clan.
Selon les provinces et les îles, les cases présentent des formes différentes, mais la structure ronde est la plus traditionnellement utilisée par les bâtisseurs.
Les matériaux de construction sont généralement composés de végétaux. Sur la Grande Terre le torchis ou le ciment sont également utilisés pour l’édification des murs.
Habilement conçue, la case permet de conserver la chaleur ou préserver la fraîcheur selon les conditions climatiques. Sa conception résiste efficacement aux vents des cyclones.
La case domestique (familiale) peut héberger une famille et d’autres personnes du même clan, les enfants sont logés à l’arrière de l’espace intérieur. L’entrée est basse pour contraindre le visiteur adulte à se courber pour la franchir. Cette attitude signifie le respect témoigné aux habitants de la case. L’aménagement est sobre, composé d’une étagère, une simple fenêtre et le sol est tapissé de nattes et feuillages. Meubles et ustensiles contemporains s’introduisent progressivement dans cet univers préservé.
Malgré ces quelques concessions à la modernité, la structure architecturale de la case demeure l’expression du respect et de la coutume qui scellent les liens sociaux. Chaque élément qui compose l’habitation symbolise la structure hiérarchique du clan et sa cohésion sociale. La construction d’une case est réalisée par l’ensemble de la communauté ou chaque groupe exerce des tâches qui lui sont dédiées. Les gestes coutumiers qui accompagnent chaque étape de l’édification expriment le sentiment spirituel lié à cette œuvre commune.