Cap sur Nulle Part

Cap sur Nulle Part Nous sommes Nathan et Clara. À bord de notre voilier C&C 27 Mark III 1980, nous mettons le cap vers les Bahamas en 2025-2026.

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Nous sommes de retour à Trois-Rivières !C'est aujourd'hui, le 27 mai, après 4 022 milles nautiques et 272 jours, que nou...
05/27/2026

Nous sommes de retour à Trois-Rivières !

C'est aujourd'hui, le 27 mai, après 4 022 milles nautiques et 272 jours, que nous sommes de retour de notre voyage jusque dans les Bahamas ! Toute une aventure. Nous sommes tellement contents et fiers de nous. Ça ne sera pas un long message, mais on voulait simplement informer tout le monde de notre arrivée. 🤩

D'ailleurs, un merci ÉNORME à toutes les personnes qui nous ont suivies depuis le début, qui nous ont aidés, rassurés, conseillés et supportés dans ce voyage, car vous avez vraiment fait en sorte que notre voyage se passe le mieux possible ! Un merci particulier à Collin Paré, Yanick Beauregard, Réjean Guay et Patrick Bezeau qui nous ont aidés techniquement dans tous les domaines du voyage en voilier. Un gros merci à toutes les personnes que nous avons rencontrées sur notre route et qui auront changé positivement notre voyage, en particulier aux équipages des voiliers Explorateur, Cyrano et Ocean Star 7.

Pour ceux que ça intéresse, nous finirons prochainement nos vidéos qui compléteront le vlog de notre voyage.

À+

Des nouvelles de Tir Na Nog !Pardonnez-nous pour le manque de nouvelles dernièrement. Nous avons beaucoup navigué et ava...
05/16/2026

Des nouvelles de Tir Na Nog !

Pardonnez-nous pour le manque de nouvelles dernièrement. Nous avons beaucoup navigué et avancé assez rapidement sur la côte Est. Les vidéos YouTube sont en cours de production et arriveront éventuellement. D'ici là, on vous explique tout !

À notre retour des Bahamas, nous sommes arrivés à Charleston, une ville vraiment super pour nous reposer de notre grosse navigation. Nous pensions rester quelques jours avant de continuer notre remontée, mais l'écran du téléphone de Nathan a cessé de fonctionner... Nous avons dû trouver un réparateur, ce qui nous aura fait rester plus longtemps que prévu. Pendant ce temps, nous avons profité du retour dans la civilisation 🤣 pour faire une épicerie, aller au restaurant, marcher en ville et nous reposer.

Pour donner du contexte à nos prises de décision, notre plan à ce moment-là était de remonter la côte Est assez rapidement et de nous rendre à Boston, pour ensuite revenir au Québec en passant par la Nouvelle-Écosse, les Îles-de-la-Madeleine, la Gaspésie, etc.

Donc, même si le chemin de l’intracoastal était possible pour nous, nous préférions, quand c’était possible, retourner en mer et faire de plus longues navigations afin d’avancer plus vite. Naviguer en mer nous permet en outre de faire plus de voile, mais aussi de naviguer de nuit, contrairement à l’intracoastal.

On part donc de Charleston, le 23 avril, pour 30 heures en mer en direction de Carolina Beach. Une navigation qui aura bien été, même s’il y a eu de bonnes vagues. Nous n’avons pas super bien dormi durant ce trajet. Une fois à Carolina Beach, des vents forts sont annoncés quelques jours plus t**d, on décide donc de nous rendre à Wrightsville Beach, car l’ancrage y est meilleur. En quittant Carolina Beach, nous empruntons l’intracoastal, mais c’est un samedi et il y a énormément de bateaux à moteur qui font beaucoup de vagues. Un de nos bidons de diesel tombe à l’eau suite à plusieurs grosses vagues... (Erreur de notre part, car nous avions oublié de le rattacher après un remplissage.) On réussit heureusement à le récupérer assez rapidement malgré tous les bateaux qui passaient.

