SUD SHIPPING

SUD SHIPPING Sud Shipping, société de fret international basée à Tataouine, Tunisie. Notre agence commerciale

FRET INTERNATIONAL
TRANSPORT MARITIME DE CONTENEURS / VÉHICULES

30/08/2020

Bon démarrage annuel pour le marché conteneurisé africain

Le marché de la ligne régulière s'est plutôt bien porté au premier trimestre de l'année en Afrique subsaharienne. Selon la courbe présentée par l'analyste Container Trade Statistics (CTS), la période est plutôt à la hausse pour cette région du monde.

À l'export, le marché intra-africain de la ligne maritime régulière s'est montré le plus porteur avec une progression annuelle de plus de 6,66 %. Dans le détail, il a progressé en janvier de 6 %, en février de 8 % et en mars de 6 %.
En matière d'échanges intercontinentaux à l'export, l'Australasie a marqué une progression de 5 % en janvier et février mais une baisse de 2 % en mars. Au total, cette route maritime intercontinentale à l'export a marqué une augmentation de 3,33 % par rapport au premier trimestre 2019.

L'Extrême-Orient et l'Australasie en tête de l'import

Toujours en intercontinental, toutes les principales routes maritimes du monde ont montré des progressions à destination de l'Afrique subsaharienne par rapport au premier trimestre 2019. L'Extrême-Orient a représenté à l'import pour le continent africain une croissance mensuelle de 6 % en janvier et de 9 % en février et mars 2020.
L'Europe a successivement crû de 1, 9 et 6 % au cours des trois premiers mois de l'année, soit une moyenne trimestrielle de 5,33 %. Le Moyen-Orient et l'Inde ont représenté une augmentation mensuelle de 3 % en janvier et février et de 5 % en mars (3,6 % sur le trimestre).
L'Amérique du Nord s'est montrée moins bonne élève puisque les échanges destinés à l'Afrique ont progressé de 3 % en janvier, stagné en février et connu une hausse de 1 % en mars (+ 1,3 % en moyenne trimestrielle).
L'Amérique latine s'est montrée la partenaire la moins dynamique au premier trimestre (- 0,3 %). Les mois de janvier et mars ont montré une stagnation tandis que février a marqué un recul de 1 %

21/08/2020

Hapag-Lloyd : les bénéfices du groupe allemand multipliés par deux au premier semestre
21/08/2020 Vincent Calabrèse

Hapag-Lloyd a vu ses bénéfices flamber au 2e trimestre 2020. Ils ont en outre doublé au cours du premier semestre de l'année. Cette santé insolente n'est pourtant pas due à la hausse du nombre des conteneurs transportés mais uniquement à la bonne tenue des taux de fret ainsi qu'à la baisse du coût des soutes.

L'opérateur allemand n'échappe à la règle générale actuelle au plan financier. À l'instar de ses concurrents, le recul du nombre des conteneurs transportés n'a pas eu d'impact sur les finances de Hapag-Lloyd au cours du 2e trimestre.
Du coup, selon Alphaliner, le bénéfice net a bondi de 458 % au cours pendant la période. Il a atteint 257 millions d'euros pour un chiffre d'affaires qui est passé de 3,06 M EUR au second trimestre 2019 à 3,34 M EUR cette année.
Les bénéfices semestriels de la compagnie se sont chiffrés à 279 M EUR. Quant au chiffre d'affaires, il a représenté pour les six mois 6,3 md EUR.
L'Ebitda du groupe s'est élevé à 469 M EUR au premier trimestre et à 699 EUR au second.
Pourtant, dans cette période délicate de crise sanitaire, ses navires ont transporté pendant le premier semestre un volume du nombre d'EVP en recul de 3,5 % (5,75 EVP) par rapport aux six premiers mois de 2019 (5,96 M EVP).