On passe un total de 6 jours à Wrightsville Beach, car nous devions attendre un morceau pour la toilette. Nous avons eu une journée de vent fort où un bateau abandonné dans notre ancrage a chassé sur nous. Nous l’avons remarqué seulement une fois qu’il était rendu à côté de nous, mais nous avons quand même réussi à le pousser avec la gaffe et éviter la collision. Nathan est alors allé sur le bateau avec le dinghy et a réussi à placer une deuxième ancre trouvée sur celui-ci, l’empêchant de chasser davantage et vers les quais et maisons. Nous avons averti la garde côtière et quelqu’un est venu le chercher le lendemain.

On finit par quitter Wrightsville et on retourne en mer. Cette fois-ci, on se rend directement à Oriental en passant par l’inlet de Beaufort. On navigue quelques heures à la noirceur dans l’intracoastal avant que le soleil ne se lève et on finit par arriver, pour un total d’environ 23 heures. Une chose qui est vraiment super à Oriental est qu’il y a environ 4 places à des quais publics et gratuits. Ça nous a donc permis d’enfin nous reposer pour de vrai, en plus de profiter de ce magnifique village qui est pour nous un de nos endroits préférés du voyage. C’est aussi à cet endroit que nous avons fêté les 26 ans de Clara le 2 mai ! Nous avons décidé d’aller souper au restaurant, que nous avons d’ailleurs adoré.

Malheureusement, on ne peut rester que 2 nuits à ces quais publics, donc pas le choix, nous quittons Oriental pour poursuivre notre route dans l’intracoastal. À cet endroit, deux choix s’offrent à nous : prendre la Dismal Swamp (c’est ce que nous avions fait à l’automne) ou prendre la Virginia Cut. Après avoir eu souvent des vents forts depuis notre arrivée aux États-Unis, on décide de reprendre la Dismal Swamp, car ce chemin est très protégé des vents en plus d’être magnifique. Nous voulions prendre ça plus relaxe.

Donc en quittant Oriental, avant d’arriver à la Dismal Swamp, on repasse par quelques endroits visités la dernière fois, comme Elizabeth City qui offre également des quais publics gratuits. Durant ces jours, on commence tranquillement à regarder la fenêtre météo pour la navigation de Norfolk à Cape May ou New York, mais à ce moment-là, c’est un peu décourageant. Des vents très variables et assez forts pratiquement tous les jours pendant presque une semaine et demie. On se demande même si on n’essaierait pas de prendre plus notre temps afin de ret**der légèrement notre arrivée à Norfolk. On finit par décider de ne pas trop attendre afin d’être prêts à tout moment au cas où une météo favorable se pointerait. On fait donc la Dismal Swamp, où ce petit bout de chemin nous permet de nous reposer légèrement et de prendre ça relaxe. C’est à ce moment que nous avons une journée de pluie intense où nous passons la journée enfermés. Cette journée aura été pour Nathan assez difficile, car on dirait que toutes les navigations et le stress des dernières semaines nous ont frappés. Par contre, le lendemain matin, après une bonne nuit de sommeil, ça va beaucoup mieux et on repart. D’ailleurs, on discute avec le voilier Cyrano, que nous n’avions pas vu depuis un bon moment, et aussi le voilier Ocean Star 7, qui étaient tous deux à Norfolk. Ça nous motive donc à les rejoindre. Surtout qu’une petite fenêtre météo pour nous rendre à Cape May semblait se dessiner plus tôt que prévu.

On arrive finalement à Norfolk (plus précisément Portsmouth) le 8 mai où on rejoint Cyrano et Ocean Star 7 ! On était tellement contents de les retrouver et de revoir des gens qu’on connaît. Cette même journée, on fait notre épicerie et on remplit le diesel, car le lendemain, on part pour Cape May !

Le 9 mai, on part de Norfolk avec Cyrano (Ocean Star était parti un peu plus tôt que nous) en direction de Cape May. Une navigation qui aura pris environ 30 heures, mais où on aura eu une bonne houle de travers pendant une bonne partie du trajet.