Bonne tenue des taux de fret moyens plus surcharge fuel

Mais les taux de fret moyens sont passés entre-temps de 1.071 USD pour un EVP en 2019 à 1.104 USD au cours du premier semestre.
Une bonne augmentation renforcée par le Marine Fuel Recovery Mechanism, la surcharge fuel du groupe allemand.
En effet, Hapag-Lloyd n'est pas le seul à avoir tiré profit de cette période tourmentée par la crise sanitaire pour ne pas faire disparaître du bas de l'addition présentée au chargeur cette surcharge alors que le prix du fuel a fortement baissé. Même le prix du LSFO, le combustible conforme aux standards 2020 de l'OMI, ne s'est pas montré aussi cher que redouté par les acteurs.
Chez Hapag-Lloyd comme chez ses concurrents, on est conscient que les surcharges devront être r***es à la baisse au troisième trimestre.
Avant le démarrage du trimestre en cours, Hapag-Lloyd s'était fixé pour objectif de réduire sa capacité mise sur le marché dans la même proportion qu'au cours du second. Mais, considérant l'évolution de la demande au cours du juin, il a décidé de la réduire de 9 % en août. Pour mémoire, il l'avait diminuée de 16 % en mai.

12/08/2020

Le Liban doit réorganiser ses flux maritimes après la destruction du port de Beyrouth

La double explosion survenue le mardi 4 août sur le port de Beyrouth a mis à l'arrêt des installations essentielles pour le Liban. Tripoli est chargé de pallier la fermeture du premier port du pays, CMA CGM est impliqué dans cette réorganisation.

Depuis les explosions du mardi 4 août, le port est hors d'usage, y compris le terminal à conteneurs situé à quelques centaines de mètres de l'origine du sinistre.
Si les portiques ne semblent pas beaucoup endommagés, selon les différents témoignages, il est paraît clair qu'aucun risque ne sera pris et que les opérations ne pourront pas reprendre avant une inspection détaillée de l'outillage et de l'infrastructure. En revanche, la zone de dédouanement des conteneurs aurait été dévastée.
D'ores et déjà, le trafic du premier port du pays, par où transitent quelque 60 % des importations, est dévié vers Tripoli, environ 80 km plus au nord, même si les installations n'y sont pas de même niveau.
Le terminal à conteneurs de Beyrouth, d'une capacité de 1,5 millions d'EVP, est équipé de 16 portiques post-panamax, contre seulement deux pour son voisin, dont le terminal exploité par l'émirati Gulftainer présente une capacité inférieure à 500.000 EVP. En pleine mue, le port est encore largement fréquenté par des feeders, mais aussi par des navires plus imposants : ceux de Hapag-Lloyd et de CMA CGM.

CMA CGM touché au cœur

Très implanté dans le pays, l'armateur français détenu par la famille franco-libanaise Saadé a annoncé jeudi 6 août le décès dans les explosions d’un de ses collaborateurs, qui travaillait sur le port. Le groupe a précisé que son siège au Liban, situé à quelques centaines de mètres du hangar 12 qui contenait le nitrate d'ammonium, était "très sévèrement endommagé". Mercredi 5 août, le bilan provisoire du groupe, qui comptait 261 salariés sur place, était de deux blessés graves et de nombreux blessés légers.
Arrivé mardi matin, son porte-conteneurs "CMA CGM Lyra" (11.400 EVP) était en opération au moment du drame. Il "se trouvait à 1,5 km du lieu de l’explosion". L'armateur affirme qu'aucun des membres de son équipage n’a été blessé et que le navire n'a subi aucun dommage.
"CMA CGM, avec sa filiale Ceva Logistics, a immédiatement proposé la mobilisation de son aide logistique et maritime aux gouvernements libanais et français afin de répondre à l’urgence sanitaire et médicale", a-t-il annoncé peu après la catastrophe. Le Groupe a expliqué mettre "tout en œuvre pour garantir une parfaite continuité d’activité et maintenir l’approvisionnement du pays".
L'armateur dit organiser la mise en place d'un nouveau hub logistique à Tripoli pour suppléer celui de la capitale. Tous ses navires sont déroutés vers le deuxième port du pays ou d'autres terminaux de la région jusqu’à nouvel ordre et il est précisé que les connaissements à destination de Beyrouth sont toujours acceptés. Les bureaux de CMA CGM ont été redéployés sur trois sites différents, deux à Beyrouth et un à Tripoli.

Concession à renouveler au terminal à conteneurs

La catastrophe a eu lieu alors que le contrat de concession dont bénéficie depuis 2005 Beirut Container Terminal Consortium (BCTC) devait prendre fin cette année mais la procédure d'appel d'offres, lancée avec du re**rd, a été interrompue par la crise du coronavirus. CMA CGM avait annoncé son intérêt pour la reprise du terminal, China Merchant et Gulftainer étant eux aussi sur les rangs.
BCTC, qui emploie 600 Libanais, a manutentionné 1,229 million d'EVP en 2019 (19e port à conteneurs de Méditerranée). Sous sa gestion le terminal a connu une croissance de 38 % en dix ans, de 2008 à 2018 (1,31 M EVP). Il s'occupe non seulement de trafics locaux mais a aussi des contrats de transbordement pour les navires de MSC et de CMA CGM, respectivement de 250.000 et 100.000 EVP par an, selon l'opérateur portuaire.