C’est d’ailleurs dans cette navigation que nous avons pris la décision de laisser faire le retour par les Maritimes. Nous avons réalisé qu’une fatigue et un épuisement s’étaient développés pour nous deux au courant des dernières semaines, notamment avec les nombreuses navigations faites, la météo pas très clémente, les ancrages, etc. Nous nous donnons tout de même jusqu’à New York pour nous décider, mais intérieurement, notre décision est pas mal faite.

On finit par arriver à Cape May où Cyrano nous offre de venir à la marina avec eux. On est tellement reconnaissants, car ça nous a fait un bien immense de pouvoir nous reposer et prendre une bonne do**he chaude. Nous en avons profité pour souper avec eux, bref merci énormément Cyrano !

Nous sommes restés 2 nuits à Cape May avant de repartir le 12 mai dans une autre petite fenêtre météo pour New York. Cette navigation a été somme toute vraiment super, puisque nous aurons fait majoritairement de la voile et à une bonne vitesse, en compagnie de Cyrano et Ocean Star. Durant la nuit, le vent forcit légèrement, ce qui faisait augmenter les vagues, rendant la navigation plus difficile. Par contre, les conditions finissent par se calmer, nous permettant d’arriver dans de bonnes conditions dans la baie de New York (Sandy Hook Bay). Nous allons nous ancrer avec Cyrano à Atlantic Highlands, nous protégeant des vents forts annoncés au courant de la journée (rafales annoncées à 35 nœuds).

On repart finalement d’Atlantic Highlands vers 3 heures du matin pour nous synchroniser avec les courants et marées et on entre dans le fleuve Hudson. Nous rejoignons Ocean Star qui s’était rendu plus loin, à Haverstraw.

Nous passons 2 nuits dans ce petit ancrage où nous soupons avec Ocean Star. Nathan profite de cette endroit pour changer notre anode et par le fait même, celui de Ocean Star. L'eau était, dison un peu frisquette 🤣On en profite également pour faire une maintenance sur le moteur (changement d'huile et filtre, changement de l'impeller). Bref, que du bon temps !

Nous sommes repartis ce matin dans la Hudson pour nous rendre éventuellement jusqu’à Catskill pour un démâtage, ce qui nous permettra de repasser le canal Champlain et de revenir bientôt au Québec !

De retour aux États-Unis !Nous avons effectué notre plus longue navigation jamais faite dans ce voyage ! Un total de 400...
04/21/2026

De retour aux États-Unis !

Nous avons effectué notre plus longue navigation jamais faite dans ce voyage ! Un total de 400 milles nautiques en 3 jours et 1h 😁.

Ce fut une expérience incroyable pour nous d'être aussi longtemps en mer. Nous avons analysé la météo sans arrêt les jours précédant la navigation et aussi pendant, afin de mettre toutes les chances de notre côté pour une navigation la plus sécuritaire possible. Étant donné les forts vents eus la semaine dernière, la mer était toujours agitée et il fallait prévoir notre passage dans le Gulf Stream. En gros, des vents plutôt variables mais favorables sont prévus pour les prochains jours, mais nous devons absolument être arrivés avant le dimanche midi (19 avril), puisqu'un front froid est prévu arriver le dimanche en soirée. Ça aura d'ailleurs une importance sur la gestion du temps de notre traversée...

C'est mercredi matin à 8h00 que nous avons quitté Great Sale Cay dans les Bahamas à la voile et avons parcouru quelques heures dans le « bank » des Abacos. Cette partie était très plaisante et relaxante puisqu'il n'y avait aucune houle dans cette partie.

Toujours à voile, nous avons fini par quitter le bank pour entrer en mer où la houle est immédiatement apparue. Un bon 5 à 6 pieds de houle sans compter la vague à travers. C'est ce qui était prévu. C'était tout à fait gérable, mais ça nous a tout de suite mis dans le bain d'une navigation en mer !

Nous avions décidé de mettre le cap direction Nord-Ouest afin de ret**der un peu notre entrée dans le Gulf Stream afin de laisser passer des vents légèrement Est-Nord-Est de la journée, puisque des vents avec composante nord sur le Gulf Stream, ça ne fait pas bon ménage ! Durant la nuit, le vent a beaucoup baissé et les conditions un peu également, mais on n'avance plus très vite à la voile. On décide donc de mettre le moteur et de nous diriger directement vers le Gulf Stream afin d'embarquer dans le courant le plus tôt possible. On finit par entrer dans ce gigantesque courant maritime, mais surprenamment, les conditions sont très, très calmes. Le vent est faible et il y a seulement une longue houle très large et aucune vague. Disons qu'on s'attendait à pire. On remarque que notre diesel semble baisser plus vite qu'on s'attendait. On en a encore pas mal à ce moment-là, mais les vents semblent plus faibles qu'annoncé et on commence à penser à rationner notre consommation pour être sûr d'en avoir pour le restant de la navigation au cas où il y aurait moins de vent que prévu. On décide malgré le faible vent de faire seulement de la voile. Notre vitesse GPS tournait autour de 4 à 5 nœuds (2 nœuds de vitesse sur l'eau et pratiquement 3 nœuds de courant grâce au Gulf Stream).

On continue comme ça le plus longtemps qu'on peut le jeudi, avant d'arriver finalement à 2,5 à 3 nœuds de vitesse ; autrement dit, on avance à la vitesse du courant de l'eau 🤣. Vers jeudi midi, on décide de partir le moteur pour avancer le plus vite possible pendant qu'il n'y a pas de vent. Notre vitesse monte autour de 8,8 nœuds ! Là, ça y va ! On fait ça pendant un 5-6 heures tout en surveillant notre consommation. La jauge semble descendre plus vite que la consommation que j'ai l'habitude de calculer. Après plusieurs tentatives de refaire de la voile en cours de journée, le vent finit par revenir légèrement en soirée. On retourne donc à voile pour sauver du diesel. Encore là, on en a toujours, mais on aime mieux être prévoyant ! Surtout qu'à ce moment-là, nous sommes à plus de 50 milles nautiques de la côte américaine, donc on veut se garder de la réserve au cas où. On prend notre mal en patience et on se dit qu'on n'est pas pressé, mais en même temps, on doit garder en tête qu'on veut être arrivés avant dimanche midi (dans le pire des cas).

Pendant la nuit de jeudi à vendredi, le vent se lève un peu (autour de 10 nœuds avec des rafales autour de 15-18 nœuds). C'est parfait ! Là, on a une bonne vitesse sans consommer de diesel. Au bout de quelques heures à peine, les conditions sur l'eau deviennent plus intenses. Même si le vent était dans le même sens que le courant du Gulf Stream, une certaine houle s'installa, accompagnée de vagues désordonnées qui transformèrent la mer en une véritable machine à laver. Heureusement que nous étions à la voile, ce qui aida légèrement à stabiliser le bateau, mais disons que ce n'était pas le moment le plus reposant !

Le vent finit par réduire durant la soirée de vendredi et on finit par mettre le moteur. On quitte alors le Gulf, ce qui transforma positivement les conditions de navigation pour le restant du trajet. Nous avions décidé de nous ancrer à Brittle Bank, qui se trouve de l'autre côté d'un pont qu'on doit faire ouvrir pour passer et qui ouvre seulement à partir de 9h00 du matin. On décide donc de ralentir volontairement pour nous synchroniser avec cette heure-là.

En arrivant à l'ancrage, on doit repousser notre dodo car après avoir fait notre arrivée sur l'application CBP ROAM, un douanier doit venir vérifier physiquement notre bateau. Heureusement, le douanier est très gentil et tout se passe très bien. On finit alors par aller se coucher pour le restant de la journée.

C'était sommes toute un expérience incroyable et très formateur pour nous dans notre petit 27 pieds. Même si on voit les limites de notre voilier dans des navigation plus hauturier (son poids léger en outre), nous savons qu'une navigation en mer est possible avec une bonne préparation !