Menace pour les approvisionnements alimentaires

La mise hors d'usage du principal port est un grave problème pour un pays qui importe 80 % de son alimentation et a des relations compliquées avec ses pays limitrophes. Heureusement, son aéroport, situé à l'opposé de la ville, n'a pas subi de dommage mais la part de l'aérien dans le fret est marginale.
Depuis la destruction du port et de ses grands silos, dont les ruines sont visibles sur la plupart des images de la catastrophe, l'Agence des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) craint "à brève échéance, un problème de disponibilité de farine".
Néanmoins, les silos nationaux, loin d'être pleins en cette saison, ne contenaient que quelque 15.000 tonnes de blé pour une capacité de 120.000 tonnes. Le ministre de l'Économie Raoul Nehmeh a affirmé que le Liban "disposait de réserves suffisantes pour un peu moins d'un mois" et qu'il n'y avait "pas de craintes immédiates de pénurie". Selon lui, trois bateaux chargés de 28.000 tonnes de blé étaient le 6 août à l'approche du Liban". Le port de Tripoli, qui s'apprêtait à les accueillir, se montrait lui aussi rassurant. "Ce que nous devons faire, c'est trouver d'autres moyens de stockage, silos ou entrepôts plus petits", affirmait alors le ministre.
Plus de 150 morts et 5.000 blessés étaient décomptés au 7 août. Seize fonctionnaires du port et des autorités douanières ont été arrêtés et placés en détention dans le cadre de l'enquête.

22/06/2020

Le nouveau port de Stockholm-Norvik est ouvert
Depuis fin mai Stockholm et sa région disposent d’un nouveau terminal à conteneurs. Celui-ci a été aménagé sur le port de Norvik à une soixantaine de kilomètres au sud de la capitale scandinave, premier pôle économique du pays. Il est opéré par le hong-kongais Hutchison Ports.
Ce terminal embranché fer, qui bénéficie d'un tirant d'eau de 16,50 mètres, dispose d'un linéaire de quai de 1.300 mètres linéaires et de 44 hectares de terre-pleins. Le chantier ferroviaire raccordé au réseau national a reçu son premier train de conteneurs le 9 juin.
Le nouveau port de Stockholm-Norvik remplace celui de de Frihamnen, situé au cœur de la capitale. Le trafic est déménagé vers les nouvelles installations, ce qui a le double avantage d'améliorer les conditions de vie des habitants de la métropole et d'offrir de meilleures perspectives de développement de l'activité portuaire.
Le CTF, qui avait reçu son premier navire dans les années 70, a déchargé son tout dernier porte-conteneurs le 1er juin. Mais le terminal restera ouvert jusqu'au 23 juin afin de permettre aux clients de récupérer leurs derniers conteneurs.
Les travaux se poursuivent pour le futur terminal roulier de Norvik, qui comprendra quai de plus de 500 mètres ouvert sur une dizaine d’hectares de stockage. Sa livraison est prévue pour l'automne prochain.

22/06/2020

Ligne régulière : les "blank sailings" vont continuer
Chargeurs et commissionnaires recherchent de la visibilité sur l’évolution des taux de fret conteneurisés pour négocier au mieux leurs contrats spot et long terme avec les armements. Les outils numériques de comparaison jouent ce rôle à l’image de Xeneta qui prévoit la stabilité voire la remontée des tarifs sous l’effet des stratégies de suppression d'escales et de rotations.

Créée il y a six ans, Xeneta propose une plateforme de comparaison en ligne dédiée au transport maritime conteneurisé. "Elle est alimentée et actualisée chaque jour par les taux de fret négociés avec les armements par 60 commissionnaires et transitaires internationaux ainsi que par 700 chargeurs. Ces taux de fret "all-in" sont issus de contrats long terme et spot", présente son directeur commercial Antoine Martin.
Invité par la commission Maritime de TLF Overseas le 16 juin, ce dernier a partagé son analyse sur l’évolution des taux de fret dans le conteneur à partir des données collectées par cette plateforme. "Depuis sa création, elle a traité plus de 170 millions de tarifs actualisés à raison de 9 millions de nouveaux tarifs chaque mois sur plus de 170.000 lignes port à port".

Ajustement rapide des capacités

Antoine Martin constate tout d’abord que "suite aux vagues de consolidation de l’offre maritime conteneurisée, les compagnies sont plus robustes et bénéficient d’une meilleure solidité financière pour traverser les crises". En témoigne, selon lui, "la résistance des résultats de CMA CGM et Maersk Line au premier trimestre".
Exceptionnelle par son ampleur et sa soudaineté, la crise sanitaire du Covid-19 a conduit néanmoins "six des dix plus importants armements conteneurisés mondiaux à solliciter des aides d’État". Pour éviter l’érosion de leurs taux de fret mis sous pression par la baisse des volumes, "ils ont retiré 3 millions d'EVP de capacité en parallèle et ont déployé des stratégies de "blank sailings" très actives". Xeneta, dont la plateforme dresse un état de ces annulations de voyages ainsi que des transit-times par route maritime, rapporte "l’annulation de 140 voyages par Maersk au deuxième trimestre. Toutes compagnies confondues, 75 autres sont d’ores et déjà annoncées par exemple sur l’axe Asie-Méditerranée au troisième trimestre".

"La faiblesse des cours pétroliers compense les charges de l’OMI 2020"

La poursuite des stratégies de "blank sailings" ces prochains mois devrait stabiliser voire augmenter les taux de fret, selon Antoine Martin. Cette tendance s’accompagnerait d’évolutions endogènes et exogènes au marché maritime conteneurisé susceptibles de les affecter également. "Tout en gardant à l’esprit que la Chine assure un tiers de la production industrielle mondiale, des changements sur les chaînes d’approvisionnement sont à prévoir", prévient le directeur commercial.
Pour lui, la faiblesse des cours pétroliers "devrait compenser les charges liées à la mise en œuvre de l’OMI 2020". Au-delà, plusieurs incertitudes demeurent comme l’impact de la propagation décalée dans le temps et les zones géographiques du Covid-19, et la vigueur des relances économiques dans les pays sortis de la crise sanitaire. D'après Xeneta, "il est donc difficile de prévoir un retour conséquent des volumes d’ici à la fin de l’année".

22/06/2020

Kuehne + Nagel : la nouvelle version de Sea Explorer entre en scène
Le commissionnaire transport international Kuehne + Nagel va présenter dans quelques jours à l’occasion de la version numérique de la SITL la formule revisitée de sa plateforme Sea Explorer. Une version qui tient compte des premiers retours de ses utilisateurs. Les évolutions du transport maritime et les exigences environnementales s’y côtoient.

Une fois repensée et reconfigurée, la plateforme Sea Explorer, lancée en 2019 par Kuehne + Nagel, a été remise à jour en mai dernier. Selon le commissionnaire de transport international suisse, si sa base reste identique, elle a su prendre en compte les retours des utilisateurs.
La nouvelle version de Sea Explorer, conçue par le groupe suisse Kuehne + Nagel, qui l'a repensée et reconfigurée, prend en compte l'aspect environnemental du transport maritime.

Un outil d'aide à la décision

Pour Stéphane Defives, directeur maritime chez Kuehne + Nagel France, elle répond à de nombreuses interrogations et comporte trois dimensions. "C'est un outil de transparence. C'est également un outil d'aide à la décision. Son troisième aspect est la prise en compte de l'impact environnemental de l'itinéraire", décrit-il. Selon lui, le respect de la réglementation OMI 2020 ou l'équipement en scrubbers des navires étaient autant de données qui étaient auparavant "nébuleuses".
En matière de transparence de données concernant le transit-time, il juge que "si les compagnies ont fait des progrès, elles ne sont pas encore au niveau". Il cite à cet égard la problématique des transbordements.
Autres évolutions auxquelles la plateforme a dû s'adapter, les alliances mondiales. Sea Explorer doit par exemple pouvoir restituer les informations concernant un conteneur réservé par un armateur chargeant sur un navire d'un de ses partenaires.
"Si un transit time est plus long, son impact en CO2 peut s'avérer moins important"
De son côté, Karine Vely, directrice internationale supply chain du commissionnaire de transport international en France, indique que Sea Explorer identifie les divers services maritimes proposés par les armateurs, prend en compte les indices de fiabilité de chacun d'entre eux, sachant que si un transit time est parfois plus long, son impact en matière de CO2 peut s'avérer moins important.
Elle explique que Sea Explorer intègre l'"ETA prédictive" (date et heure d'arrivée prévue) du navire, son transit time réel et qu'il permet enfin de "pouvoir recalculer le CO2". Karine Vely ajoute qu'elle intègre les données du site internet de chaque compagnie et le niveau de respect de la règlementation OMI 2020 de chaque navire.
Pour la directrice supply chain internationale du groupe, trois éléments sont de nature à attirer l'attention de l'utilisateur sur Sea Explorer : "la prise de décision, la durabilité et la fiabilité des données". Elle estime que "si le client souhaite suivre ses flux, il va pouvoir voir où le navire se trouve". Et d'ajouter que la réponse apportée par la plateforme peut permettre à l'utilisateur de gagner du temps. Lointaine est l'époque où les plateformes ne prenaient en compte que les services et les prix.