Nous sommes très fiers de nous et nous tenons à remercier toutes les personnes qui nous ont conseillés, aidés et encouragés pour cette navigation qui aura été pour nous une grosse étape et un grand défis dans notre voyage ! 😁

Salut ! Voici une mise à jour de notre parcours du 26 mars à maintenant (9 avril). Courage à tout ceux qui passerons à t...
04/09/2026

Salut ! Voici une mise à jour de notre parcours du 26 mars à maintenant (9 avril). Courage à tout ceux qui passerons à travers ce long récit remplis d'action ! 😁

En bateau, on n'est jamais au bout de nos surprises... tant en positif qu'en négatif ! 😂

Nous sommes arrivés dans les Abacos le 26 mars. Nous avons passé quelques jours à Tilloo Cay par beau temps pour relaxer, nager et faire du paddle board. Cependant, comme chaque semaine depuis un moment, des vents forts étaient annoncés. Nous étions très bien protégés là où nous nous trouvions, ce qui était parfait, mais cela nous "cloue" un peu sur place dans ces moments-là.

La Whale Cut:

Une fois la météo calmée, nous avons décidé d'emprunter la Whale Cut. C'est un passage maritime connu dans les Abacos, car il est parfois redouté. C’est un point de passage quasi obligé pour les voiliers circulant entre le nord (Spanish Cay, Green Turtle Cay) et le sud (Marsh Harbour, Hope Town) de l'archipel, car un banc de sable peu profond bloque la route directe entre ces deux sections.

Avec un faible tirant d'eau et à marée haute, il est parfois possible de passer par l'intérieur, mais la profondeur est très incertaine puisque les bancs de sable se déplacent avec le mauvais temps. Dans notre cas, nous partions de Man-O-War Cay, plus au sud, pour aller à Green Turtle Cay. Nous avons donc choisi de contourner Whale Cay en passant par le côté Atlantique.

L'enjeu de ce passage survient lorsque de fortes houles de l'Atlantique rencontrent des marées descendantes ou des vents contraires : il se produit alors un phénomène appelé "Whale Cay Rage". Ces "Rages" sont des vagues massives et déferlantes qui se forment dans le passage, rendant l'entrée impraticable, même pour de gros navires. Les navigateurs doivent souvent attendre plusieurs jours que la mer se calme avant de tenter la traversée.

Nous avons attendu quelques jours que la houle diminue, même si les vents restaient présents. C'était soit on passait à ce moment-là, soit on attendait encore une bonne semaine à cause d'un nouveau front. Nous avions sélectionné la "moins pire" des journées : vent dans le sens de la houle et marée montante (courant dans le sens de la houle), ce qui aide à aplanir les vagues.

On se lance. Même si nous étions à la voile depuis le matin, nous avons démarré le moteur pour nous aider à franchir les vagues. Graduellement, on voyait les vagues grossir. C'est à la moitié du chemin, à l'est de Whale Cay, que nous avons rencontré les plus grosses. C'était impressionnant. Heureusement, elles ne déferlaient pas, mais leur hauteur (du creux au sommet) était assez intimidante. En restant bien concentrés pour les prendre sous le bon angle, tout s'est bien passé. En sortant de la passe, nous avons croisé un catamaran qui arrivait en sens inverse. Contrairement à nous, il était face aux vagues et au vent, ce qui le faisait littéralement "jumper" dans les vagues. Très impressionnant à voir !

Nous avons finalement coupé le moteur pour terminer notre navigation vers Green Turtle Cay uniquement à la voile.

Green Turtle Cay:

Encore une fois, un front froid avec des vents forts s'annonce (30 nœuds avec des rafales à 40 nœuds). On nous a recommandé de nous ancrer dans White Sound, une sorte de lagon de vase, petit et peu profond, mais protégé à 360°, situé à l'intérieur de Green Turtle Cay. Pour y accéder, il faut attendre la marée haute pour franchir l'entrée. Une fois à l'intérieur, on est très bien... même si l'eau n'est pas très belle ici ! 🤣

On profite des belles journées avant le front. C’est là qu'on a rencontré Nancy et Sylvain du voilier Fleurette ! On ne se connaissait pas, mais ils suivaient nos aventures sur YouTube depuis le début. Nous avons passé l'après-midi ensemble et ils nous ont même invités au restaurant. On les remercie énormément pour ce bon moment ; avec ces vents incessants, on s'ennuie pas mal de notre famille et le moral était un peu bas. Ça nous a fait un bien immense et nous a motivés à poursuivre la route (quand la météo le voudra bien sûr ! 🤣).

D'ailleur, leur voilier Fleurette est actuellement à vendre. Un super Bayfield 36 1988, voilier hauturier et complètement mis à jour; nouveau moteur, installation électrique refait au complet, etc. et avec son super style des années 80 ! (Boiseries, architecture...) Je vous laisse le lien si ça peut en intéresser quelques-uns: https://www.yachtworld.fr/yacht/1988-bayfield-36-cutter-10097637/

Le front froid : L’une des expériences les plus stressantes de notre voyage.

PS : Nous avons filmé quelques moments que nous mettrons dans une prochaine vidéo YouTube !

Le 8 avril :
On s'ancre comme d'habitude. On met le plus de chaîne possible et on ajoute un "snubber" maison avec des amarres pour amortir les coups de vent. Le vent forcit après le dîner et continue d'augmenter en après-midi, accompagné d'une forte pluie.

À 18h30, bam ! Une rafale à plus de 40 nœuds. Le bateau penche drastiquement. On se regarde, on se demande ce qui se passe. Je (Nathan) regarde par la porte et vois que nous sommes carrément de côté par rapport aux autres bateaux. Au même moment, toutes les alarmes d'ancrage sonnent. On chasse (on dérive), et pas qu'un peu ! Avec le vent, le bateau part littéralement dans le vent. Le problème dans un "sound" comme celui-ci, c'est qu'il n'y a pas beaucoup d'espace pour dériver.

Instinctivement, je démarre le moteur et je mets les gaz. Je réussis de peine et de misère à stabiliser le bateau. Je vois qu'on s'est beaucoup rapprochés du bord (quais et maisons), ce qui me fait paniquer, d'autant plus que je sens que je ne contrôle plus la situation avec ces rafales et l'ancre qui ne prend plus du tout. Je tente de stabiliser le tout pour réfléchir... Une personne nous remarque et sort de son voilier. Je me dis que je n'ai pas le choix : j'appelle de l'aide, la situation est trop risquée. J'appelle sur le canal 16 de la VHF et, heureusement, deux voisins répondent et viennent nous aider très rapidement.

C'était tellement dur de garder le contrôle que je ne pouvais pas lâcher la barre. Je demande aux deux hommes d'aller à l'avant pour remonter l'ancre et tenter de la replanter. Ils y parviennent rapidement. Je remonte au vent le plus possible. On remouille, mais on s'aperçoit qu'on est trop proches d'un autre voilier. On remonte une deuxième fois, on la remet plus loin, et là, ça tient. On attend que tout soit correct avant que nos amis ne retournent à leur bord.

On essaie de reprendre nos esprits. Après 1h30, tout semble bon donc on décide de couper le moteur. Je reste habillé en salopette au cas où. Comble de malheur, vers 22h, sans grosse rafale, on chasse à nouveau. Je n'arrive pas à y croire. Je redémarre le moteur. On voit que l'ancre tient à peine ; en donnant des gaz lors des rafales, on garde notre position, mais c'est extrêmement stressant car il fait noir et il pleut des averses.

Je décide de rappeler nos amis car, à deux (Nathan et Clara), c'est trop dur à gérer. Notre voisin le plus proche revient nous aider. Étant donné que la situation est plus stable, on discute des options. Il finit par me proposer son propre système de mouillage secondaire (une ancre mieux adaptée). J'accepte volontiers. Clara prend la barre, je vais à l'avant avec notre ami. On remonte notre ancre, on avance, on lance la sienne... et ça tient !

Explication :
Nous avons beaucoup appris durant ces évènements. En faisant des recherches, j'ai compris que mon ancre (de type Delta), bien qu'efficace souvent, n'est pas bonne dans la vase fine. La vase colle à l'ancre et, si elle se détache du fond tout en restant collée au métal, l'ancre n'a plus aucune tenue et devient glissante. L'ancre prêtée par notre ami est une Mantus, une technologie plus récente et bien mieux adaptée à ce type de fond. En remontant la Delta, elle était effectivement recouverte d'une couche de vase compacte.