27/05/2020

Plongée vertigineuse pour les taux de fret

Une série d'augmentations de taux de fret et de surcharges ont été annoncées par les grands opérateurs de ligne régulière pour soutenir un marché dont la tendance baissière n'a toutefois pas atteint le niveau de 2019.

Paradoxalement, si la courbe des taux de fret donne des frissons à l'ensemble des acteurs de la ligne régulière car elle ne cesse de plonger de manière périlleuse, les tarifs moyens ne sont pas descendus aussi bas en mars ou avril de l'année que ceux atteints l'an dernier. Seule différence entre les deux périodes sous r***e, l'évolution moyenne n'avait pas montré la forme d'une forte pente.
Selon le consultant néerlandais Dynamar, à l'export de Chine, l'indice moyen, selon le China Containerized Freight Index (CCFI), s'est élevé en avril à 880, en hausse de 9,9 % sur un an. Sur le Shanghai Shipping Exchange, le Shanghai Containerized Freight Index révèle des évolutions de 9,4 % sur un an pour avril avec des taux qui sont passés sur la période de 660 à 740 dollars vers le Nord Europe (+11,6 %), et de 2.650 à 2.700 dollars (+ 1,9 %) vers la côte est des États-Unis.
À 910 USD, les taux moyens ont grimpé de 179,4 % entre la Chine et la Nouvelle-Zélande. En revanche, ceux concernant l'Amérique du Sud ont baissé de 23,7 %, à 995 USD.
À l'import d'Europe, l'évolution des indices (de 0 % à 10 %) a montré en mars une évolution plus raisonnable. À l'export, la hausse vers l'Extrême-Orient a été de 22,1 % tandis que vers le Moyen-Orient, elle s'est élevée à 18,3 %.

Des hausses de taux et des surcharges

La tendance baissière globale donnant des sueurs froides aux acteurs, ceux-ci ont décidé d'appliquer des hausses de taux ou des surcharges visant à freiner la forte décrue observée en mars et avril.
Ainsi, en sortie d'Europe du Nord, on voit fleurir une Peak Season Surcharge (PSS) de 150 USD sur le Moyen-Orient et de 300 USD entre la Méditerranée et le Moyen-Orient.
Sur le transpacifique, l'allemand Hapag-Lloyd a lancé pour juin une hausse des taux de 450 USD le 20 pieds entre l'Extrême-Orient et le Canada, une restauration de 240 USD le 20 pieds entre les États-Unis-Canada et le Moyen-Orient, de 640 USD le 20 pieds entre l'Inde et l'Amérique du Nord et de 240 USD dans l'autre sens.
En sortie d'Asie, CMA CGM a lancé pour le 15 mai une augmentation de 300 USD par EVP vers l'Afrique de l'Est, une autre de 500 USD vers l'Afrique de l'Ouest pour juin et une très forte Peak Season Surcharge de 1.400 USD sur le Nigeria.
OOCL (filiale de Cosco) prévoit pour le 1er juin une hausse de 200 USD en sortie d'Extrême-Orient sur l'Australasie. Un montant identique est envisagé par APL (filiale de CMA CGM) pour le marché Extrême-Orient-Moyen-Orient. Enfin, Hapag-Lloyd a lancé au 15 mai une hausse de 600 USD pour les flux en sortie d'Asie vers la côte est de l'Amérique latine.
Sur la zone Inde-Afrique, des augmentations de taux ont également initiées mi-mai par CMA CGM et Hapag-Lloyd.
Reste à savoir si ces hausses de taux seront acceptées par un marché somme toute en baisse ou si les clients se détourneront vers ceux ayant décidé d'en rester aux prix actuels.