Bref, nous avons passé la nuit à faire des quarts de veille pour être prêts à démarrer le moteur à tout moment, mais tout s'est bien passé avec cette nouvelle ancre. Nous sommes tellement reconnaissants envers nos voisins ; sans eux, je ne sais pas ce que nous aurions fait. D'ailleurs, l'une de nos principal leçons de tout ça c'est d'avoir pris pour acquis que notre ancre tiendrait sans avoir planifié de plan de secours au cas où... À l'heure où j'écris ces lignes, le vent est encore fort et durera jusqu'à demain avant de diminuer légèrement. Donc à suivre, mais pour l'instant, tout va bien et on reste prêt au cas où.

La suite :
On attend que la météo se calme pour enfin traverser des Bahamas vers les États-Unis, possiblement la semaine prochaine. À suivre !

Salut !Vidéo un peu spéciale cette semaine, dont on a eu beaucoup de plaisir à faire.C'est un récapitulatif condensé de ...
04/05/2026

Salut !

Vidéo un peu spéciale cette semaine, dont on a eu beaucoup de plaisir à faire.

C'est un récapitulatif condensé de la moitié du voyage, de Trois-Rivières au Québec à Georgetown dans les Bahamas. ⛵️🏝

Vous verrez facilement tout notre trajet parcouru depuis le début !

Retrouvez les moments forts de notre périple de ces derniers mois, de notre départ de Trois-Rivières le 28 août 2025 jusqu'à notre arrivée à Georgetown, dans...

03/26/2026

Une belle houle lors du levé de soleil de notre dernière navigation🌅⛵️

Quelques photos de notre dernière navigation de Spanish Wells aux Abacos.Nous sommes partie vers 5h00 pm et avons navigu...
03/26/2026

Quelques photos de notre dernière navigation de Spanish Wells aux Abacos.

Nous sommes partie vers 5h00 pm et avons navigué de nuit. Malgré le vent très léger, nous avons réussi à faire de la voile environ 1/3 du trajet. Nous avons eu un super beau lever du soleil et un ancrage très tranquille pour nous reposer.

Une durée total de 15h35 pour 62 milles nautique.

Notre escale au Glass Window Bridge, sur l'île d'Eleuthera : Là où le bleu profond de l'Atlantique et les eaux turquoise...
03/23/2026

Notre escale au Glass Window Bridge, sur l'île d'Eleuthera :

Là où le bleu profond de l'Atlantique et les eaux turquoise de l'Exuma Sound se frôlent sans jamais se confondre, séparés seulement par une ligne rocheuse, où maintenant un pont s'y trouve. En effet, avant que le pont moderne ne soit construit, une arche de pierre naturelle reliait les deux falaises. Elle aurait été détruite par des tempêtes successives dans les années 1900...

Vraiment magnifique comme endroit en ce calme coucher de soleil 🌅🏝

La descente des Exumas !*** Les photos ne sont pas en ordre chronologique ***Depuis notre dernière vraie publication (qu...
03/16/2026

La descente des Exumas !

*** Les photos ne sont pas en ordre chronologique ***

Depuis notre dernière vraie publication (qui datait des vents forts à Norman’s Pond, le 1er février... 🤭), nous avons descendu l'archipel des Exumas en compagnie de nos fidèles compagnons de route : le voilier Explorateur !

Au programme : visite de grottes, snorkeling, pêche et chasse, quelques randonnées, baignades dans des « bubble baths », visite aux fameux cochons sauvages et, bien sûr, beaucoup de navigation !

Nous nous sommes rendus jusqu'à Georgetown où nous avons passé un peu plus d'une semaine, le temps de laisser passer des vents soutenus... Ça n'aura pas été notre semaine préférée, car ça brassait pas mal.