09/05/2020

Nouveau record de capacité pour un porte-conteneurs

Le "HMM Algeciras", qui vient d'être mis en service par l'armateur coréen Hyundai Merchant Marine, est devenu le plus gros porte-conteneurs de tous les temps, frôlant les 24.000 EVP.

Hyundai Merchant Marine a pris livraison il y a quelques jours du nouveau plus gros porte-conteneurs du monde. Construit par les chantiers sud-coréens de Daewoo Shipbuilding and Marine Engineering (DSME), le "HMM Algeciras" porte le record de capacité à 23.964 EVP.
Il succède au palmarès du gigantisme au "MSC Gülsün", livré en juillet 2019 – et dont la capacité nominale a été ramenée depuis à 22.000 EVP par Lloyd's List Intelligence. De ses cinq sisterships, seul le "MSC Mia" présente toujours une jauge de 23.756 EVP selon le fournisseur d'informations spécialisées.

Douze megamax pour HMM

Les dimensions du "HMM Algeciras" sont conformes aux standards de la catégorie des "megamax", soit 399,90 mètres de long pour 61 mètres de large, un tirant d'eau de 16,50 mètres et un franc bord 16,70 mètres. Il affiche 215.000 tonneaux de jauge brute ainsi que 200.000 tonnes de port en lourd et est enveloppé d'une double coque, rare chez les porte-conteneurs mais devient la norme pour ceux de plus de 20.000 EVP.
Le navires est équipé de 24 baies chacune de 24 rangées de large, capables de supporter une hauteur de 13 conteneurs en pontée. Il est doté en outre de 1.900 prises re**er. Pour satisfaire aux règles OMI 2020 sur les émissions de soufre, son armateur a choisi de l'équiper d'un nettoyeur de fumée (scrubber).
Le "HMM Algeciras" inaugure une série de douze megamax, soit six autres exemplaires identiques construits par DSME et cinq à peine moins grand (23.792 EVP) qui sortiront des chantiers concurrents de Samsung Heavy Industries (SHI).

Reports de livraisons et ajustements de services

Ces derniers doivent livrer avant la fin du mois le "HMM Oslo" qui précédera le "HMM Copenhagen" (DSME). Crise oblige, l'armateur a repoussé l'arrivée des Dublin, Gdansk (DSME) et Rotterdam (SHI) entre juin et septembre, au lieu de mai et juin tandis que la livraison des six derniers, prévue initialement avant la fin de l'été, a été reportée sine die.
Le dernier-né doit être aligné sur le service FE4 de l'armateur coréen, qui dessert habituellement Qingdao, Busan, Ningbo, Shanghai, Yantian, Algésiras, Rotterdam, Anvers, London Gateway, de nouveau Algésiras et enfin Singapour. Cette rotation est temporairement fusionnée avec le FE2 au moins jusqu'en septembre, qui comprend en temps normal une escale au Havre. Les douze géants doivent tous être affectés à ces deux lignes.
Le "HMM Algeciras", qui a effectué sa première opération de chargement le 26 avril au Qianwan Container Terminal du port de Qingdao, est attendu à Rotterdam le 3 juin. Ironie de l'histoire, le port qui a donné son nom au nouveau géant a été retiré de sa première rotation.

09/05/2020

Le canal de Suez se lance dans de gros rabais

L'Autorité du canal de Suez consent de nouveaux rabais pour inciter les armateurs à faire revenir ses clients l'ayant délaissé en faveur du cap de Bonne Espérance.

Depuis que certains armateurs ont décidé de boycotter le canal de Suez pour envoyer leurs navires rallonger leurs itinéraires en contournant le cap de Bonne Espérance, l'Autorité du canal égyptien, compte ses deniers.
Début avril, elle avait déjà décidé de proposer un rabais de 6 % sur les frais de passage pour les porte-conteneurs aux clients infidèles. Cette ristourne est aujourd'hui devenue beaucoup plus importante puisqu'elle atteint 17 % pour tous les porte-conteneurs qui relient l'Europe du Nord-Ouest, Tanger Med, et Algésiras et qui se dirigent vers Port Kelang, les ports de l'Orient, de l'Asie du Sud-Est et de l'Extrême-Orient, explique Alphaliner. Le rabais consenti est calculé sur les frais de passage de base dans le canal mais ne concerne toutefois pas les surcharges calculées pour les conteneurs chargés en pontée. Quant aux services reliant les États-Unis à l'Asie, les rabais ne sont pas calculés de manière globale par l'autorité du canal, ils le sont en fonction du port américain d'embarquement.