D'ailleurs, c'est à ce moment-là qu'on a commencé un nouveau projet avec Louis-Charles d'Explorateur : un tatouage 😁. J'aime bien (Nathan) me faire tatouer quand je voyage. Je cherche des éléments qui me rappelleront ledit voyage et je trouve un tatoueur ; mais là, ça tombait bien : Louis est tatoueur de métier ! Je lui ai montré mes idées et il a tout de suite embarqué dans le projet. Après une journée de dessin, il m'est revenu avec une esquisse vraiment trop hot ! Le Tir Na Nog naviguant dans une vague déferlante avec, en arrière-plan, les îles des Bahamas et une langouste au premier plan...

Finalement, c'est après être remontés à Lee Stocking Island, à bord même du Tir Na Nog, que Louis m'a tatoué. Que demander de plus ? Je ne peux pas avoir de souvenir plus représentatif qu'un tatouage personnalisé, réalisé à bord de mon propre bateau aux Bahamas, par le capitaine du voilier qui aura partagé plus de la moitié de notre voyage et de nos épreuves... Franchement, merci mille fois à Louis-Charles d'avoir accepté. Tu es un excellent tatoueur et je ne pourrais pas être plus fier de porter ce souvenir créé par toi !

D'un autre côté, cela m'amène à vous raconter le moment que l'on redoutait depuis un petit bout de temps : la séparation de nos chemins avec Explorateur. Je crois que beaucoup de navigateurs passent par là, mais quand on le vit, c'est autre chose. C'est le vendredi 13 mars que ça s'est passé, et je vais reprendre les mots de Louis, car c'est exactement ce que Clara et moi avons ressenti : « On a levé l'ancre hier comme plein d'autres fois avant, en réalisant seulement partiellement qu'une page se tournait réellement et que nos chemins se séparaient pour de bon. » On ne vous le cachera pas, à Clara et moi, ça nous a fait un grand coup, plus que ce qu'on attendait... Je crois que nous n'avions pas réalisé à quel point nous nous étions attachés à eux. Il faut dire que ce voyage est, jusqu'à maintenant, la plus grande aventure de notre vie. Nous sommes partis du Québec dans notre petit voilier de 27 pieds en sachant que ce n'est pas forcément le « voyage dans le Sud » que tout le monde imagine, mais plutôt un périple rempli de défis.

Après les avoir aperçus de loin pour la première fois à Catskill, puis à Norfolk, c'est dans la Dismal Swamp que nous avons officiellement rencontré l'équipage d'Explorateur. Une famille super attachante avec qui nous aurons traversé nos plus grandes épreuves. Ils ont été un véritable soutien pour nous et une source de motivation dans nos moments les plus durs. Bref, je pourrais en parler longtemps, mais mon but est simplement d'exprimer notre gratitude envers eux et le bonheur que nous avons eu à voyager ensemble. Merci Louis-Charles, Heidi, Noé et Émile ! Maintenant, nous devrons nous retrousser les manches pour continuer notre chemin de retour vers le Québec !

Nous avons donc quitté les Exumas le cœur gros, avec une navigation de près de 80 milles nautiques de nuit (une première depuis un sacré bail) pour nous rendre à l'île d'Eleuthera. Notre plan est de remonter l'île pour ensuite aller explorer les Abacos. On vise un départ des Bahamas vers la mi-avril, donc ça va aller vite !

À suivre !

Une nouvelle vidéo est sortie 🎥🏝On arrive dans les Exumas! Notre début ici a été assez mouvementé, avec plusieurs fronts...
03/01/2026

Une nouvelle vidéo est sortie 🎥🏝

On arrive dans les Exumas! Notre début ici a été assez mouvementé, avec plusieurs fronts froids les uns après les autres... On se trouve un trou à ouragan pour passer des vents avec des rafales à 50 noeuds! On passe par Shroud Cay, Normans Cay et Cambridge Cay. On visite deux avions sous l'eau, on fait du snorkeling en masse et on fait une randonnée !

On arrive dans les Exumas! Notre début ici a été assez mouvementé, avec plusieurs fronts froids les uns après les autres... On se trouve un trou à ouragan po...

Address

Charleston, SC
29401, 29403, 29405, 29407, 29409, 29412, 29414, 29424, 29425, 29455, 29492

Website

https://www.noforeignland.com/boat/tirnanog

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