Des ristournes en vigueur jusqu'au 30 juin

À titre d'exemple, les navires en provenance de Norfolk et des ports situés au nord de celui-ci à destination de Port Kelang ainsi que ceux en direction de l'Orient, à l'est de ce dernier peuvent se voir octroyer un rabais de frais de passage de 60 %.
Pour ceux au départ des ports situés au sud de Norfolk, le consultant apporte une distinction. Les navires à destination de Port Kelang et aux ports situés à l'est de celui-ci se voient bénéficier d'un rabais de 75 % alors que ceux qui se dirigent vers Colombo jusqu'à Port Kelang se voient offrir une ristourne de 65 %. Ces remises sont entrées en vigueur le 1er mai et resteront en application jusqu'au 30 juin.
Selon Alphaliner, la taxe de passage du canal n'est pas la seule à avoir incité les armateurs à le déserter. Les prix historiquement bas du fuel ont également pesé lourdement dans leur décision de faire contourner leurs navires autour du continent africain. Car, si le transit-time via le Cap de Bonne Espérance est rallongé de quelques jours par rapport à l'itinéraire via le canal de Suez, la différence de délai est faible et le bénéfice reste attractif.
Le consultant a répertorié depuis la fin du mois de mars quelque vingt voyages qui ont transité par la route du Cap. Trois reliant l'Asie à l'Europe opérés par CMA CGM, neuf reliant l'Europe à l'Asie et huit opérés entre les États-Unis et l'Asie ont contourné le cap pour éviter de payer la taxe du canal de Suez.
Cette infidélité aurait coûté 10 millions de dollars à l'autorité du canal. Une somme venant s'ajouter aux pertes dues au nombre de voyages annulés ces dernières semaines.

07/04/2020

Les opérations des navires câbliers compliquées par le coronavirus

Assurer l'entretien des câbles sous-marins : ces opérations, classiques, sont devenues cruciales à l'heure où les réseaux internet sont sur-sollicités, mais la crise sanitaire du Covid-19 les rend aussi inhabituellement compliquées.

Deux navires d'Orange Marine, filiale de l'opérateur historique dédiée à la pose et à l'entretien des câbles sous-marins, viennent d'ailleurs d'effectuer une relève de leur équipage pour se rendre sur de nouvelles missions, raconte son directeur général, Didier Dillard.
Le "Pierre de Fermat" a appareillé vendredi 3 avril à Brest et fait route depuis vers la mer du Nord pour réparer le câble TAT-14, qui relie les États-Unis au nord de l'Europe, a expliqué Didier Dillard. "Ce câble fait une boucle. Si l'un des brins a un défaut, le trafic (des données) n'est pas perturbé, mais si par malheur la deuxième branche est coupée en même temps, ça peut être très pénalisant pour tous les opérateurs européens (dont Orange) qui l'utilisent", détaille le dirigeant.
Alors que le confinement provoque une sur-sollicitation du réseau internet, notamment liée à la forte consommation des films et séries sur les plateformes américaines de vidéos, la réparation du vieux câble transatlantique, inauguré en 2001, est "très attendue". Une mission de ce genre est classique pour Orange Marine qui exploite sept navires, dont six capables de faire de la maintenance. Mais la crise sanitaire a sérieusement compliqué les préparatifs et entraîné quelques jours de re**rd lors de l'escale à Brest.

"Double test" pour l'équipage

"Dans les coursives d'un navire, il est impossible de respecter un mètre d'écart entre les marins. Et si une personne est contaminée, il est difficile de faire en sorte qu'elle reste confinée. Il est donc important de s'assurer que le personnel qui embarque n'est pas porteur du virus", explique Didier Dillard. Les quelque 60 membres d'équipage ont donc fait l'objet d'un "double test" (antigène et sérologique), un programme "défini et validé par les équipes médicales d'Orange en accord avec les salariés". "Si cette relève a pu être un succès, c'est qu'il y a eu suffisamment de volontaires pour permettre à un équipage complet de partir", se félicite Didier Dillard.

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